13 mars 2006

Le meilleur des mondes

image001Aldous Huxley

Plon

433 pages

Le meilleur des mondes raconte l’histoire d’une société où le seul but dans la vie est le bonheur et pour atteindre celui-ci, la population a dut sacrifier son individualité, maintenant tout le monde appartient à tout le monde, aucun sentimentalisme n’est permis, la procréation n’existe plus et les enfants naissent maintenant dans des flacons avec leur vie déjà écrite, ils seront des sous-hommes, destinés à la servitude d’un travail stupide et misérable ou bien, les futurs dirigeants de cette société qui, tout en ayant droit à une plus grande liberté de penser, doivent tout de même se conformer à ce monde qu’ils vont représenter.

Toutefois, rien n’est parfait et des erreurs subsistent même dans ce monde, Bernard Marx en est une, né beaucoup trop petit pour la caste à laquelle il appartient (plus vous êtres haut dans les castes, plus vous êtes grand physiquement), sa différence l’a mené à la conscience de son individualité, il cherche constamment sa place dans ce monde auquel il désire ardemment appartenir, mais il est incapable de penser comme la masse. D’un autre côté, il y a Lénina Crowne, jeune femme magnifique complètement attachée aux convenances et qui est grandement désirée par Bernard, celui-ci va l’inviter dans une Réserve à Sauvages et le goût de l’aventure la poussera à accepter et cela malgré l’étrangeté de son nouvel amant. Dans cette réserve ils rencontreront Linda, l’ancienne maîtresse du patron de Bernard et Lénina, soit le Directeur du centre d’Incubation et de Conditionnement qui s’était perdu dans cet endroit il y a plus de dix ans. Ils rencontreront aussi John, le fils de Linda et décideront de le ramener, lui et sa mère, à la civilisation, afin de faire une expérience.

Alors que Bernard profite beaucoup de l’arrivée de John dans son cercle social, celui que l’on appelle maintenant le << Sauvage >> est complètement bouleversé de découvrir ce monde que sa mère lui décrivait avec tant d’amour, mais qui est pour lui un endroit où toutes les castes souffrent de l’avilissement qu’on leur impose. John complètement désespéré, essaiera tout d’abord de donner le goût de la liberté à ceux qu’il rencontrera, mais bien vite il comprendra qu’il n’y a rien à faire et c’est son âme qu’il devra protéger de l’influence néfaste de cette société. Malheureusement, John est désormais devenu une nouvelle attraction, le dernier bouffon de ce monde et pour résister à la luxure et tous autres péchés auxquels s’adonnent quotidiennement cette populasse, il devra se retirer et s’isoler d’eux, mais rien n’est facile même dans le meilleur des mondes.

Commentaires etoile_105.gifetoile_105.gifetoile_105.gif

J’ai lu Le meilleur des mondes dans le cadre de mon cours de français cela m’a donc mise dans une disposition d’esprit bien particulière, mais j’avais déjà désiré auparavant lire ce livre pour mon propre plaisir et je ne l’ai pas fait, heureusement. Effectivement, je me serais sentie sûrement très lâche d’abandonner ce livre avant la fin, mais c’est ce qui serait arrivé parce que jamais je n’aurais pu tenir le coup. Au tout début, lorsque j’ai lu le prologue je me suis dit que j’allais adorer, que Aldous Huxley écrivait merveilleusement bien, mais une fois rendu dans le livre s’était autre chose. Assurément, jamais lui ou même Bradbury ne pourront décrire un gouvernement totalitaire avec autant de talent que George Orwell.

En fait, j’avais l’impression que tout cela manquait de profondeur, c’est un peu comme si je lisais quelque chose sans vraiment pouvoir pénétrer dans l’histoire parce qu’on ne me faisait pas véritablement aimer les personnages, je ne les connaissais pas assez ou bien ils m’étaient trop différents. Peut-être est-ce aussi parce que dans ce genre de monde, il n’y a plus de profondeur, les gens ne sont plus d’habiles penseurs parce que penser est maintenant révolu, c’est l’action le plus important. Toutefois, peut-être Aldous Huxley a-t-il compris cela, un livre entier avec comme seul personnage Lénina et Bernard aurait été une attaque de cerveau (pas pire celle-là, hein), alors il a ajouté John. Ah, très cher John comme j’ai aimé tes citations de Shakespeare (bon, Huxley a pas été le chercher loin, mais quand même) qui m’ont valu de ne pas m’emmerder jusqu’à la fin et lorsque tu te bats pour libérer les travailleurs du soma ou que tu traumatises les pauvres enfants alors que ta mère agonise, quelle orgasme dans une telle littérature léthargique (heuu … est-ce qu’on me comprend là ?). Toutefois, on retrouve une certaine qualité d'écriture que dans le prologue et à la toute fin du livre, il ne manquait donc qu’à rédiger le restant du livre dans la même forme. En bref, si vous n’êtes pas trop difficile en littérature, vous pouvez bien le lire, sinon ben vous pouvez toujours applaudir l’imagination de l’auteur.

Autres livres de l'auteur :

- L'île (1962)

- Retour au meilleur des mondes (1958)

- Le génie et la déesse (1955)

- Les diables de Loudun (1952)

- L'art de voir (1942)

- La fin et les moyens (1937)

- Jaune de crome (1921)

- etc.

Posté par GeishaNellie à 02:47 - Littérature de science-fiction - Commentaires [2] - Permalien [#]

dentelle


Commentaires sur Le meilleur des mondes

    Je n'ai jamais vu le film mais j'ai beaucoup apprécié le livre !

    Je trouve ça flippant d'imaginer qu'on aurait pu être comme ça, ou que des générations futures puissent le devenir...

    Comme quoi la perfection n'a pas toujours que du bon ! En tout cas c'est un livre qui nous fait réfléchir !

    Posté par Luna, 25 juin 2011 à 02:42 | | Répondre
  • @Luna : À toujours chercher le bonheur aujourd'hui il se pourrait que demain soit ainsi. En tout cas, il y a un profond désiquilibre en ce moment qu'il faudra régler si l'on ne veut pas basculer, à mon avis.

    Posté par GeishaNellie, 25 juin 2011 à 11:45 | | Répondre
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