28 octobre 2006

Les chroniques abyssiniennes

image001Moses Isegawa

Albin Michel

694 pages

Les chroniques abyssiniennes est le premier roman de l’auteur ougandais Moses Isegawa, cela raconte la vie d’un jeune africain Mugezi. Très loin de notre cher Amérique du Nord, l’Ouganda est un pays qui est ravagé par la guerre et les incessants changements de gouvernement et alors même que la plupart des habitants ont de la misère à survivre aux massacres, à la corruption et à la misère, Mugezi doit aussi vivre le déplaisir d’une mère appelée par certaine << celle qui frappe sur ses enfants comme s’ils étaient des tambours >>, c’est tout dire ! Mugezi est toutefois un garçon résistant qui saura utilisé les talents que lui a offert la nature, il est en fait à l’image même de sa famille et de tous les Ougandais : il est ambitieux et rusé. Malgré plusieurs évènements qui le bouleverseront, Mugezi a non seulement ses rêves bien ancrés en lui, mais il a aussi la force et le désir de les réaliser, il ne se laissera jamais abattre et là où nous tomberions accablés de la plus forte dépression, lui continue. Ce roman est donc une ode à l’amour de la vie et à la force que l’être humain possède afin de survivre.

Commentaires emoticons coeur

Il s’agit d’un livre qui vaut son pesant d’or ça je vous le dit ! Si je n’ai fait qu’effleurer un tout petit peu l’histoire qui se déroule dans le livre c’est qu’il s’agit de l’histoire de toute une vie et je ne crois pas que cela puisse se résumer, mais si vous trouvez que ce que j’en ai dit est un peu maigre et que cela ne vous donne pas l’eau à la bouche, ne rejetez surtout pas le livre !! Aller sur d’autres sites, faîtes n’importe quoi pour vous convaincre de le lire, mais lisez le bordel !!

Tous ces massacres, toutes les horreurs que nous décrit Isegawa ne sont pas seulement sujet à nous dépayser, mais aussi à nous questionner sur la nature même de l’être humain et l’auteur nous assure que si la corruption existe dans les pays d’Afrique, elle n’est pas absente dans ceux de l’Europe. Il est tellement bouleversant de voir tous les bains de sang que l’Ouganda a dut vivre et alors même qu’un gouvernement s’est semble-t-il installé afin de stabiliser l’économie et de faire cesser toute l’insécurité qui règne dans le pays, la nature n’en a pas fini avec les Africains, voilà une épidémie de SIDA qui apparaît. Donc, si après la lecture de ce roman vous ne vous sentez pas un tout petit peu coupable de baigner dans votre luxe et de vous foutre des autres pays, ben vous n’êtes pas normal, je ne pense pas que l’on puisse finir ce livre sans se questionner un peu. Quoiqu’il en soit, qu’importe ce que je puis dire rien ne pourra vous décrire l’exquis talent de cet auteur, il écrit véritablement très bien et heureusement, depuis 2003 il a écrit un nouveau livre, il est à prévoir que je le lise bientôt.

Autres livres de l'auteur :

- La fosse aux serpents (1999)

Posté par GeishaNellie à 16:31 - Littérature africaine - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

dentelle


Commentaires sur Les chroniques abyssiniennes

Nouveau commentaire