26 avril 2014

La marche en forêt

alto-marcheforet

 

Catherine Leroux

Alto

2012

293 pages




« C’est l’histoire d’une famille racontée à travers ses membres, ses lieux, ses satellites. Un chef de clan amoureux de sa reine, qui vit sans le savoir un compte à rebours. Une demi-soeur qui ne veut plus parler à qui que ce soit pour le reste de ses jours. Un fils violent et sans remords réfugié derrière un écran. Une tante qui cherche à se guérir à coups de séances de spiritisme. Une mère qui préfère la chasse aux berceuses. Une petite-cousine qui lance des pierres.
Dans le tic-tac d’une horloge ancestrale ou au son d’un tambour de guerre, les secrets éclatent, les liens se créent ou se rompent au gré des secousses, les vies commencent ou se terminent dans le même champ gravitationnel qui a pour centre la maison familiale. »
dos de couverture

4coeurs copy  Lu il y a un bout de temps …
J’ai entendu parler de cette auteure plus d’une fois et cette saga familiale me tentait depuis longtemps (toutes les sages familiales me tentent en fait !) mais il a fallut que je tombe nez à nez avec ce livre dans une magnifique librairie indépendante pour enfin me permettre de l’acheter. Au fil des pages nous lisons les histoires de différents membres de la famille Brûlé qui se juxtapose les unes sur les autres tout en défilant les récits sur plusieurs années. Toutefois, il y a cette ancêtre, bien loin de notre époque, dont le récit reste malgré tout en filigrane tout le long de notre lecture. C’est même avec les aventures de cette femme, une Amérindienne du nom d’Alma que nous commençons le livre. Prisonnière de sa famille nombreuse et des travaux de la ferme si loin de ses désirs de chasse, elle rêve d’émancipation. Elle pourrait transparaître comme un personnage féminin fort au destin plutôt triste mais les sacrifices qu’elle fera pour assouvir ses rêves m’ont vite écoeuré d’elle. J’ai apprit à la détester et chaque page tournée qui me ramenait à elle me faisait jurer silencieusement (les pages inutiles pour la continuité du récit ont même été simplement sautées). Pourtant, je suis habituellement touchée par les personnages amérindiens qui souvent ont a souffrir du déracinement et de la perte de leur culture mais Alma est carrément dérangé et son irresponsabilité m’a fait mal au coeur. C’est pourtant le seul bémol que je donnerai à ce livre car le restant des récits étaient vraiment intéressants.

La famille Brûlé ressemble à n’importe quelle autre famille québécoise avec ses tensions, ses membres parfois un peu timbrés et ses souffrances. On s’attache à eux et on aime leur humanité, leur imperfection. Il y a eu des moments (statut FB à l’appui !) où j’étais très en colère contre l’auteure d’avoir fait vivre certaines choses à ses personnages. Je me disais constamment «ils avaient bien le droit de vivre heureux quand même !», preuve que le livre est venu me toucher profondément. Avec cette auteure il faut donc se dire qu’après tout, c’est pas mal ça la vie, il n’y a pas toujours des fins heureuses !

Posté par GeishaNellie à 10:36 - Littérature québécoise - Commentaires [2] - Permalien [#]

dentelle


Commentaires sur La marche en forêt

  • Je suis contente que tu aies aimé. J'ai un souvenir très fort de ce roman, notamment de l'image de la famille.

    Posté par Karine:), 13 mai 2014 à 18:07 | | Répondre
  • Oui, très bon. Mais BN, c'était gagné d'avance, j'adore les sagas familiales !!

    Posté par GeishaNellie, 14 mai 2014 à 09:18 | | Répondre
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