08 août 2005

L'écume des jours

image001Boris Vian

Jean-Jacques Pauvert

215 pages

L’écume des jours est un livre plutôt difficile à résumer, car il appartient beaucoup à l’absurde. C’est un roman que l’on peut facilement rentrer dans la catégorie de la littérature surréaliste. Le surréalisme, pour mettre une parenthèse (il faut tout de même que vous sachiez ce que vous allez lire !), est un mouvement artistique et littéraire dont André Breton a été l’instigateur et qui prônait la création dirigée par l’imaginaire, les rêves et l’écriture automatique. Les principaux artistes de ce mouvement furent Dali, Magritte et Ernst.

Donc, pour revenir à notre sujet, ce roman se déroule dans un monde étrange où la vie n’a pas la même importance qu’ici, où les philosophes sont réprouvés et les cuisiniers considérés comme de grands carriéristes. C’est un monde, il semble, créé par les fantasmes d’un enfant jouant sur les mots et qui aurait rebaptisé un piano bar en pianocktail, celui-ci étant un piano capable de reconstituer les éléments d’une boisson quelconque grâce aux notes que vous jouez et qui sont associées à différents ingrédients (attention aux fausses notes !).

Dans ces temps étranges évoluent Colin et son ami Chick. Colin est un homme riche pouvant jouir de ce plaisir immense qu’est l’oisiveté, sans aucun besoin de travailler. Chick, plus pauvre, est un collectionneur compulsif des oeuvres de Jean-Sol Partre ce qui lui causera de graves soucis d’argent. Voilà que Chick se trouve une blonde, Alise, la nièce de Nicolas, le cuisinier de Colin et ce pauvre milliardaire en est jaloux, il devient dès lors, impérieux pour lui de se trouver lui aussi une compagne. C’est à ce moment que Chloé entre en scène et ils s’épouseront. Malheureusement, durant la lune de miel, la jeune épouse tombe malade et on découvre qu’un nénuphar croît dans un de ses poumons, c’est une tragédie ! Les soins qu’il faudra à Chloé coûtant une fortune, Colin doit se mettre à travailler. Colin est maintenant complètement pauvre et rien ne s’arrange pour Chloé et Chick a lui aussi beaucoup de problèmes. La fin est mélodramatique à souhait et cela pour presque tous les personnages.

Commentaires etoile_105.gifetoile_105.gifetoile_105.gif

Pour dire vrai, ce livre ne m’a fait ni chaud ni froid. C’était un roman léger que l’on peut facilement lire durant les vacances afin de se ménager le cerveau, mais je ne suis pas le genre de lectrice a apprécié de garder mon intelligence en réserve, je l’ai donc lu, car je considérais que la littérature surréaliste devait aussi faire partie de ma culture. Comme je l’ai déjà mentionné, je suis très variée dans mes lectures et je m’en vante ! Donc, ce livre s’est ajouté à tous les autres que j’ai accumulés avec le temps, mais il ne m’a guère laissé d’impression.

Lisez-le, vous pourrez vous en faire votre propre opinion. Quant à moi, j’étais quelque peu mal à l’aise dans ce monde sens dessus dessous et là où j’essayais de trouver une certaine logique, il n’y en avait aucune. Une ancienne amie m’a déjà louangé ce livre en disant que tout était écrit dans un double sens que l’on devait toujours comprendre autre chose que ce qui était dit, par exemple le nénuphar dans le poumon de Chloé n’en est pas un, c’est la mort qui s’insinue en elle. Mais lorsque j’ai lu le mot de l’auteur au début du livre je me suis demandée si en fait, il n’y avait absolument rien à comprendre, il s’est simplement amusé à rendre son histoire tordu au même titre que sa préface. Il serait sûrement fort intéressant de disséquer ce roman et voir en quoi Boris Vian s’est inspiré de la réalité (sa réalité) afin d’écrire L’écume des jours, puisqu’il est évident (pour moi du moins) que l’on peut faire un parallèle comme je l’ai cité déjà entre un piano bar et le fameux pianocktail, ainsi que Jean-Sol Partre avec Jean-Paul Sartre. Sûrement y a-t-il bien d’autres parallèles à faire, mais je laisse cela à des grands fans de l’œuvre de Vian, je n’en ai pas la patience. En entendant que ces amateurs de la littérature surréaliste me donne la réponse tout cru dans la bouche, puisque je n’ai pas la force de creuser plus loin ma lecture, moi je me régalerai d’autres romans, voir de centaines de romans. Après tout, je suis là pour ça, lire et cela me convient parfaitement, l’analyse je la ferai dans mes cours de littérature ou je la laisserai à d’autre. Merci bien de nourrir l’esprit paresseux de lecteurs comme moi.

Autres livres de l'auteur :

- Le loup-garou (1970)

- L'arrache-coeur (1953)

- L'herbe rouge (1950)

- Les fourmis (1949)

- L'automne à Pékin (1947)

- etc.

Posté par GeishaNellie à 10:42 - Littérature française - Commentaires [0] - Permalien [#]

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