29 avril 2013

Microserfs

microserfsNote entre vous et moi :

Vous ne trouvez pas qu’un circuit électronique ressemble à des neurones et des synapses ?

Douglas Coupland

10/18

1997

427 pages


Daniel est un codeur qui travaille pour Microsoft avec sa gang d’amis : Todd, Abe, Bug, Michael et Susan. Mais voilà que Michael leur offre la possibilité de travailler avec lui afin de mettre au point un tout nouveau jeux (dans le genre Minecraft). L’idée est bien trop alléchante pour refuser. Ils se retrouvent alors dans la maison des parents de Daniel à coder à fond sans aucuns revenus.

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Microserfs est un peu un avant-Jpod, comme si l'auteur avait voulu se faire plaisir en décrivant de nouveaux une gang de geek codeurs. Puisque Microserfs date un peu plus que Jpod ça se ressent. La traduction est un peu boiteuse, car les termes informatiques n'avaient pas encore de pendant francophone officiel ou bien les Français utilise couramment le verbe e-mailer que nous n'utilisons pas au Québec. Quoiqu'il en soit, tout du long on sent que la traduction a été difficile, par ci par là il manque des mots, parfois trop pour une bonne compréhension.
Mais il n'y a pas que le vocabulaire qui a prit de l'âge, il y a tout le livre au complet ! Que voulez-vous, quand vous parlez d'entreprise ou de technologies dans les années 1990, il ne faut pas s'attendre à ce que presque quinze ans plus tard ça n'ai pas évolué. IBM ?? Ah oui, c'est vrai avant il faisait des pc. Mais maintenant, ils sont où ?! En fait, c'est l'adaptation à cette époque révolue qui m'a rendu ma lecture très difficile au début. J'ai même pensé tout laisser tomber, mais décidément, j'en suis incapable. Une chance, car je serais passé à côté d'un excellent livre !
Une fois terminé la première partie plutôt ardu, on redécouvre avec neuroneplaisir l'écriture intelligente de l'auteur qui ne lésine pas sur les digressions (même si elle sont moins importantes que dans Jpod) et se plaît à nous montrer toute l'étendue de ses connaissances sans nous faire sentir comme des abrutis. Après tout, ce sont des geeks, on ne peut pas leur en tenir rigueur, ils sont connectés à l'information non-stop. D'ailleurs, l'état de geek est à peu près tout ce qui relit les personnages entre-eux tellement, cette fois-ci, Douglas Coupland s'est éloigné des stéréotypes. Vous avez déjà vu un culturiste geek ? Où même des geeks qui ont presque tous une vie sociable bien développé ? Désolé, mais il n'y en a pas tant que ça. Oui, je sais, je tiens à mes préjugés lol. Quoiqu'il en soit, l'auteur se plait à nous faire découvrir avec lenteur toutes les facettes de ses personnages. Il nous les présente tout d'abord de façon assez impersonnelle, puis lentement il les façonne et les envoie dans une direction à laquelle on ne s'attendait pas. Ainsi, tout au cours de Microserfs les amours naissent et meurs, les flirt sont incessants, les orientations sexuelles se dévoilent, les maladies frappent. Rien de bien spectaculaire, mais ce n'est qu'à la fin du roman qu'on se rend compte de tout le chemin parcouru.
Plus je lis Douglas Coupland et plus je lui vois des ressemblances avec John Irving. Tout deux semble apprécié les personnages féminins très forts et les liens familiaux bien développé. Je n'ai pas besoin de mentionner que John Irving est l'un de mes auteurs favoris, je suppose ;) Ajoutez à cela, un mouvement féministe et je suis aux anges ! Vous voyez comme Microserfs était fait pour me plaire lol.

Posté par GeishaNellie à 21:37 - Littérature canadienne - Commentaires [0] - Permalien [#]

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