26 décembre 2007

Café Paraìso

caf__paraiso__pochette_Monica Ali

Belfond

308 pages





Ce roman nous apparaît un peu sous la forme d'un recueil de nouvelles, car il regroupe les histoires de plusieurs protagonistes ayant comme point commun le village portugais de Mamarrosa où ils vivent, où ils se sont exilés, où ils visitent ou bien, qu'ils quittent ou qu'ils retrouvent. Plusieurs des personnages se rencontreront dans le café de Vasco où ils se lieront d'amitié ou de haine.

Ainsi, on peut suivre un moment dans la vie de nombreuses personnes comme João un vieil homme qui vient tout juste de perdre un de ses plus anciens amis, Rui qui s’est suicidé ou bien les Potts, qui se sont exilés d’Angleterre, famille troublée possédant une réputation plus que sombre et pourtant étroitement liée. À Mamarrosa, il y a aussi l’écrivain anglais Stanton qui s’est retrouvé au Portugal à la recherche de sa muse perdue ou bien la jeune Teresa, partagée entre ses responsabilités au sein de sa famille et son ardent désir de quitter pour l’Angleterre. Bien entendu, il y a aussi Vasco qui, derrière le comptoir de son café, rêve de son passé en Amérique.

Plusieurs vies parallèles et pourtant, qui on comme destin de s’entrecroiser et d’influer l’une sur l’autre.

Commentaires emoticons coeur

Dans les commentaires du livre La mer de John Banville, j'ai écrit que se devait être moi qui c'est temps-ci ne sait pas apprécier aucun livre sauf les pièces de théâtre et la SF et bien ... effacez ce que j'ai dit ! Ce livre était véritablement excellent ! Je l'ai vraiment apprécié malgré un départ assez lent qui ne m'a plus donné le goût de le lire (soit l'histoire de João), mais juste après l'on tombe sur Stanton l'écrivain anglais et vous allez voir, si vous le lisez (chose que je vous conseille) qu'il va aller extrêmement loin pour retrouver son inspiration !

C'est étrange, mais dans un petit village comme Mamarrosa (imaginaire en passant) on s'attend à ce que tout soit simple et pourtant, c'est loin d'être le cas ! Au début, on se dit que c'est les gens comme les Potts, Stanton ou les autres couples que l'on rencontre au fil du roman et qui ne sont pas originaires de ce village qui amènent tellement de complications. Comme s'ils s'exilaient pour fuir leurs problèmes, mais que ceux-ci les suivaient. Pourtant, rien n'est simple même pour les habitants du petit village et des problèmes, en fin de compte, tout le monde en a.

Le dernier chapitre, est un peu un ramassis de toutes les histoires réunies ensembles, là il n'y a pas de protagonistes et plusieurs, à la fois. On voit aussi arriver Marco qui avait quitté le village depuis des années et qui, s'enfermant dans son mutisme, fait naître autour de lui des rumeurs incroyables ! Je dois avouer, qu'il s'agissait de mon personnage préféré, donc le roman s'est merveilleusement bien conclu, à mon goût du moins. Il est à prévoir que je lise l'autre roman de Monica Ali dans un avenir proche.

Autres livres de l'auteur

- Sept mers et treize rivières (2003)

Posté par GeishaNellie à 16:25 - Littérature anglaise - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :

dentelle


Commentaires sur Café Paraìso

  • L'inverse d'un coup de coeur pour moi ! Disons plutôt que j'attendais autre chose et que le décalage entre mes attentes et la réalité du livre était trop important pour que je l'apprécie cette fois...

    Posté par Miss Alfie, 06 mai 2009 à 07:37 | | Répondre
  • @ Miss Alfie : Bien dommage, car ce roman m'a séduite, c'est triste que tu ne l'ai pas aimé, mais bon ce n'est pas grave.

    Posté par Geisha Nellie, 02 juin 2009 à 20:09 | | Répondre
Nouveau commentaire