05 janvier 2011

La semaine russe-Jour 3

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Écrit dans le cadre de la Semaine Russe.

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Écrit avec la collaboration d’Aliosha.


Profitons de la semaine russe pour parler de ce que l’on aime tous beaucoup, après tout c’est pour ça que l’on tient un blog : soit la littérature ! Je veux me tourner vers la littérature russe et vers son côté historique aussi, car il me semble qu’elle est peu répandue dans notre société. Alors, une chose en entraînant une autre, je me suis dit que l’histoire de la littérature russe pouvait m’expliquer son absence parmi nous. Alors arrivons-en au fait …

En fait, pour ce qui est de la littérature comme nous nous la concevons, soit à l’écrit, elle n’apparaît que très tardivement dans l’histoire russe. En fait, la première imprimerie russe apparut en 1563, soit un siècle après l’Europe. En fait, ce qui existait avant était plutôt de riche tradition orale. Une grande partie du folklore était conté de vive plutôt qu’écrit. De plus, lorsque l’écriture cyrillique naquit véritablement elle servit principalement d’outil pour traduire des ouvrages religieux. Puis, vient l’envahisseur mongol qui freina d’autant plus la progression de l’écrit (voir semaine russe jour 1).

Toutefois, vient Pierre le Grand qui instaura de nombreuses réformes qui stimula la littérature laïque vs. celle religieuse, s’ensuit un fort intérêt pour … la littérature européenne. Ainsi, les premiers écrits furent surtout des traductions de grandes œuvres européennes ou de style européen. Mais les écrivains russes se seront finalement gorgés des idéaux européens et auront enrichis leurs vocabulaires. Au 19ième siècle la poésie, puis le roman russe prit son essor et l’on peut désormais cité de grands noms de la littérature russe comme Pouchkine, Gontcharov, Tourgueniev, Tolstoï, Dostoïevski, Gogol (petitrussien),  Maïkov, Ostrovski, Lermontov, etc.

Toutefois, la littérature russe parmi toute l’histoire de la littérature fut l’une qui subit le plus la censure. Déjà à l’époque de la tsarine Catherine II, la liberté d’expression était restreinte, puis vint la censure d’Alexandre III et Nicolas II. Malgré tout, nous rencontrons à cette époque les écrits d’autres grands auteurs russes comme Gorki, Bounine, Kouprine, Tchekhov et Goumilev. À l’ère soviétique, la littérature fut utilisé pour promouvoir les idéaux du Parti. Certains auteurs se plièrent à la demande, mais plusieurs autres s’exilèrent à l’étranger, d’autres encore écrirent dans le silence en espérant un jour être publié. Durant cette période un grand nombre d’auteurs et intellectuels furent enfermés.

À l’étranger, nous pouvons trouvé les traces de nombreux auteurs russes ayant quittés leurs pays lors de la création de l’URSS il n’y a qu’à penser à Nabokov et Makine, mais plusieurs autres eurent des vies misérables car ne trouvant que difficilement des possibilités de publication.

Aujourd’hui, la littérature russe a un nouvel essor, plusieurs auteurs sont reconnus à travers le monde, il n’y a qu’à penser à Serguei Loukianenko ou Boris Akounine. De façon générale, la littérature russe est beaucoup plus connue et appréciée en Allemagne où de nombreux auteurs s’étaient exilés.

A Natalie Gontcharova

Quand je serre, plein de tendresse,
Ton corps si svelte et qu'exalté,
Dans mon étreinte je t'adresse
De doux propos énamourés,
Tu fais s'échapper en silence
Ton corps si souple de mes mains:
Un sourire de méfiance
Est tout ce que de toi j'obtiens.
Ta mémoire étant sans faiblesse
Pour mes nombreuses trahisons
Tu m'écoutes avec tristesse,
Lointaine, sans attention.
Je maudis les ardeurs traitresses
Dont fut coupable ma jeunesse,
Les attentes pour rencontrer
Quelqu'un le soir sous les ramures.
Je maudis l'amoureux murmure,
Le vers si habile à charmer,
Les baisers des filles naïves,
Leurs larmes, leurs plaintes tardives.

A. Pouchkine

Quelques suggestions lectures que l’on retrouve chez moi :

Pouchkine :

- Eugène Onéguine
- Doubrovsky
- La fille du capitaine

Loukianenko :

- Les sentinelles du crépuscule
- Les sentinelles du jour
- Les sentinelles de la nuit

Beliaev

- La tête du professeur Dowell

Auteurs russes à lire :

Boris Pasternak, Andreï Dmitriev, Evguéni Grichkovets, Nikolaï Maslov, Oleg Pavlov, Mikhaïl Chichkine et Alexandre Soljenitsyne

Pour finir, un petit cadeau donné par Aliosha, un poète/chanteur russe grand amoureux de son pays, malgré de nombreux exils


Vladimir Vyssotsky

Références :

- Littérature russe

- Wikipédia

Posté par GeishaNellie à 07:59 - Commentaires [2] - Permalien [#]
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Commentaires sur La semaine russe-Jour 3

  • Très intéressant ce billet. J'ai lu "Le roman de St-Petersbourg" cette semaine (j'en parle demain) et ça disait un peu la même chose. Bon, en partie mais à lire le roman, on comprend un peu ce qui s'est produit.

    Posté par Karine:), 05 janvier 2011 à 11:29 | | Répondre
  • @ Karine : oui, bon, j'y suis allée dans le gros résumé, mais j'irai voir ton billet dès que possible.

    Posté par GeishaNellie, 06 janvier 2011 à 19:30 | | Répondre
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