11 octobre 2010

L'oeuvre de Dieu, la part du DIable

irvingJohn Irving

Seuil

1988

733 pages

Le docteur Larch est le responsable de l'orphelinat Saint-Cloud. Il est reconnu pour ses excellentes techniques gynécologiques et son doigté avec le dosage de l'éther (dont il abuse d'ailleurs sur lui-même), mais ce que les gens ignorent c'est qu'il avorte toutes les femmes qui le désirent. C'est d'ailleurs de ce secret que rend dangereux les orphelins qui restent trop longtemps à l'orphelinat, mais jusqu'ici cela n'était jamais arrivé ... Mais voilà qu'arrive dans la vie du Dr. Larch, le jeune Homer Wells, garçon attachant, mais pourtant Larch se résigne à ne plus le faire adopter après de nombreuse tentative infructueuse ... et pour certaine traumatisante !

Homer Wells développe grâce au Dr. Larch une dextérité manuelle amplement suffisante pour faire lui-même les accouchements et avortements. Il est en fait, extrêmement doué, mais il a horreur de pratiquer des avortements. Alors lorsque la chance se présente, le Dr.Larch pousse Homer a quitté Saint-Clouds. Qu'arrivera-t-il â Homer toujours tarauder par son amour pour l'orphelinat et son tuteur, mais aussi par son désir ardent d'avoir une vie normale ?

3_coeursJohn Irving est l'un de mes auteurs préférés. J'ai dévoré avec enthousiasme Le monde selon Garp et L'hôtel New Hampshire, mais je dois dire que celui-ci ne m'a pas fait le même effet. Le petit côté surréaliste, presque fantastique que j'avais trouvé dans les autres livres et qui me plaisait tant, ne se retrouvait pas dans celui-ci. Ah bien entendu, après coup je me suis rendu compte qu'encore une fois, ce virtuose des vies humaines, car je ne pourrais le nommer autrement, puisqu'il manipule l'existence de ses personnages avec magnificence, a réussi encore une fois, a mené Homer Wells, son personnage principal, jusqu'au bout de son histoire. C'est une histoire humaine tortueuse et non moins, étrange qu'il nous décrit, mais ce n'est pas aussi évident que dans ses autres romans. Ici, il a fallut que je referme le livre et que je songe au parcours d'Homer pour voir jusqu'où son créateur l'avait mené. D'ailleurs j'aurais du m'en rendre compte bien avant lorsque Melony rencontre pour la dernière fois Homer et nous décrit sa perception de l'existence de celui-ci dont l'étrangeté ne peut être qu'une autre des manigances d'Irving.

Mais bon, au tout début j'ai été frappé par la banalité de l'histoire et même incroyablement ennuyée, car j'ai rapidement refermé le livre et je l'ai oublié sur une tablette. Bien entendu, je ne pouvais abandonné si rapidement John Irving et s'est avec patience que je me suis rendue jusqu'à la moitié du livre, là où finalement, on retrouve le génie de l'auteur. Comme je l'ai mentionné, on se fait à nouveau appâté par une histoire étrange, pleines de rebondissements ! Disons simplement que ce ne serait pas le premier roman de l'auteur que je conseillerais, mais la partie biologie était très bien !

d_fi_100_ans_de_litt_rature_am_ricaine

Lu dans le cadre du défi 100 ans de littérature américaine de Bouh

Posté par GeishaNellie à 00:11 - Littérature américaine - Commentaires [13] - Permalien [#]
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Commentaires sur L'oeuvre de Dieu, la part du DIable

    Comme toi, j'aime bien Irving, toujours des histoires un peu bizarres quand même, son style est entrainant.

    Posté par keisha, 12 octobre 2010 à 03:15 | | Répondre
  • J'ai particulièrement aimé ce roman même si j'ai trouvé certains passages très durs.

    Posté par Edelwe, 12 octobre 2010 à 13:29 | | Répondre
  • @ Keisha : C'est justement c'est histoire bizarre mis dans un cadre tout à fait réel qui me plaît
    @ Edelwe : Je n'ai pas vraiment trouvé de passages durs, mais peut-être est-ce parce que durant une partie de ma lecture je lisais en diagonale, car sa ma pris beaucoup de temps avant d'accrocher.

    Posté par GeishaNellie, 12 octobre 2010 à 17:36 | | Répondre
  • Beaucoup aimé celui-là. Mon préféré de tous les Irving, et peut-être de tous les livres que j'ai lu, c'est Une prière pour Owen. Tu l'as lu ?

    Chroniqué ici : http://ledragongalactique.blogspot.com/2009/12/une-priere-pour-owen.html

    Posté par Tigger Lilly, 13 octobre 2010 à 01:45 | | Répondre
  • @Tigger Lilly : Je ne l'ai pas lu encore, mais j'ai encore un mariage poids moyen à lire de ce même auteur. Mais fort probablement que je vais le lire un jour, après tout je l'aime drôlement cet auteur

    Posté par GeishaNellie, 13 octobre 2010 à 12:22 | | Répondre
  • Je l'ai lu il y a seulement une paire d' années, soit plus de 20 ans (mais oui...) après avoir découvert (et adoré) l'auteur, avec "L'hôtel New Hampshire" et "Le monde selon Garp". C'est la raison pour laquelle, peut-être, il n'a pas eu à souffrir de la comparaison. Bref, ce fut un très grand bonheur de lecture !

    Posté par Brize, 16 octobre 2010 à 13:28 | | Répondre
  • @ Brize : J'avais moi aussi lu ces livres quelques années avant, mais il m'était impossible de mettre 20 ans entre-eux vu mon jeune âge

    Posté par GeishaNellie, 17 octobre 2010 à 09:56 | | Répondre
  • J'ai lu 2 fois Irving. La 1ère fois, j'ai détesté, la 2nde j'ai bien aimé... Et celui-ci est sur ma LAL, je ne sais pas du tout ce que je vais bien en penser...

    Posté par Restling, 17 octobre 2010 à 13:02 | | Répondre
  • @ Restling : Puisque ce fut le livre qui a rendu célèbre John Irving, je suppose qu'il devrait effectivement te plaire. Non, mais ça ne peut pas être un citron

    Posté par GeishaNellie, 18 octobre 2010 à 20:41 | | Répondre
  • Je dois le lire dans le cadre d'une LC pour novembre. J'espère que ça me plaira.

    Posté par belledenuit, 19 octobre 2010 à 04:01 | | Répondre
  • @Belledenuit : J'espère aussi. Au fait, joli blog, très agréable à lire

    Posté par GeishaNellie, 19 octobre 2010 à 08:30 | | Répondre
  • Je l'ai beaucoup aimé, ce livre... mais mon préféré reste Une prière pour Owen. Sauf que là, avec ce que tu en dis, je pense que je vais en relire des bouts... il y a peut-être un truc que j'ai pu manquer!

    Posté par Karine:), 23 octobre 2010 à 08:52 | | Répondre
  • @Karine : Je crois que j'ai moins aimé ce livre, car j'étais plus habitué au côté étrange, presque fantastique des livres d'Irving, alors que celui-ci ne donnait pas cette impression de prime abord. Il fallait vraiment prendre un recul par rapport au personnage principal pour se rendre compte qu'en fin de compte, la bizzareté que j'aime d'Irving était là.

    Posté par GeishaNellie, 23 octobre 2010 à 09:30 | | Répondre
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