04 décembre 2012

Tarmac

tarmac

la plume québécoise

 

Nicolas Dickner

Éditions Alto

2009

271 pages

Pour toute la famille Randall, la fin du monde est une obsession. Dès la puberté, chaque membre Randall commence à rêver de la fin du monde, non pas de façon abstraite, mais bien avec une date précise. Ainsi, comme les maladies mentales sont aussi monnaie courante dans cette famille, une fois leurs dates passées sans que la fin du monde ne soit arrivée, la plupart des Randall deviennent fous.

Pour Hope, c’est différent. Elle n’a pas eu ses rêves de fin du monde. Pour une Randall, c’est la pire chose qui pourrait arriver, c’est comme n’être qu’une demi-personne sans vraie raison d’être. Elle fera donc tout pour trouver, elle aussi, sa date de la fin du monde, même si pour cela il faut qu’elle voyage au bout de la planète.

3etdemi

Tarmac est un livre dont j’avais entendu parler dans une revues littéraires, l’histoire m’a immédiatement intéressé, ce n’est que plus tard que j’ai fait le lien avec l’auteur du très célèbre Nikolski (que je n’ai pas lu, mais que j’ai très très envie de lire). Je ne comprenais pas trop au début comment toute une famille pouvait avoir une date de fin du monde différente puisque cela n’était pas expliqué au dos de couverture et cela manquait à ma compréhension (c’est pour ça que je vous l’ai tout de suite expliqué). Mais l’idée de la maladie mentale et des rêves de fin du monde étaient une explication parfaite. Une fois cela éclaircie, le côté très déjanté de Hope et de sa mère s’expliquait très bien et m’agressait beaucoup moins (en général, les personnes trop spéciaux me semblent tirées par les cheveux). Et puis, qu’Hope ne se sente pas complète car elle n’a pas sa date de fin du monde me la rendait plus humaine.et-si-une-guerre-nucleaire-etait-a-l-origine

Toutefois, beaucoup d’éléments ont finis par émousser mon enthousiasme de départ. Premièrement, le rythme qui est instauré par de très très courts chapitres, puis toutes ces obsessions que l’on retrouve chez Hope (d’accord, elle ont peu comprendre) et chez son ami Michel (là, je ne comprends plus, car il est tout ce qu’il y a de plus normal) : les actualités qu’ils écoutent en boucle, les maudites soupes ramen (ne m’en parlez plus svp !), entre-autre. Et puis, l’élément qui m’a vraiment énervé c’est d’envoyer le personnage principal au bout du monde. On dirait que ces temps-ci ce qui est à la mode en littérature québécoise ce sont des personnages fuckés qui quittent le Québec pour une raison futile et se retrouve sans un sou en poche dans un pays éloigné. Je suis donc triste que l’auteur soit tombé là-dedans surtout qu’à cause de cela, on perd de vu des personnages que j’avais vraiment aimé et qui donnait plus de substance à l’histoire, qu’Hope, elle-même.

Au final, je suis un peu déçue de ma lecture, car je trouve que l’idée de départ avait un sacré potentiel. Mais, comme je dis toujours lorsque j’ai plus ou moins aimé un livre : c’est à vous de juger et moi, ça ne m’empêchera pas de lire autre chose de l’auteur.

Posté par GeishaNellie à 11:18 - Littérature québécoise - Commentaires [0] - Permalien [#]
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