12 juillet 2014

Un jardin de papier

un jardin de papier

 

Thomas Wharton

Éditions Alto

2007

487 pages



Tout commence dans un Québec en ruine qui sera bientôt aux mains des Anglais. Dans les décombres d’une librairie un colonel rencontre la jeune fille propriétaire des lieux. Comme dans les contes de Les Mille et Une Nuits, elle lui raconte le livre qu’elle s’imagine, nous partageant l’histoire d’un imprimeur de génie, du comte d’Ostrov fasciné par les machines et les rouages, d’un abbé québécois, d’une enfant qui sait respirer sous l’eau et de bien d’autres personnages fascinants. 

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J’ai utilisé le titre de Les Mille et Une Nuits comme sur la quatrième de couverture de ce roman car c’est vraiment la comparaison qui lui sied le mieux. En se plongeant dans ce livre, on a l’impression de découvrir plusieurs histoires en une, comme une boîte qui lentement, au fur et à mesure de notre lecture, s’ouvre pour en dévoiler une plus petite. Le fil principal reste toujours le même ce n’est pas exactement comme Les Mille et Une Nuits, livre que j’ai abandonné assez vite, mais cela en a l’inspiration avec cette multitude de personnages étranges qui nous raconte l’un après l’autre, leurs aventures. Malgré tout, la comparaison en reste là car la lecture de Un jardin de papier a été beaucoup plus facile à suivre et m’a bien plus accroché que le recueil de contes arabes.

Tout le long de notre lecture, l’auteur flirte avec le fantastique. Par ci, par là nous retrouvons des éléments appartenant à ce genre littéraire mais malgré tout, il ne teinte pas le livre au point que je pourrais l’y catégorisé. Un peu d’automates en porcelaine accompagnés de garçon à douze doigts, ça ne fait pas nécessairement de ce roman un roman fantastique, non ? Cela nous baigne plutôt dans l’idée d’un conte, un conte fort volumineux mais plutôt ça qu’un livre fantastique. Pour ma part, j’ai toujours trouvé que les contes se lisaient tous seuls, jamais je n’ai accroché sur l’un ou même abandonné ma lecture (bon, à part Les Mille et Un Nuits et je suis sûre que si j’y pense bien je vous en trouverai d’autres !), c’est donc un point de plus pour Un jardin de papier.

Décidément, plus je vous en parle et plus je me rends compte que je suis rouillée dans l’écriture de billet, heu non ! non ! plutôt qu’il est difficile de bien d’écrire ce livre car il est très différent des autres. Assurément, pour les amoureux du papier il sera un excellent choix car il parle de livres du début à la fin. Le livre que l’on lit mais surtout, celui que l’on crée. Nous découvrons donc le métier d’imprimeur dans ses moindres détails. Je dois avouer que de se tourner plutôt vers le créateur que le lecteur a quelque chose de rafraîchissant. J’ai adoré suivre les indications de Flood à propos de sa presse à imprimer même s’il me perdait très souvent. Mon imagination était titillée par la texture ultra-fine du papier chinois qui crissait entre mes mains. Vraiment toute une expérience pour une gaga du livre ! Sans parler que l’on parcours les mers avec ce désir de créer LE livre car Flood est un imprimeur d’oeuvre unique. On ne sait pas comment cela va finir mais l’on sait que dans les dernières pages nous aurons entre les mains la création en puissance que tout lecteur nous enviera. Prenez garde de ne pas posséder le livre sans vouloir le lire !

Posté par GeishaNellie à 21:51 - Littérature canadienne - Commentaires [4] - Permalien [#]

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Commentaires sur Un jardin de papier

    Reçu dans un swap il y a une éteeeernité. Tu me donnes le goût de m'y mettre, ne serait-ce que pour la différence.

    Posté par Karine:), 20 juillet 2014 à 20:40 | | Répondre
  • Très tentant! Je note!

    Posté par Edelwe, 24 juillet 2014 à 13:32 | | Répondre
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