31 juillet 2009
Sept jours pour une éternité ...
Éditions Robert Laffont
281 pages
2003
Zofia est l'ange auquel Dieu a donné LA mission de toutes les missions. Tout ce joue en 7 jours. Une semaine où les envoyés de Dieu et du Diable devront oeuvrés pour le bien et le mal afin que le débat entre les deux parties prenne fin et que l'humanité décide enfin de quel côté se ranger. Lucas, lui, est le démon envoyé par Lucifer afin d'exécuter un plan machiavélique : séparer les associés d'une grande compagnie immobilière afin de faire s'effondrer l'économie mondiale. Mais sur son chemin il rencontre la magnifique et si tendre Zofia qu'il essaie tant bien que mal de séduire jusqu'à ce que naît entre eux un si puissant amour que tout d'un coup leur mission pour le destin de l'humanité devient un simple détail. Mais était-ce prévu par Dieu ou le Diable ?
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Pour l'été j'avais le désir de me choisir une lecture assez légère et ce livre m'attendait dans ma PAL depuis déjà un sacré bout de temps si bien que j'en étais désespéré et que je me disais que jamais
je ne le lirais, que ce n'était pas mon genre de livre. Oui, certes ce n'est pas mon genre de livre, mais malgré tout je l'ai lu avec bonne grâce et sans m'ennuyer. En vérité, je trouve que l'idée n'était pas très originale avec le combat incessant entre le bien et le mal (et ce aucunement camouflé) mais l'histoire me rappelait un peu ma série tant adorée de Serguei Loukianenko, alors cela a très bien passé malgré tout :). Donc, rien de bien original, mais qui se lit bien et ce avec le sourire aux lèvres. On s'attache même à la petite Zofia qui fait des pieds et des mains pour améliorer le sort de quelques personnes à qui elle s'est attachée. Sera-t-il mon dernier Marc Lévy ? Tout à parier que oui, malgré mes bons commentaires.
26 juillet 2009
Dune 1
Lu dans le cadre du Blog-O-Trésor.
Éditions Robert Laffont
348 pages
2009
Lorsque le duc Leto Atréides se voit offrir en fief la planète Dune, celle qui donna la richesse à ses ennemis jurés, les Harkonnens grâce à la vente de l'épice, il sait parfaitement que ce n'est qu'un piège. Que la mort attend le duc sur cette planète de sable, tous le savent, même Paul son fils et Dame Jessica, sa concubine, mais il ne peut refuser. Au même titre que Paul ne peut refuser son destin qui semble être lié au Bene Gesserit et à la prophétie du Kwisatz Haderach : le mâle Bene Gesserit. Toutefois, sur Dune tous semblent prendre Paul et dame Jessica pour les acteurs principaux d'une étrange prophétie ancienne. Mais qu'elle vérité est cachée derrière cette fameuse épice, les vers de sable redoutable et les Fremens, ces guerriers cachés au fond du désert ?![]()
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Voilà un livre que je me jurais de lire un jour et encore une fois, le Blog-O-Trésor m'a permis de réaliser ce désir. En fait, j'avais déjà écouté le film adapté de ce livre et je savais bien que cette lecture ne serait pas si aisée car si l'on doit écouter un film trois fois pour comprendre quelque chose, à quoi
s'attendre d'un livre ! Alors oui, j'étais un peu perdue au début du livre tout les mots étranges que l'auteur utilisait je ne pouvais les déchiffrer car le lexique est dans le tome 2 que je n'ai pas encore acheté !!!! Mais bon, passé mes premiers chapitres, j'ai fini par suivre le beat et par comprendre petit à petit, ainsi qu'à véritablement apprécier ce livre. Ah oui, assurément il n'est pas pour tout le monde, il est rebutant par sa complexité, mais lorsque l'on s'aide un peu avec un site Internet bien choisi (voir : http://duniverse.free.fr/accueil.htm) tout va mieux et on peut jouir de notre lecture.
Ce qui m'a le plus étonné c'est de voir qu'en fait, tout le long du livre on ne parle que de l'attentat qui sera perpétré contre le duc et il ne se passe pas grand chose ! On sait dès le début qu'il sera tué, on sait qui va le faire, on sait même ce qui va arriver ou presque à Paul et à Jessica et pourtant, l'auteur nous accroche malgré tout. Moi qui m'attendais que l'attentat se fasse à la toute fin, il arrive au trois quart du livre et ce qui suit après nous dévoile l'idée diabolique que Paul a élaboré pour sa vendetta et encore une fois, on est accroché ! C'est sûr, je me procure le tome 2 que j'avais gardé en réserve au cas où je n'aimerais pas. Assurément, cette lecture n'étais pas un mauvais choix !
15 juillet 2009
Polyeucte
Éditions Gallimard
1996
197 pages
Comme il est bien difficile de faire le résumé d'une pièce de théâtre, je cède donc ma place aux paroles de Pierre Corneille sur son œuvre :
<< Polyeucte vivait en l'année 250, sous l'empereur Décius. Il était Arménien, amie de Néarque, et gendre de Félix, qui avait la commission de l'empereur pour faire exécuter ses édits contre les chrétiens. Cet ami l'ayant résolu à se faire chrétien, il déchira ces édits qu'on publiait, arracha les idoles des mains de ceux qui les portaient sur les autels pour les adorer, les brisa contre terre, résista aux larmes de sa femme Pauline, que Félix employa auprès de lui pour le ramener à leur culte, et perdit la vie par l'ordre de son beau-père, sans autre baptême que celui de son sang. >> ![]()
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Je crois bien que les pièces de théâtre anciennes ne me font plus le même effet qu'autrefois, car
celle-ci, malgré sa poésie de grande qualité, m'a laissé de glace. Il est vrai qu'à cette époque les oeuvres étaient rigides, il était plutôt impossible de sortir des limites défendues. Ainsi, je me suis lassée de cette religion omniprésente, de ce trio amoureux (bon Dieu, il y a toujours un trio amoureux !!), mais pire ! En vérité, il ne se passe pas grand chose dans cette pièce à mon avis, car tout tourne autour du changement de religion de Polyeucte et de sa mort future. On sait qu'il va mourir, mais cela prend un acte complet avant que ce ne soit accompli et tout cela pour finir ... que tout le monde devient chrétien. Changer si facilement de religion ce n'est pas être un très grand dévot !
En bref, je crois vraiment que je vais faire un retour sur les pièces de théâtre modernes. Si vous avez des suggestions ne vous gênez pas. Et qui sait, je retrouverai peut-être ma passion d'antan.
12 juillet 2009
Entre les lignes : Le pouvoir des Livres
Été 2009
Dossier :
LE POUVOIR DES LIVRES Quand la fiction transforme la réalité
Il est intéressant de voir jusqu'où un lecteur peut se rendre pour se rapprocher de l'auteur qu'il aime. Il est aussi bien étrange de voir à quel point un livre peut changer la vie de quelqu'un.
Auteur à l'honneur : Michel David
Entrevue éclair : Douglas Kennedy
Lieux du lire et de l'écrire : la biblio. de Geneviève Guérard
Artiste invité : Marie Tifo
Nouveautés intéressantes : Tarmac de Nicolas Dickner, Le pigeon voyageur de Meir Shalev, Le marais : Allégorie d'une existence partielle de Richard Dallaire, Morlante de Stéphane Dompierre et Raphaëlle en miettes de Diane Labrecque.
11 juillet 2009
Zut, on a encore oublié madame Freud
Éditions Jean-Claude Lattès
251 pages
1985
L'auteure Françoise Xenakis essaie dans ce recueil de nouvelles, si je puis l'appeler ainsi, de nous faire découvrir la vérité sur les existences de femmes ayant embrassées une vie de soumission totale face à leurs époux créateurs. C'est de là que vient le titre : Zut, on a encore oublié madame Freud ... car derrière l'existence de grands hommes, il y avait aussi, tassée dans l'ombre, celle de leur femme, ce que nous ignorons. Bien entendu, nombre créateurs n'ont pas pris épouses, mais l'écrivaine a réussi malgré tout à dépêcher quelques histoires. Ainsi, nous découvrons l'existence de Martha Bernays, épouse de Freud, aussi fine psychologue que lui. Celle de Xanthippe, jeune fille dont l'énergie turbulente fût soumise au bon vouloir de son mari homosexuel, Socrate. Celle d'Adèle Foucher (la plus connue de toutes les femmes de créateurs, selon moi) qui dût supporter la présence de maintes et maintes maîtresses au côté de son époux Victor Hugo. Celle de la baronne Jenny Von Westphalen qui de toutes, fût sûrement celle qui souffrit le plus de l'égoïsme de l'homme à qui elle se lia, Karl Marx. Finalement, celle d'Alma Schlinder qui, avant de s'offrir comme maîtresse à Kokoschka, fût unie à Gustav Mahler qui lui interdit à jamais sa passion, celle de composer de la musique.
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J'ai acheté ce livre dans l'intention de l'utiliser pour mon Challenge ABC 2008 que je n'ai jamais fini et celui-ci risquait bien de moisir dans ma PAL jusqu'à la fin des jours tellement sa pochette ne m'inspirait pas vraiment et après tout, en quoi m'intéressais-je à Freud ou même à sa femme ?? Cela
aurait été une des plus graves erreurs de ma vie que de le laisser s'empoussiérer plus longtemps ! Mon âme de féministe acharnée a été incroyablement touchée par ces histoires qui sont plus que bouleversantes. J'ignore si l'écrivaine a voulut faire naître en ses lecteurs ce type d'émotion, mais j'ai été profondément choqué (d'où mes étoiles fâchées), outragé et rajoutez-en des synonymes !! Ce livre est si excellent, si original (qui aurait pensé à nous présenter ainsi la vie des femmes à part, bien entendu, Marek Halter avec sa Bible au féminin ) ! Il dérange ! Il vient nous chercher dans nos plus profondes convictions de voir ainsi des femmes s'abandonner à un amour qui ne les fait en rien grandir, mais plutôt les opprime, les écrase. Le pire là-dedans c'est qu'elles le savent, mais elles acceptent de se sacrifier au nom de quelque chose de plus grand : le génie de leurs maris !! En fait, seule la femme de Freud semble vivre une histoire assez paisible et semble véritablement influencée la vie et la pensée de son époux. Les autres créateurs utilisent la force vitale de leurs épouses comme des parasites en s'assurant grâce à elles, qu'aucun des petits tracas de la vie ordinaire ne viendra les bouleverser.
Oui, je suis bien consciente que l'auteure nous prévient au tout début qu'elle a largement brodé dans ses histoires. Qu'il ne s'agit en rien d'un roman historique, que tout n'est sûrement pas véridique, mais tant pis ! Tout cela m'a tellement touché !
Extrait de l'oeuvre :
<< .. Mais dites-moi tous vos maris sont horribles ! >>
Non mais j'ai délibérément choisi des hommes qui ont sacrifié le plus souvent leur propre vie et donc aussi celle de leurs proches à leurs oeuvres et suis arrivée, c'est vrai, à la conclusion que peut-être bien qu'un authentique génie est condamné à la non-vie ou encore que la vie telle que nous vivants mortels l'entendons n'est pas pour lui. >> p.10
08 juillet 2009
Gatsby le Magnifique
Éditions Grasset
282 pages
1996
Nick part habiter à West Egg afin d'apprendre le métier d'agent de change. Il s'y loue une maison voisine de celle, fort luxueuse d'un certain Monsieur Gatsby. Homme mystérieux, Gatsby ouvre pourtant ses portes de façon régulière afin d'accueillir un grand nombre d'invité qui, pour la plupart, ignore même jusqu'à son apparence, mais qui sont attirés par son argent comme des mouches sur du miel. Nick est l'un des rares qui pourra pénétré le cercle secret de ce voisin fort distant et il tombe vite sous son charme. Sa grande amitié pour Gatsby le mènera à mettre à jour plusieurs de ses mystères dont celui d'un grand amour qui ne se serait jamais éteint.
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Gatsby le magnifique était un livre dont j'avais beaucoup entendu parler, spécialement dans l'un des romans de John Irving ce qui m'avait inspiré un désir hardent à le lire ce dont m'a donné l'occasion le défi blog-o-trésor. Tout le monde semblait voir là un des plus grands chef d'oeuvre de la littérature
américaine et je m'y attendais aussi puisque ma première expérience avec les suggestions du blog-o-trésor m'avait donné à y croire. Toutefois, je dois avouer ne pas avoir été happée par ma lecture. J'avais toute les misères du monde à suivre les pages, car le personnage principal, Gatsby, était à mes yeux, inconsistant. Encore maintenant je serais incapable de lui donner un visage ou même un caractère précis. Il est grand amoureux, mais ne semble pas un passionné autrement. Il est grandement aimé par Nick, mais je ne vois pas en quoi il l'ai mérité. Malgré tout, la fin est touchante et plus solide et vivante que toutes les autres parties du roman.
Je dois avouer avoir eu un faible plus marqué pour les pages suivant le roman. Dans cette édition, quelques-unes sont réservées à la correspondance entre l'auteur et un des directeurs littéraires de la maison d'édition le publiant à l'époque. Ces quelques lignes témoignent beaucoup du caractère de Fitzgerald, mais surtout des étapes de la création à la publication d'un livre, ce que j'ai grandement apprécié.





































