20 août 2009
Dune 2
- Autre lecture : Dune 1
Éditions Robert Laffont
2008
571 pages
Paul Atréides n'est pas mort dans les sables du désert d'Arrakis contrairement à ce que crois les Harkonnens, il s'est plutôt lié aux Fremens dont il est devenu l'un d'entre-eux. En fait, ce qu'ignore les dirigeants oppressant le peuple de Dune c'est que le messie dont parle tous les Fremens, le fameux Muad'Dib est en réalité, Paul Atréides celui à qui revient le gouvernement de Caladan et le fief d'Arrakis. Mais les années on passées et désormais Paul Muad`Dib aussi nommé Usul par les Fremens, réclame vengeance et c'est la place de l'empereur Padishah qu'il vise et ce avec l'aide de sa mère devenue Révérende Mère des Fremens, de sa petite soeur Alia aux pouvoirs étranges, de sa maîtresse Chani et de ses fidèles Fedaykins.
![]()
![]()
![]()
En commençant la lecture de cette série je savais déjà qu'elle serait ardue (spécialement quand tu n'as pas le lexique pour le tome 1 :P), mais ce que j'ignorais c'est la raison de cela. Ce qui rend la lecture de Dune si difficile c'est la même raison que celle pour la saga du Seigneur des Anneaux : la richesse
et donc, la complexité du monde créé par l'auteur et dans lequel évolue le héros. C'est véritablement dans le tome 2 de Dune que l'on se retrouve enfin dans cette culture fremen et dans toutes les autres, ainsi que dans ce vocabulaire foisonnant que Herbert a élaboré. Ainsi, si j'aimais bien cette saga je ne l'adorais pas lorsque j'ai fini le premier tome, mais maintenant je désire ardemment poursuivre avec les autres livres ! Car si la fin du deuxième tome nous a révélé une bonne partie du plan de Muad'Dib il reste encore tellement à réaliser et donc, à lire !! Et tellement à comprendre ! À ce propos, j'ai beaucoup appréciée les appendices écrites par l'auteur et placées en fin de livre (j'ignore si elles étaient présentes lors de la publication originale). L'on comprend tellement plus grâce à ces quelques lignes qui nous raconte l'histoire de Pardot Kynes, le premier planétologiste d'Arrakis (et comment Dune commença à se terra-transformer), celles sur l'évolution de la foi religieuse face aux voyages spatiaux (et comment les anciennes paroles divines s'adaptèrent à de si grands horizons ; et comment la Bible Catholique Orange est né ; il s'agit de l'appendice que j'ai le moins aimé, mais très intéressant malgré tout) et finalement, celles sur le dévoilement des réels buts et motivations du Bene Gesserit (non, mais à quoi elles servent vraiment lol très très intéressant). Je mentionne aussi la présence de deux autres annexes : l'une étant le lexique (yééé !) et l'autre étant le résumé de l'histoire des personnages les plus importants.
Je dois toutefois souligner que la lecture de ce deuxième tome était bien différente de celle du premier, car pour ce livre, j'ai dut m'adapter aux anciens personnages ayant des caractères et des rôles bien différents. Ainsi, le nouveau caractère froid et distant de Paul Muad'Dib me l'a rendu presque antipathique et le rôle de Révérende Mère de Dame Jessica ne me plaisait pas. Il y a aussi la petite soeur de Paul, Alia qui me semblait trop irréelle, trop intangible pour que je m'y attache. Toutefois, j'ai beaucoup apprécié la maîtresse de Paul,
Chani, ainsi que les Fremens (bien entendu !).
Et voilà, maintenant il n'y a pour moi qu'un seul obstacle à la nouvelle addict que je suis devenue c'est que je n'aime pas lire tous les tomes d'une série d'un coup, alors je lis d'autres livres entre, mais je crains que cela soit impossible avec Dune. J'ai peur de ne plus comprendre le langage de l'auteur ! Mais bon, c'est un bien petit prix à payer pour avoir découvert une nouvelle série que l'on aime ;)
17 août 2009
Électrons libres
En collaboration avec Les Éditions Le Livre de Poche
Éditions Le livre de Poche
2004
573 pages
Cooper James se voit soudainement retirer son emploi dans une base militaire anglaise le jour où y est envoyé à son intention une boîte à café qui s'avère être les cendres de son père qu'il n'a pas vu depuis plus de vingt ans (il va s'en dire, que ses employeurs on crût à une alerte à l'anthrax). Afin de connaître la cause de son décès, mais aussi la personne ayant envoyé le colis, Cooper part sur un coup de tête en Amérique sur les traces de l'histoire de Jack Reever, son paternel. Si à l'époque de l'enfance de Cooper, Jack était un artiste contestataire, ce que lui dévoile son périple est une vision bien différente de son père. Passant du sculpteur de granit, il devient un passionné des déchets nucléaires il utilise même certaines pièces à fortes radiations pour une exposition dénonçant la pollution causée par celle-ci. Pourtant Cooper est complètement désarçonné vers la fin du livre lorsqu'il se retrouve dans une petite ville prônant l'utilisation de l'énergie nucléaire où son père aurait, semble-t-il fait des conférences. Qui était véritablement Jack Reever ? C'est ce que Cooper tentera de démêler tout le long des nombreuses histoires un peu loufoques qui lui tomberont dessus.
![]()
![]()
![]()
Peut-être bien que ce résumé ne vous a pas mis l'eau à la bouche, car c'est vrai que ces << quêtes identitaires >> (si je puis m'exprimer ainsi) sont de plus en plus communes dans la littérature de nos jours. Toutefois, ne vous fiez pas à cela, car ce livre est vraiment excellent ! L'auteur, James Flint,
c'est très largement inspiré de l'histoire et des oeuvres de l'artiste James L. Acord pour écrire celle de Jack Reever et ce roman nous vient accompagné de plusieurs photos qui nous rende notre aventure en Amérique bien plus véridique du coup ! En fait, il fallait bien s'y attendre mais c'est le côté étrange et artistique de Jack qui m'ont plut (non ce n'est pas son fils qui a lui aussi une sorte d'étrangeté, mais moins attirante disons). Quand la personne que l'on recherche est une personne de qui l'on désire connaître l'histoire, c'est bien plus alléchant !! C'était toutefois rageant de découvrir que plus l'on avançait dans ce roman et plus le caractère de Jack semblait changer, en fait il mutait constamment d'endroit à endroit si bien que Cooper lui-même se rendait bien compte que ce n'était plus là les traces de son père qu'il avait trouvé, mais celle des images que s'étaient formées les personnes l'ayant rencontré. Car comment quelqu'un ayant lutté contre les déchets produits par l'énergie nucléaire peut soudainement, aller vivre dans une ville si fier de son réacteur ?? Alors, le désespoir gagne Cooper et par le fait même, le lecteur. L'on finit par avoir l'impression que l'on nous a monté un très très gros bateau.
Autre chose, je n'en reviens pas de la quantité d'informations que nous lance l'auteur. Il s'est véritablement
bien documenté ! Dans ce livre on en apprend vraiment beaucoup sur l'énergie nucléaire, au point que mon cerveau ne pouvait même plus suivre (suis-je une idiote :( ? ) !! Mais pour moi, le plus enrichissant était de découvrir le monde des contestataires, de ces groupes hippies dont les oeuvres d'art me semblaient tellement originales (je parle entre-autre, du moule de la carcasse d'un bébé épaulard échoué). Bien entendu, je n'accrochais pas véritablement dans cette croyance de l'alchimie ou autre trucs de ce genre, mais j'ai été très attiré par l'idée de la peinture d'aura (l'extrait parle justement de cette partie du roman). J'ai même essayé en vain de trouver un peintre qui fait de la peinture d'aura, j'ai trouvé un photographe mais rien d'autre ! J'ai même passé cinq minutes à essayer de percevoir mon propre aura sur ma table de cuisine en fixant l'espace entre mes deux index (s'est ma collocataire qui m'en avait parlé). Résultat : je perçois quelque chose, un mouvement d'énergie qui ressemble à des flammes, mais la couleur est encore trop approximative, peut-être vert-lime ou jaune.
Alors voilà ! Encore un excellent envoi. Un auteur avec un humour vraiment désopilant. La blogosphère semble unanime sur ce point : un très bon livre !
Extrait du livre (partie où est dévoilée la peinture de l'aura de Cooper) :
<< Ma peinture (autrement dit mon aura, autrement dit moi par extension) ressemble à un avortement. Pour la peindre, Chrys a déployé une palette presque exclusivement composée de rouges et de noirs, avec quelques touches de jaune-pus et de vert-morve barbouillées de-ci de-là, pour les détails. Mon globule central est étendu, pour ne pas dire éclaté, comme une bestiole écrasé sur la route ou comme une tête de bébé écrabouillée. Aucune aura spermiteuse ne prend le risque de s'entrelacer avec ce spectre cancéreux. Les rares rubans noirs qui dessinent les veines de mon essence rappellent plus les vecteurs infectieux d'une maladie sournoise que n'importe quoi de vaguement intègre. >> p. 96-97
04 août 2009
Show des Colocs
Hier, à Montréal j'ai assisté au premier show que le groupe québécois Les Colocs auront fait depuis le suicide de leur chanteur, le grand Dédé Fortin. J'ai eu la chance d'assister à cette représentation donnée gratuitement sur la nouvelle scène de la Place des Arts ... comme des milliers d'autres personnes. C'était assez incroyable de voir que même avec une heure d'avance, il y avait déjà une masse de personnes d'accumuler !
Pour ce que j'en pense ce spectacle était ... GÉNIAL, FORMIDABLE, SI ÉMOUVANT !! Au tout début, j'ai trouvé une certaine faiblesse lorsque le goupe Les Locolocass interprété les chansons de Dédé, mais une fois qu'ils ont quittés la scène, là le spectacle a vraiment commencé !!
Pour vous faire connaître un peu ce groupe qui est mon groupe préféré, je vous laisse quelque chansons dans mes préférées quoique toutes leurs chansons soient excellentes.
Je commence par une chanson très triste qui m'a fait pleurer hier et qui me rappelle toujours l'agonie de ma mère :(
Voici le classique des classiques, mais qui ne vieillit pas. Aaaaah ça me rappelle des souvenirs.
J'aurais aimé vous faire écouter Mauvais caractère, mais je ne le trouve pas sur Youtube, alors je vous offre un autre classique qui fait vraiment bouger.
Je pourrais vous en mettre tellement d'autres, mais je me retiens. Elles sont toutes tellement bonnes !
02 août 2009
Nouveautés musiques
Comme cela fait longtemps que je n'ai pas pris la peine de vous faire découvrir ce que je fais de mes journées je veux au moins partager avec vous trois chansons qui me trottent dans la tête ces temps-ci.
En premier, une chanson russe que j'aime particulièrement : Mr Credo.
Puis, une petite chanson à saveur du monde arabe quoiqu'en français : Linda Thalie.
Finalement, une toute nouvelle découverte pour moi un groupe québécois du nom de Malade Mantra.
À tous bon été !! Ou du moins ce qui en reste !




































