14 avril 2007

L'insoutenable légèreté de l'être

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Gallimard

475 pages

Tomas était habitué depuis un certains temps de passer de maîtresses en maîtresses sans jamais dormir avec elles, sans jamais désiré autre chose que le sexe. Il en est ainsi depuis qu’il a divorcé de sa femme et que, s’étant vu refusé à plusieurs reprise le droit qu’il possédait de voir son fils, il a décidé de ne plus jamais voir ni l’une ni l’autre et en se brouillant avec eux, il s’est aussi brouillé avec ses parents qui se sont jurés de ne plus jamais revoir un père si indigne.

Mais voilà que soudainement arrive dans sa vie Tereza qui ne le quittera plus jamais à partir du moment où il passera une nuit complète à ses côtés. Et pourtant, malgré l’amour que Tomas ressent pour Tereza, malgré l’amour de Tereza pour Tomas, celui-ci ne peut s’empêcher d’accumuler les conquêtes et les histoires de sexe, car jamais le sexe n’aurait dut être mêlé avec l’amour, après tout. Au milieu de cette histoire, il y en de multiples autres, il y a celle de Sabina, ancienne maîtresse de Tomas, de Franz tombé follement amoureux de Sabina, de Marie-Claude et Marie-Anne respectivement ex-femme et fille de Franz, du fils de Tomas, de Karénine chien fidèle de Tomas et Tereza dont le sourire troublant l’accompagnera jusqu’à la mort, mais aussi et surtout l’histoire d’un pays tourmenté par l’occupation russe soit la Tchécoslovaquie.

Commentaires etoile_105.gifetoile_105.gifetoile_105.gif

L’insoutenable légèreté de l’être est un livre plutôt étrange il est considéré comme un roman et pourtant il a beaucoup de l’essai. En fait, la partie romanesque, soit la vie de Tomas et Tereza est peu intéressante à mon avis, car il s’agit là d’une histoire qui ressemble à bien d’autres, l’on dirait même que à quelque part Kundera lekundera_milanx voulait ainsi, car ce n’est pas l’histoire qui est importante mais ce qu’il a essayé de nous faire comprendre avec elle. En fait, c’est de la vie qu’il nous parle, du début à la fin c’est de la vie et de l’être humain. Et pour ceux qui, comme moi, on un peu de la misère a tout intégré ce que Kundera a tenté de nous dire, il a un essai à la fin du roman, mais je n’y ai pas compris grand-chose, peut-être seulement les grandes lignes et c’est tout. Je suggère donc à tous ceux qui veulent entamé ce livre de le commencer avec l’idée en tête que ce n’est pas un simple roman bien basic mais qu’il cache beaucoup plus et d’essayer de le saisir au vol, car ce n’est pas l’essai à la fin qui va vous aider lol !!

Extraits :

<< Si la maternité est le Sacrifice même, être fille c'est la Faute que rien ne pourra jamais racheter. >> p.70

<< Mais pourquoi avons-nous le vertige sur un belvédère pourvu d'un solide garde-fou ? Le vertige, c'est autre chose que la peur de tomber. C'est la voix du vide au-dessous de nous qui nous attire et nous envoûte, le désir de chute dont nous nous défendons ensuite avec effroi. >> p.93

Autres livres de l'auteur :

- L'ignorance (2003)

- L'identité (1997)

- La lenteur (1995)

- L'immortalité (1990)

- Le livre du rire et de l'oubli (1978)

- La valse aux adieux (1976)

- La vie est ailleurs (1973)

- Risibles amours (1968)

- La plaisanterie (1967)

Posté par GeishaNellie à 18:17 - Littérature de l'Europe Centrale - Commentaires [0] - Permalien [#]

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