06 août 2008

Les rescapés du Styx

les_rescap_s_du_styx__pochette_Jane Urquhart (1949-)

Édition Fides

412 pages

2007

Jérome, jeune artiste, découvre flottant sur un morceau de glace un homme mort gelé. Cet homme souffrant d'alzeihmer est Andrew l'amant de Sylvia qui va bientôt abandonné tout ce qu'elle a et défié sa supposé maladie pour rencontrer le jeune homme. S'ensuit de longues conversations sur la vie de l'un et l'autre et naît une amitié fort particulière entre les deux. La vieille dame va même prêter à Jérome les carnets d'Andrew racontant l'histoire de sa famille qui possédait une grande fabrique de bateau, mais dont les rêves de grandeur les détruiront génération après génération, laissant derrière eux le paysage maintenant dévasté de l'île dont ils sont pourtant amoureux. Effectivement, autour de tout cela, il y a cet amour incroyable que l'humain peut ressentir face à la beauté de la nature. Est-ce l'île qui sépare l'eau ou l'eau qui coupe la terre ?

Commentaires etoile_105.gifetoile_105.gifetoile_105.gifetoile_105.gif

Je sais, je sais, lorsque j'ai commencé la lecture de ce roman, j'étais complètement désespéré de l'aimer un jour. Je me disais << encore un autre que je n'aimerai pas >>, mais non, car si l'histoire entre Jérome et Sylvia n'est pas du tout de mon genre, car je ne peux comprendre la raison qui pousse une femme à aller rencontrer l'homme qui a trouver le corps gelé de son amant, mais une bonne partie du roman ma plut.urquhart Effectivement, l'histoire de la famille d'Andrew m'a vraiment séduite, le temps qui passe qui fait vieillir les personnages, leur entreprise, la nature autour d'eux, les rêves qui échouent ou se réalise, les décès, les naissances, tristesse et joie voilà ce qui me plaît. Le temps tout simplement. Le sable qui s'écoule lentement. Tout cela rehaussé par la merveilleuse écriture de Jane Urquhart qui sait vraiment nous faire pénétrer dans le monde de l'île, qui sait autant nous faire aimer le vent dans les arbres, que le craquement d'un rouleau de parchemin qu'on déplie et même les bifurcations que le coeur peut prendre. Jane Urquhart a vraiment une main pour décrire l'amour des choses qu'elle soit petite ou aussi énorme qu'une maison et c'est pour cela qu'elle a bien finie par me séduire, en fait moi et des lecteurs partout dans le monde. 

Extrait :

<< Ensuite, la forge déserte menaça de succomber aux vents hurlants de janvier et à une charge de neige inhabituelle, et Annabelle vit que l'arthrite de son père avait empiré, et qu'il lui était donc très difficile de se tenir droit. Lorsque le splendide et gigantesque bâtiment où les bateaux avaient vu le jour fut éventré par une bourrasque de mars, et que les poutres de son plafond voûté se trouvèrent éparpillées comme les ossements d'un immense animal disparu, Annabelle sut que son père ne tarderait pas à s'effondrer, lui aussi. >> p.253

Autres livres de l'auteur :

- Les amants de pierre (2006)
- Niagara (2005)
- Les petites fleurs de Madame de Montespan (2000)
- Le peintre du lac (1998)
- La foudre et le sable (1997)

Lu dans le cadre du Challenge ABC 2008

Posté par GeishaNellie à 08:41 - Littérature canadienne - Commentaires [0] - Permalien [#]
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