02 avril 2013

Eleanor Rigby

eleanor-rigby

 

Douglas Coupland

10/18

2009

298 pages


Liz Dunn est une trentenaire célibataire (et qui l’a toujours été), solitaire et obèse. Sa vie se déroule sans aucune histoire entre son petit appartement sans décorations et son travail où elle occupe un poste qu’elle considère anonyme. Mais voilà qu’alors qu’elle se prépare à une semaine de convalescence suite à une extraction de dents de sagesse, avec bouffe molle et film à vous faire pleurer, elle reçoit un coup de fil qui va bouleverser sa vie.

3etdemi

Bon, un résumé qui n’en dit pas trop, mais j’ai peur qu’en vous dévoilant l’évènement précis qui chamboule la vie de Liz, même s’il se passe au tout début du livre, je vous rende la lecture moins intéressante. Non pas que ce livreEleanor-Rigby-Statue fut un coup de coeur, car ce n’est pas le cas du tout, j’ai même faillit abandonner ma lecture plein de fois. J’aimais l’idée d’un personnage principal obèse et seul, mais je me suis vite rendu compte que Liz se vautre dans sa tristesse et l’auteur passe près de la moitié du livre à nous rappeler comme elle est grosse, donc disgracieuse. Ce qui est complètement inutile. J’ai, moi aussi, vécut le fait d’être obèse et seule, mais si j’étais aussi négative qu’elle, j’aurais eu le droit à des coups de pied au derrière ! Mais, être seule et ne pas s’aimer, c’est une chose, mais en plus, tout ce qui entoure la jeune femme montre sa tristesse. Aucune décoration dans son appartement ou à son bureau. Tout est morne et stérile. Bref, elle se complait dans cette solitude qu’elle hait tant. Elle essaie même de nous présenter sa job comme s’il s’agissait d’un fardeau alors même que son boss est gentil, qu’il l’apprécie en tant qu’individu et employé et qu’elle est très bien rémunéré. Ce qui ne lui sert à rien puisqu’elle ne dépense pas une cenne.

Mais la force de Douglas Coupland c’est qu’alors même que tu crois suivre l’intrigue, il y met fin et vous embarque dans de tout autre questionnement. Si bien que la première partie qui m’a emmerdé, a prit fin et m’a amené vers une autre intrigue qui m’intéressait bien plus. Et puis, de fil en aiguille, on se questionne : «Mais où veut-il nous amener avec l’histoire de Liz ? » Bien entendu, Liz finira par nous étonné par ses ressources cachées, elle qui semblait tellement se plaire dans son malheur changera du tout au tout. Bref, un livre sympa mais sans plus.

Posté par GeishaNellie à 11:51 - Littérature canadienne - Commentaires [2] - Permalien [#]

dentelle


Commentaires sur Eleanor Rigby

    tiens, un bouquin qui parle de moi.. esthétiquement différente, célibataire ( mais contente de l'être), avec un boulot anonyme..sauf que ma joyeuse pagaille déborde elle aussi de partout comme une paire de fesses dans un pantalon trop étroit... C'est justement ce qui me pose souci: pourquoi systématiquement, dès qu'il y a une ronde quelque part, il faut qu'on en ajoute sur le mal être qu'elle doit forcément ressentir.. Comme si ronde et insouciante, c'était incompatible...
    Bon, ça ne me tente pas plus que ça à la base, mais, si c'est surprenant et plus original que ça ne s'annonce, je mets le titre dans un coin de ma tête ( et je ne risque pas de l'oublier parce que c'est un morceau des Beatles que j'aime énormément)

    Posté par purplevelvet, 03 avril 2013 à 15:54 | | Répondre
    • Le problème ce n'est pas d'être célibataire et/ou grosse, mais bien notre perception de notre vie. J'ai détesté le personnage de Liz au début à cause de son négativisme. Je pense qu'il y a une façon épanouie de vivre le célibat. Sinon, pour le livre, il y en a d'autres à lire avant.

      Posté par GeishaNellie, 07 avril 2013 à 21:46 | | Répondre
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