24 juillet 2012

Du ventre de la baleine

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Michael Crummey

Boréal

2012

441 pages

 

«Une baleine s’échoue à Paradis Profond et, quand on lui ouvre le ventre, un homme d’une pâleur surnaturelle roule parmi ses entrailles fumantes. Voilà le premier élément fabuleux de ce récit qui multiplie les merveilles et distille une irrésistible magie.

Parcourant tout le siècle qui précède la Première Guerre Mondiale, Du ventre de la baleine est un portrait inattendu de l’arrière-pays terre-neuvien. Exposés aux rigueurs les plus extrêmes du climat et de la destinée, les gens de Paradis Profond survivent dans un univers où la frontière entre la réalité et le surnaturel ne réussit jamais à s’imposer. »
Dos de couverture légèrement modifié par moi-même

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Bon, je me rend compte que le dos de couverture n’explique pas grand chose si ce n’est un des évènements un peu étrange dans cette saga familliale qui en compte quand même plusieurs. Celui que l’on trouvera dans le ventre de la baleine c’est Judas, un albinos muet dont l’odeur pestilentielle lui vaudra l’animosité de plusieurs. C’est avec lui que nous rencontrons les familles Sellers et Devine, l’une étant la plus riche de Paradis Profond et l’autre, une pauvre parmi tant d’autres dans ce coin. Pourtant, les deux familles sont destinées à s’entrecroiser constamment. La famille Devine n’est toutefois pas comme les autres, elle compte en son sein des femmes très fortes bien souvent qualifiées de sorcières. Sorcières, elles le sont peut-être car tout peut arriver à Paradis Profond.

J’ai adoré me retrouver à Terre-Neuve parmi ces marins dont le sort dépend de leur saison de pêche et de la Sellers & Co qui leur fait crédit et leur achète leurs poissons. Mais Paradis Profond c’est surtout un petit village tissé serré où tout peut arriver. Comme cet étrange Judas que la veuve Devine va sauver et de génération en génération le sang de l’albinos va couler dans les veines des Devineterre-neuve. Je ne vous apprend rien ici, car dans les premières pages vous avez l’arbre généalogique des Devine et des Sellers.

Du ventre de la baleine est une saga familiale, il n’y a normalement pas beaucoup d’actions dans ce genre de livre, mais dans celui-ci c’était pire que pire, il me semble. Aucuns amours déçus, ils seront tous consommés. Aucuns horribles meurtres crapuleux. Aucuns grands chamboulements dans l’ordre des choses, mais seulement les années qui passent et qui laissent place à la génération suivante. Normalement, dans une saga familiale je deviens mélancolique de mes personnages préférés et je n’aime pas les voir vieillir sachant qu’ils me quitteront, mais Dans le ventre de la baleine, je dois avouer ne m’être réellement attaché à aucun personnages. Bon, il est vrai que je me sentais plus à l’aise avec les hommes de la famille : Judas, Lazarre, Patrick, son fils Amos. C’étais tous des hommes bons, spécialement Judas prêt à protéger sa famille à n’importe quel moment et tellement fier d’avoir eu son fils Patrick !

Judas dont je n’ai même pas compris ce qui lui était arrivé grrr. J’ai horreur qu’on me laisse en suspend certains éléments importants, qu’on me donne des pistes, mais qu’on me laisse choisir comment l’histoire finit. Michael Crummey est le roi de ce genre de mystères et il choisit toujours le pire des moments pour cela ! Je n’ai rien compris à la fin du roman et à d’autres moments clés et cela m’a vraiment gâché mon plaisir de lecture. Cela sans parler de sa façon plutôt étrange de parler du temps qui passe. En fait, de paragraphe en paragraphe on fait un bon en arrière dans le temps, puis on revient vers le futur et comme le narrateur s’y éternise on comprend que c’est devenu le présent de l’histoire. Par moment, on ne parle même pas de ce qui est arrivé à certains personnages dont mon cher Patrick regrrrrr.

Bref, un livre qui aurait facilement pu être dans mes cordes si cela n’avait été de plusieurs éléments qui ont gâchés ma lecture. Doublement dommage, car cela se passe dans une région que l’on apprend a aimé et au sein d’un village de pêcheurs dont on ne connaît souvent pas grand chose du travail et de la difficulté de leur vie. 

Posté par GeishaNellie à 12:52 - Littérature canadienne - Commentaires [4] - Permalien [#]
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Commentaires sur Du ventre de la baleine

    Ah oui, dommage... J'ai bien peur que ces éléments m'énervent un peu aussi...

    Posté par Karine:), 27 juillet 2012 à 11:47 | | Répondre
  • J'ai noté ce titre à sa sortie mais j'hésite à le lire car j'ai parcouru quelques commentaires pas très emballant comme le tien entre autre. Pourtant j'ai beaucoup aimé «Les voleurs de rivière» du même auteur. Enfin, je verrai.

    Posté par Suzanne, 30 juillet 2012 à 08:27 | | Répondre
  • @Karine : Ce n'est pas bien grave, il y a tant de livres à lire

    Posté par GeishaNellie, 30 juillet 2012 à 10:35 | | Répondre
  • @Suzanne : Tu peux toujours essayer et tu verras, de mon côté faudrait que je me renseigne sur son autre livre.

    Posté par GeishaNellie, 31 juillet 2012 à 14:46 | | Répondre
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