06 août 2011

Les royaumes oubliés-La légende de Drizzt livre 2 : Terre d’Exil

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R.A. Salvatore

Milady

2010

405 pages

 


Drizzt a fui Menzoberranza avec l’aide de sa meilleure amie, la panthère noire Guenwyvar, depuis ce temps il ère dans l’Outreterre combattant sans cesse les monstres qui s’approchent de son territoire. Les années se sont écoulées, il en a même perdu le compte, mais il croyait bien que sa famille l’avait oublié jusqu’à ce que, pour se rétablir dans les faveurs de la reine araignée, Lloth, la matrone Malice, décide de se lancer de nouveau à la recherche de son plus jeune fils afin de le tuer. Drizzt ignore complètement ce qui l’attend, mais derrière lui une bête le suit et elle tue et détruit tout ce qu’elle rencontre sur son passage. La seule chose qui compte pour cette bête, c’est de retrouver Drizzt et de le tuer !

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Je dois vous avertir avant même de commencer cette partie du billet que, ce livre, je l’ai lu il y a déjà plusieurs semaines, je ne l’avais pas commenté encore car 1._ j’ai appris une grande/grosse nouvelle qui a un peu chamboulé mes habitudes 2._ ces temps-ci, je suis complètement lâche côté blog, je n’ai aucunement le goût d’y travailler … en fait, je suis complètement lâche dans tous les aspects de ma vie en ce moment, je suis en mode vacances, sans l’être encore, mais bon, ça s’en vient. Alors voilà les raisons pour lesquelles vous devez pardonner mes billets peu détaillés (oui, je sais, ils sont comme ça depuis un certain temps, faut croire que je souffre d’une maladie chronique) et mon absence aussi, sur vos blogs. Ah oui, ajoutons un troisième point : n’ayant plus beaucoup d’argent (j’ai payé les billets d’avion et l’hôtel pour les vacances en Italie qui s’en viennent) je dois fuir les bouquineries/librairies sous peine d’une horrible sanction venant de mon fiancé et cela me démoralise complètement de lire. Ouais bon, je sais ce n’est pas une bonne raison, mais je la sors tout de même, car tout est bon pour ce faire pardonner !!

Donc, retournons à ce qui nous intéresse : Drizzt. Oui, vous l’aurez deviné ce tome-ci m’a un peu moins emballé que le précédent et pourtant, j’ai encore eu le même effet de rentrer dans un monde tout à fait réel quoique complètement différent du mien. Un monde parfaitement décrit par l’auteur. Un monde oh! combien sanguinaire. Cette bête qui rôde (je ne vous en dit pas plus, j’ai d’ailleurs été très vague dans mon résumé pour cette bonne raison) va détruire sur son passage des nouvelles espèces que nous rencontrons au cours de notre lecture et que nous apprenons à aimer. C’est donc avec tristesse que j’ai continué le livre tout en passant d’évènements sanglants en évènements sanglants. Pauvre homme micoide !! Je dois avouer que de tome en tome, ma sensibilité est de plus en plus confrontée à un dilemme, car tout comme Drizzt, je perd des êtres que j’aime. Ah ! malheur !

Parlons un peu plus de Drizzt, dans ce tome-ci, nous rencontrons cette part noire que nous possédons tous et qui lui a permis de survivre dans un monde si inhumain. Cette double identité qu’il tente de combattre nous le rend plus réel, car comment est-ce possible qu’un elfe noir soit si différent de tous les autres ?? Voilà donc ce qu’il redoutait de trouver en lui ou de développer à force de vivre parmi les siens. La confrontation entre ses deux personnalités est vraiment très intéressante, elle ira même jusqu’à lui faire presque perdre sa seule chance de réhabilitation (c’est dur de ne pas trop en dire !). Toutefois, je n’ai pas compris pour quelles raisons l’auteur a trouvé important d’ajouter deux autres personnages avec cette même dualité, cela enlève beaucoup d’importance à Drizzt. Le but était-il de nous faire prendre conscience des différentes finalités d’une telle confrontation ? Un peu étrange, je trouve.

Dans ce livre, nous ne suivons pas seulement l’histoire de Drizzt mais aussi celle de la Maison Do’Urden, il y a donc d’incessant retour à Menzoberranza où Matrone Malice tente de remettre sa maison dans les grâces de la reine araignée. Ce second fil que nous suivons est parfois une source d’ennui, car il semble toujours revenir au même but «il faut tuer Drizzt». Toutefois, le temps passant on se rend compte que l’auteur prépare quelque chose, l’atmosphère autour de Malice est tropdrow_111 lourde, elle est aidée par plusieurs grandes forces, mais les choses ne veulent pas avancer. Toutefois, il y a Dinin, le fils aîné, possédant un grand potentiel en tant que personnage secondaire, il est toutefois brimé dans cette maison où les femmes dominent et encore ici, on sent que les choses bougent, il n’en est aucunement l’instigateur, mais on devine que les prochains tomes pourraient peut-être le mettre dans une position plus agréable maintenant qu’il a perdu un peu de sa superbe. Ce n’est pas comme du côté de Drizzt, on sait parfaitement que tout bien se passer, malgré les ennemis surpuissants et les embûches sans solutions. Laissez-moi vous expliquer. Mon plaisir de connaître l’avenir de Drizzt à chaque tome que j’ouvre est tout le temps gâché par une page couverture faîtes sur mesure pour la série, mais oh ! combien explicite. Non, je ne vous suggère pas d’aller voir, cela pourrait gâcher votre plaisir, mais à elles seules ces images m’ont enlevé une grande partie de l’effet de surprise Triste

En fait, ce que je déplore le plus dans ce livre c’est que tout l’intérêt n’était pas vraiment sur Drizzt, nous devinions son chemin assez rapidement et cela le rendait quelque peu ennuyeux en fait. La Maison Do’Urden, elle, devient très intéressante vers la fin du livre, alors cela crée par moment des longueurs. J’ignore en détail ce qui m’attend dans le prochain tome, mais j’espère qu’il m’offrira plus de surprise que celui-ci qui était, au final, un encas vers des aventures plus passionnantes.

Posté par GeishaNellie à 11:13 - Littérature fantastique - Commentaires [0] - Permalien [#]

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