07 mars 2013

Jpod

Jpod

 

Douglas Coupland

Éditions J’ai Lu

2012

541 pages


Jpod pourrait se résumer bien simplement : il s'agit d'une gang de programmeur de jeux vidéos qui travaille dans Jpod et qui passe leur temps à niaiser et à ne rien foutre. Mais ça ne rendrait pas justice à l'hilarante histoire de Douglas Coupland. Alors disons simplement que c'est l'histoire d'Ethan, un programmeur de Jpod qui se retrouve impliqué dans les histoires louches de sa famille auprès de laquelle il doit intervenir constamment afin d'éviter le pire. Ajoutez au personnage la personnalité la plus geek possible et un petit côté autiste, trait qu'il partage avec tous ses amis et finalement, une histoire qui va un peu partout, puis vous aurez un portrait fidèle du livre.

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Que doit-on penser d'un auteur qui se fait figurer lui-même dans son livre ? Que doit-on penser d'in auteur qui se présente comme le pire ennemi du personnage principal en le torturant de son caractère vicieux, dans son propre livre ?? Je ne sais pas quoi en penser, mais j'adore ! puisque ça sort de l'ordinaire et ça me fait rigoler ! En fait, toute ma lecture de Jpod a été un immense plaisir. On ne peut que s'attacher à la bande de crétins de jpoders avec leurs manies et leurs défis ridicules de geek ou leurs préoccupations très génération X. Malheureusement, l’auteur entrecoupe son récit avec des espèces de spot publicitaire où un narrateur absent tente de nous faire croire que tout le monde rêve de monter en grade, de gagner de l’argent facile et de chier sur la tête de ceux en dessous. Encore là, je trouvais vraiment qu’il s’agissait de préoccupations de la génération X avec une vision sombre et blasée du reste du monde. Pour ma part, j’étais incapable de croire que nous sommes tous des ratés malheureux. Donc, vive Ethan ! Même s'il est justement une sorte de raté malheureux. En fait, Ethan est un personnage très passif, élément de sojeux-videosn tempérament qu'il faut vite apprendre à accepter si l’on veut survivre à notre lecture. Les aventures qui lui arrivent proviennent directement de cette acceptation de toutes les bizarretés de son entourage et de sa fidélité sans bornes envers sa famille et ses amis. Avec eux, il n'est pas rare de recevoir des appels à 2h00 du mat pour aller enterrer un cadavre (bon, ce n'est pas l'exemple le plus fidèle, mais c'est moi qui fait la critique :P) rien n'est trop bizarre pour Ethan. D'ailleurs, sa mère a finit par me taper sur les nerfs à force de le contrôler alors même qu'elle ne lui rend jamais l'appareil. En fait, entre ceux qui font pousser du pot, ceux qui on une agrafeuse comestible et ceux qui ne savent pas avoir le sens de l'humeur mais l'imite bien, c'est sûrement Kaitlin la plus sensée. Kaitlin est une nouvelle à Jpod et le personnage auquel on se rattache afin d’avoir un peu de sens dans tout ça. On parle ici de celle qui a construit une machine à câlins pour les geeks de son bureau, qu’elle considère tous autistes. Imaginez donc les autres personnages !!

Rire en lisant, ça ne m’arrive presque jamais, mais on pourra dire que Jpod aura sut le faire ! D’ailleurs, un seul des reproches que je pourrais faire à ce livre est, outre les passages de pub que j’ai faillit sauter, c’est la traduction. Douglas Coupland est Canadien, l’histoire se passe au Canada-Anglais, donc pas ben ben loin de chez nous. Mais pour une raison qui m’échappe, la maison d’édition a décidé d’approuver une traduction en français de France ! On parle donc d’argot, des thèmes comme «kiffer» que je n’ai appris à saisir que très récemment. Je ne fais pas ici des reproches aux Français et à l’écriture française, non. Si la traduction avait été en joual québécois, ça aurait été la même chose. Pour moi, la traduction doit être en «français international», un peu comme le doublage des films américains. Donc, petite déception ici.

Autrement, je suis plus que heureuse de m’a découverte de l’univers Jpod et de cet étrange auteur qu’est Douglas Coupland. La fin du roman était parfaite, exactement ce à quoi on se serait attendu pour ce genre de bizzareté littéraire Sourire Bref, j’ai couru à la biblio afin de trouver un autre livre de cet auteur et revivre l’expérience. Bon, je ne sais pas si Eleanor Rigby tiendra ses promesses, mais on verra bien !  

Posté par GeishaNellie à 18:07 - Littérature canadienne - Commentaires [4] - Permalien [#]
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Commentaires sur Jpod

    J'ai adoré ce livre ! Et comme toi, je me suis achetée d'autres livres de Coupland

    Posté par Emma666, 08 mars 2013 à 02:57 | | Répondre
    • J'allais justement voir ce que tu en avais dit. Il était telllllleeeement bon !! J'en veux d'autres ! Malheureusement Eleanor Rigby est plutôt monotone pour l'instant

      Posté par GeishaNellie, 08 mars 2013 à 08:25 | | Répondre
  • je les ai lus dans l'ordre inverse et j'ai adoré les deux, Jpod encore plus
    je te souhaite beaucoup de plaisir

    Posté par XL, 17 mars 2013 à 14:44 | | Répondre
  • J'ai adoré Jpod, mais Eleanor Rigby je l'ai laissé de côté pour l'instant. Je vais plutôt me réessayer avec Microserfs.

    Posté par GeishaNellie, 17 mars 2013 à 21:11 | | Répondre
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