27 février 2012

Stalker ou Pique-nique au bord du chemin

Stalker

 

Arkadi et Boris Strougatski

Édition DeNoël

222 pages

2010

« Des Visiteurs sont venus sur Terre. Sortis d’on ne sait où, ils sont repartis sans crier gare. Dans la Zone qu’ils ont occupée pendant des années sans jamais correspondre avec les hommes, ils ont abandonné des objets de toutes sortes. Objets-pièges. Objets-bombes. Objets-miracles. Objets que les stalkers viennent piller au risque de leur vie, comme une bande de fourmis coloniserait sans rien y comprendre les détritus abandonnés par des pique-niqueurs au bord du chemin. » 4e couverture

3coeursJ’ai préféré vous laisser le résumé du livre qu’il y avait sur le dos de couverture (au fait, je pense à cela, mais les gens qui ne lisent pas les dos de couvertures, comment faîtes-vous pour choisir vos livres ??) car une fois notre lecture terminée on ne sait plus trop comment en faire un par nous-même tellement le texte est coupé en scénette. Pour ce qui est de la raison pour laquelle ce livre a atterrie dans mes mains, elles sont multiples : en premier lieu, je l’avais déjà noté il y a longtemps chez Emma, puis il fait aussi partie de la bibliothèque idéale de sf du Cafard Cosmique et finalement, LA vraie raison, mon chum le voulait ardemment, alors je le lui ai offert pour Noël. Quant à ce qu’il le lise, qu’il m’en parle, qu’il me demande d’aller voir ce que vous en dîtes sur vos blogs, bref quant à avoir la puce à l’oreille, aussi bien le lire et partager cela avec mon amour !

De prime abord, j’ai été réellement déçue, car les premières pages laissent la place à un scientifique qui m’ennuyait royalement et qui me donnait l’impression que je venais de tomber dans le plus lourd hard sf jamais lu (jamais lu, simplement parce que, je n’en lis pas, de hard sf). J’ai donc eu peur pour les merveilleux partages lectures que je voyais poindre à l’horizon avec mon chum Triste. Mais une fois arrivé dans l’histoire, nous suivons majoritairement le personnage de Red Shouhart, un Stalker plutôt sympathique et qui brise complètement le style hard sf (faut dire qu’il s’y connait pas du tout en science, lui, sa job s’est de voler ce qui traîne dans la Zone et sortir de là vivant). Ouf, sauvée ! Une fois cela établie, on peut continuer sa lecture en toute sécurité … si je peux m’exprimer ainsi, car les Strougatski nous réserve pas mal d’autres surprises. En vérité, il s’agit d’une écriture bien particulière que la leur. Rien n’est jamais clairement dévoilé, il faut être vigilant tout le long de notre lecture, car les indices sont parsemés un peu partout et seuls les plus éveillés pourront saisir clairement. Ajouter à cela une traduction française, de France je parle (vous m’excuserez ami(e)s français(es), mais je préfère qu’on traduise en français international, ce qui me semble logique) et plusieurs mots sont devenus complètement incompréhensibles pour moi ce qui ajoute à la difficulté de lecture. Va savoir pourquoi, mon chum n’avait pas remarqué ce détail, c’est peut-être parce que pour lui lire en français, anglais, espagnol, russe, aucune importance, il finit par mélanger toutes les langues dans sa tête (aucune jalousie ici Envieux) !! Savoir passer par-dessus cette façon atypique d’écrire m’a pris beaucoup de temps, mais Red et sa familleimages m’ont aidé, car il s’agit vraiment de personnages attachants. Bon, cela m’a pris une dizaine de pages avant de comprendre que la fille de Red a un petit quelque chose de bien particulier ce qui a finit par me rendre un peu honteuse d’être si lente sur la détente, mais pour mon propre ego je spécifie que l’explication est venu un chapitre plus tard ! Et puis, j’ai eu l’impression que les auteurs se sont dit que, quant à nous laisser comprendre par nous-mêmes, ils allaient nous laisser une fin qui n’en ai pas une. J’en ai parlé à mon chum et j’ai finit par conclure que cette fin nous laisse une multitudes de compréhension possible (du genre à la Matrix) ce qui me tape royalement sur les nerfs. Comprenez-moi, j’aime refermer un livre et me dire « Ah ! C’est ça le fin mot de l’histoire ! ». Autrement, j’ai l’impression d’avoir abandonné les personnages trop tôt, de ne pas savoir ce qui arrive avec eux et je ne ferme pas le livre en paix ou, lorsqu’il s’agit d’un livre que je n’ai pas vraiment aimé, de mettre fait flouer et d’avoir perdu mon temps. La fin est une récompense pour moi, l’aboutissement d’un travail intellectuel (oui, je sais j’y vais fort là), alors j’ai été drôlement déçue lorsque j’ai refermé le livre. J’avoue que, d’avoir pu en parler avec mon chum m’a un peu rasséréné, j’ai laissé partir Red en paix en me disant que mieux valait que je ne sache pas la suite (non pas que ça finit mal, on en a aucune idée !!, mais mon chum m’avait fait douter).

Pour moi ce livre a été un peu comme un gros guet-apens. Il m’a attiré, m’a séduite avec ses personnages attachants et vrais, puis m’a rejeté en me laissant pleines de doutes et d’incompréhensions. L’histoire avait pourtant beaucoup d’attrait, mais j’aurais aimé un beau gros bouquin qui traiterait des effets de la Zone et des bidules qu’on en sort, ainsi que de la vie et de la mort des Stalkers avec force détails. Je sors de ce roman en étant encore un peu sur ma faim si bien que je ne pouvais pas accorder autre chose qu’une note de passage, sans plus, mais je m’en vois attristée car je sais toute la merveilleuse SF que les Russes sont capables de créer et qui nous arrivent si rarement entre les mains, bien dommage que cette fois-ci, ce ne fut pas une découverte (ah, j’espère que mon BouBou ne lira pas ça, il va être tout triste En pleurs).   

Beaucoup connaissent Stalker surtout sous son adaptation en jeux vidéos, mais il a été aussi porté sur écran en 1979.

Posté par GeishaNellie à 12:59 - Littérature de science-fiction - Commentaires [4] - Permalien [#]

dentelle


Commentaires sur Stalker ou Pique-nique au bord du chemin

    Dommage qu'il ne soit pas à la hauteur de tes attentes...En tout cas, je trouve la couverture très belle !

    Posté par Sybille, 27 février 2012 à 13:30 | | Répondre
  • @Sybille: Oui, c'est vrai que la couverture est belle.

    Posté par GeishaNellie, 27 février 2012 à 14:45 | | Répondre
  • J'avais vu le film et bien aimé, même s'il était tout entier un peu énigmatique...

    Posté par Loula, 01 mars 2012 à 07:28 | | Répondre
  • @Loula : Il devait bien l'être vu le livre sur lequel il est basé !

    Posté par GeishaNellie, 01 mars 2012 à 12:44 | | Répondre
Nouveau commentaire