25 juillet 2005

Dreamcatcher

image001Stephen King

Albin Michel

684 pages

Ce livre a été porté à l’écran par Lawrence Kasdan en 2003 sous le titre de L’attrapeur de rêves, il relate l’histoire de quatre amis d’enfance coincés au milieu de la forêt de Derry mise en quarantaine par le débarquement accidentel d’un vaisseau extraterrestre. Ces compagnons (Jonesy, Beaver, Pete, Henry) partagent des pouvoirs extrasensoriels qui leur ont été donnés par Duddits, un retardé mental naturellement doué de ceux-ci et qui leur accordera une force unique dans le combat contre l’E.T. qui s’est accaparé un corps humain afin de repeupler la terre de sa race. Jonesy se retrouvera donc, cet hôte malgré lui et incapable de combattre Mr.Gray (l’extraterrestre) qui a prit possession de son être.

Heureusement pour Jonesy, celui-ci en se réfugiant dans un coin de son esprit, bien terré derrière une porte verrouillée, a réussit à échapper à Mr.Gray qui ne peut alors le détruire. Mais là où Jonesy ne peut combattre, ses souvenirs et ses émotions prendront la relève, car Mr.Gray puisant dans ceux-ci s’humanise peu à peu. Positif ? Négatif ? Cela ne dépend que de Henry et Duddits qui essaient d’aider leur ami à retrouver assez de force pour combattre l’intrus. Toutefois, le trio (car Henry et Duddits sont accompagnés par Owen Underhill, un renégat de l’armée ayant aidé à l’échec de l’extermination des citoyens coincés par la quarantaine) est poursuivie par Kurtz, le dirigeant psychopathe des troupes armées, engagées pour la destruction du vaisseau extraterrestre et de ses rescapés et qui est bien décidé à les rattraper et à leur faire payer l’échec de sa mission.

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Pour ceux qui ont déjà vu le film, vous ne trouverez aucune surprise dans ce livre et en même temps, il y en a beaucoup. Ce que je veux dire par là, c’est que le gros de l’histoire reste pareille même si certaines scènes ont été modifiées ou ajoutées afin d’adapté ce roman purement kingthien à un script cinématographique. C’est du pur américain, cela on peut le dire. Toutefois, on peu toujours s’attacher à ce pauvre Jonesy, boiteux, depuis qu’une saloperie de vieillard lui a bousillé la hanche, mais on ne pleurera pas les morts, car aucun sentimentalisme est permis dans un tel roman, à ce sujet, je jette cette simple remarque : << Bordel qu’y a beaucoup de monde qui crève là-dedans ! >> (c’était à peu près ça, mais dit moins vulgairement). Disons, qu’on ne pleure pas dans ce livre, même le meurtre commis par les quatre amis (auquel je n’ai rien compris, car l’auteur a passé trop rapidement dessus) ne réussit pas à nous toucher.

Mais Stephen King sait nous garder en haleine, car tous ces secrets que les héros ont entre eux ne nous seront révélés qu’au fur et à mesure de la lecture (prenons le RSDD au cinéma ou le AJMM dans le livre, par exemple) ce que le film ne fait pas et c’était la raison pour laquelle j’ai lu ce roman. L’histoire reste classique avec le débarquement d’extraterrestre voulant dominer notre planète, mais qui ne supporte pas le froid (ils auraient du changer d’endroit à la longue) et dont le gouvernement cache l’existence, toutefois les détails qui nous sont fournis par King entourant cette race venue d’ailleurs a capté mon attention et m’a régalée, moi pure maniaque des analyses. Par exemple, l’auteur prend la peine de faire muter le byrum qui est un parasite purement utilitaire et aucunement mortel sur sa planète, mais qui, une fois dans le système d’un être humain, devient un tueur acharné tout en signant son propre arrêt de mort en détruisant son hôte.

J’aimerais souligner aussi que durant toute la lecture de ce roman, j’ai eu l’impression que l’on voulait me rassurer en disant que non, le byrum n’était pas un gros problème, ni même le byrus et pourtant à moi, ça semblait être vraiment quelque chose ! Non, mais le byrum tue deux de ses amis et le héros continue à dire que ce n’est pas leur problème principal, il y a vraiment quelque chose d’étrange ici ! En résumé, il s’agit d’un bon livre sans plus que l’on n’amène pas sur la plage pour se détendre, car il est typique des écrits de King (surtout qu’il était drogué à la morphine au moment de son écriture !) sinueux et emmêlé !

Autres livres de l'auteur :

- Histoire de Lisey (2007)

- Roadmaster (2003)

- Coeurs perdus en Atlantide (1999)

- La petite fille qui aimait Tom Gordon (1999)

- La ligne verte (1996)

- Misery (1987)

- Simetierre (1983)

- Cujo (1981)

- Carrie (1974)

- etc.

Posté par GeishaNellie à 23:04 - Littérature d'horreur - Commentaires [0] - Permalien [#]

dentelle


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