05 octobre 2014

La fiancée américaine

la fiancée américiane

 

Éric Dupont

Éditions Marchand de Feuilles

2013

557 pages

 

L’histoire de la famille Lamontagne originaire de Rivière-du-Loup. Parmi les étranges destins que comptera cette famille on retrouve cette jeune Madeleine dites «L’Américaine», morte en couches alors même qu’elle participait à un spectacle de la Nativité, le Cheval Lamontagne son fils, homme fort devenu croque-mort qui sera lui-même le père d’une petite Madeleine qui deviendra la propriétaire de la chaîne de restaurant Chez Mado inc, une multinationale.

3etdemi

Je devais terminer cette lecture pour le 29 octobre soit à l’occasion d’une lecture commune pour Québec en Septembre. Encore une fois je n’arrive pas à atteindre des objectifs simples si bien que ce n’est que maintenant que je vous poste ce billet ayant fini ma lecture qu’hier.

Je dois avouer que j’ai eu beaucoup de difficulté à embarquer dans CyrLouis cette lecture. DroiteAu tout début, j’appréciais ce monde d’hommes forts que je ne connaissais pas, cela me donnait l’envie d’aller me plonger dans les livres d’histoires ou d’aller me perdre dans mes balades à l’Ermitage Saint-Antoine qui a consacré un musée à Victor Delamarre. Question de génétique peut-être, le Québec compte beaucoup d’hommes forts mais je n’avais, jusqu’ici, jamais été porté sur ce sujet. Malheureusement, une fois l’effet de nouveauté apaisé, l’ennui s’est vite installé. La vie des Lamontagne me rappelait beaucoup d’autres histoires que j’avais déjà lu et, pour dire vrai, ressemblait à beaucoup d’autres destinées. Même si je retrouvais de nombreux clin d’oeil à des personnages historiques accompagné d’une petite touche de fantastique, je n’accrochais pas.

La seconde partie, elle, m’a fait un peu oublié mon ennui car malgré tout ce qui a pu être dit contre lui, Gabriel Lamontagne m’a tout de suite plut, il avait beau être coureur de jupons, naïf, balloté par les évènements qui le mène de ci de là et le manipule. Gabriel m’a séduite et à moi, il aurait pu voler plein de livres sans soucis. Comme c’est beau tout de même un amant qui choisie de collectionner les livres ! Vous comprendrez que par opposition, son frère jumeau Michel m’a complètement déplut, tout en lui m’était antipathique et surtout la façon dont il traite Gabriel et chérie sa petite maman pourtant si calculatrice.

Quoiqu’il en soit, tout ce livre ne me semble avoir prit sa véritable importance qu’au moment où la narration est cédée à Magdalena Berg. Jusqu’ici, on nous raconte l’histoire d’une famille québécoise assez semblable aux autres (bon, sauf qu’on y retrouve une multimillionnaire et une grand-mère qui ne veut pas mourir) puis Gabriel a l’idée brillante de se rendre en Allemagne et de rencontrer cette octogénaire qui a vécut la Grande Guerre, dorénavant les personnages deviennent les porteurs de quelque chose de bien plus important qu’eux. Je crois qu’il n’y a pas meilleur façon d’avertir des dangers de la guerre qu’avec la plume et il n’y aura décidément pas meilleure plume pour ce faire qu’ÉricBundesarchiv_Bild_146-1990-001-30,_Flüchtlingstreck Dupont. Les carnets de Magda devraient être lus au secondaire car même tous adolescents que sont les étudiants, ils ne pourraient faire fît d’une histoire si violente. J’ai été si ébranlé par ce récit que j’ai été incapable de le lire d’une traite. Soudainement, j’ai pris peur, tout en remerciant le ciel de ne pas avoir connu la guerre, je me suis dit que finalement c’est toujours le peuple qui paie qu’il ai choisi ou non leur dirigeant. Malheureusement, mon chum étant russe, j’ai été aussi un peu ébranlé de l’horreur que lui-même devrait porter sur ses épaules, moi qui ai de la difficulté à penser à ce que mes ancêtres ont pu faire afin de réussir leur colonisation du Québec.

Encore une fois, je m’égare mais tout cela pour vous dire que je n’aurais jamais été capable d’apprécier autant ce livre ni l’écriture d’Éric Dupont s’il n’avait pas parlé d’un sujet aussi sensible que la Deuxième Guerre Mondiale. C’est profondément touchée que je sors de cette lecture mais sans crier au chef d’oeuvre. Je considère tout de même que cette lecture devrait se tenir au côté de La case de l’Oncle Tom dans toute liste personnelle de livre à lire dans une vie.

Source des images :
- http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Cyr
- http://fr.wikipedia.org/wiki/Prusse-Orientale#mediaviewer/File:Bundesarchiv_Bild_146-1990-001-30,_Fl%C3%BCchtlingstreck.jpg

Posté par GeishaNellie à 21:07 - Littérature québécoise - Commentaires [4] - Permalien [#]

dentelle


Commentaires sur La fiancée américaine

  • Comme toi, j'ai apprécié le début. Le changement de style pour passer à l'épistolaire m'a gêné.
    Amicalement
    Le Papou

    Posté par Le Papou, 07 octobre 2014 à 04:18 | | Répondre
    • C'est un livre peut-être difficile à apprécier du début à la fin.

      Posté par GeishaNellie, 07 octobre 2014 à 16:59 | | Répondre
  • J'ai beaucoup aimé mais j'ai aussi eu du mal avec l'épistolaire au début. Mais j'ai apprécié les différentes perspectives.

    Posté par Karine:), 19 octobre 2014 à 12:15 | | Répondre
    • Cela n'empêche pas que c'est un excellent livre malgré ses faiblesses.

      Posté par GeishaNellie, 30 octobre 2014 à 11:05 | | Répondre
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