28 novembre 2013

Le Maître et Marguerite

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Mikhaïl Boulgakov

Édition Robert Laffont

2009

581 pages

 

Attn ! Livre lu il y a un bout de temps !


Le Maître : un auteur désavoué par le régime communiste russe pour avoir écrit un livre sur la vie de Ponce Pilate dans une société qui se veut strictement athée.
Marguerite : son amoureuse qui quitte tous les jours son magnifique appartement pour retrouver son pauvre amant torturé.
Des destins qui sembleraient tragique puisque, afin de trouver la paix, le Maître s’exile dans une maison de fou. Mais voilà que débarque dans la grande Moscou le Diable en personne suivi de toute sa clique. Leurs mauvais tours mettront à feu et à sang plusieurs couches élevées de la société moscovite. Face à de telles manigances, on ne peut guère savoir maintenant qui pâtira et qui jouira de la présence du Diable en Russie mais ce qui est sûr, c’est que le régime communiste en prendra pour son rhume !

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Je sais bien que mon résumé est plutôt décousu mais je suis incapable de rassembler mes pensées pour vous en écrire un meilleur. J’essaierai donc de me rattraper dans mes commentaires, cela devrait être facile puisque ce roman est un vrai petit bijou 1._ de la littérature 2._ de l’histoire de la Russie. Ce qu’il faut savoir avant d’entamer le livre c’est que l’auteur en l’écrivant ne pensait jamais être publié car c’était impensable qu’une telle oeuvre soit acceptée sous le régime soviétique (il a été publiésans-titre dans les années 60 mais avec beaucoup de censure) et Boulgakov a étalé son écriture sur de nombreuses années, coupant par-ci, modifiant certains passages par-là. Il se permettait donc beaucoup de liberté de création alors même qu’à cette époque tout était censuré et seul les écrivains qui travaillait pour la propagande soviétique pouvait être publié. Dans son roman, Boulgakov dénonce tout, il est finalement, lui-même le Diable de son histoire, dévoilant toute l’hypocrisie qui règne dans son pays.

Que le Maître ou que Marguerite n’arrive que tard dans l’histoire ne m’a absolument pas déplut contrairement à plusieurs critiques que j’ai lu sur la blogosphère. Il faut prendre ce roman comme un livre historique romancé. Oui, bon, vous me direz que de mettre le Diable là-dedans ce n’est pas vraisemblable mais je crois que c’était la seule façon de faire tomber les masques. Donc, ce livre nous apprend comment les Russes vivaient à cette époque plutôt difficile, ou du moins comment certains vivaient difficilement car si l’on a la langue bien pendu et que l’on sait qui dénoncer on peut vite s’accaparer le bien des autres. Puis, si l’on a du fric, c’est sûr qu’il y aura moyen de trouver des denrées de qualité et en quantité suffisante ! Boulgakov se plaît à ajouter tout au long du roman des symboles qui nous sont expliqués en note de bas de page ce qui nous dévoile beaucoup de l’histoire russe mais aussi du travail acharné et documenté de l’auteur.

tumblr_me181rzces1rd0a3fo1_500 Bon, j’ai l’impression que mes commentaires sont tout aussi décousus que mon résumé. Je vais essayer que ce dernier paragraphe soit plus classique autrement je vais perdre tous les sains d’esprits qui viennent encore sur mon blog ;) Le Maître et Marguerite est une histoire en deux temps entrecoupé par une autre histoire parallèle … je ne suis pas très claire hein ? Ah zut. Bon, disons donc que l’on suit tout d’abord le Diable et sa clique (surtout sa clique) qui s’amuse à foutre le bordel au sein de la gente artistique et littéraire, envoyant gentiment à l’internement ou à l’exil nombre de personnes qui leur barre le chemin. Leur but : corrompre tout le monde ? Huum. Pas sûre. Plutôt faire payer tout ceux qui le méritent et qui croise leur route. Deuxièment, il y a cette histoire d’amour entre Marguerite, prête à tout abandonné pour cet écrivain génial quelle a baptisé le Maître et celui-ci qui, torturé par les critiques négatives sur l’oeuvre de sa vie est incapable de profiter de cette liaison. L’esprit douloureux du Maître fini par l’obliger à se rende lui-même dans un asile ce qui rend Marguerite folle de douleur. Celle-ci a la chance (ou la malchance ??) de rencontrer le Diable qui, en échange d’une nuit de service (ne penser pas croche ici) pourrait bien lui offrir ce dont elle rêve le plus au monde.  Et puis, il y a cette histoire parallèle : celle de Ponce Pilate, l’oeuvre du Maître. Ponce Pilate, le juge romain qui a du condamner à mort Jésus et ce, malgré lui.

Finalement, du Diable, de Ponce Pilate, de Marguerite et du Maître, je ne me suis pas beaucoup intéressé. J’ai plutôt vécu un immense coup de coeur, que dis-je ! un coup de foudre ! pour Boulgakov. Un écrivain qui exerçait sa passion dans l’ombre espérant que nous saurions un jour apprécier son oeuvre. Un énorme merci pour les vingt-cinq années de sacrifice qui ont été nécessaire à la création de ce roman.

 

Un autre gros merci à ceux qui sont venus à bout de cet étrange billet, décidément mon cerveau ne voulait pas suivre ce soir.

Images trouvées ici : http://my.opera.com/mustainev/archive/monthly/?month=201203
http://kritseldis.tumblr.com/post/36494561910/monument-to-the-cat-behemoth-and-koroviev-the

Posté par GeishaNellie à 21:41 - Littérature russe - Commentaires [2] - Permalien [#]
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Commentaires sur Le Maître et Marguerite

  • Quel excellent billet. Ravie que ce roman t'ait plu. Une lecture coup de coeur pour moi.

    Posté par Suzanne, 12 décembre 2013 à 10:18 | | Répondre
  • Oh merci pour ton compliment ! J'ai été vraiment marqué par ma lecture.

    Posté par GeishaNellie, 14 décembre 2013 à 20:51 | | Répondre
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