19 novembre 2014

Frontière barbare

  frontières barbares

 

Serge Brussolo

Gallimard

2013

429 pages

 

« En tant qu’exovétérinaire, David Sarcella parcourt l’univers de monde en monde, pour le compte de l’Organisation des planètes unies. Sa mission : pacifier et réhabiliter les exomorphes belliqueux, une fois les conflits terminés. Il est aidé par sa femme, Ula, qui possède elle-même des gènes extraterrestres. Leur nouvelle mission les entraine sur la planète Mémoriana, où un cessez-le-feu semble sur le point d’être négocié. Sur place, toutefois, les exomorphes ne s’en laissent pas conter et la situation s’avère plus dangereuse que prévu. » dos de couverture

3coeurs


Lu il y a un bout.

Ce livre m’a interpellé dès que je l’ai vu sur les rayons des librairies, tout y était pour me séduire : Serge Brussolo que j’avais déjà tant aimé dans Trajets et itinéraires de l’oubli, de la sf (ça faisait un bout de temps quand même et pour que je demeure un peu saine d’esprit il faut que j’en consomme), une inscription «inédit» sur le livre et des bibittes extraterrestres. Mais voilà, tout comme moi vous avez lu le résumé et il n’est écrit nulle part que l’on va surtout parler de David et de sa relation avec sa femme à moitié cinglée. On commence le livre en se disant qu’on va lire une histoire du nouveau rôle de vétérinaire dans le futur ou plutôt dans l’espace (quand nous serons confrontés à plein d’animaux monstrueux qui vont essayer de nous bouffer, y va ben falloir que les vétérinaires s’adaptent) et qu’on va découvrir tout plein de nouvelles espèces et des extraterrestres, trop super ! Pouet ! Pouet ! Pouet !

Au tout début, j’aimais bien l’idée de ce bâtiment enseveli sous-terre où différentes nations extra-terrestres pouvaient louer des locaux afin de se battre jusqu’au génocide mais j’étais perplexe pour ce qui est de visiter ce monde ultra-agressif et je sentais venir les descriptions répugnantes qui me soulèveraient le coeur. Et puis, lorsque j’ai compris que tout ce que je découvrirais comme nouveaux animaux seraient simplement des armes sur quatre pattes (ou moins, ou plus, bref qu’importe) j’ai été déçue et j’ai eu de la difficulté à m’empêcher de lâcher le livre. De plus, ces descriptions de trompes qui crachent des jets de flammes ou d’œufs explosifs lâchés sur la tête des soldats ne m’attiraient pas du tout et ne me semblaient pas crédibles. Ajoutons à cela, que la femme de David qui possède des gènes extra-terrestres souffre aussi de cette agressivité, de ce goût du risque et que tout ceux qui l’approche deviennent complètement accro à elle comme à une drogue.

Tout au long du livre nous découvrons donc les moyens utilisés par David pour rester auprès de sa femme, de cacher son véritable caractère aux yeux des gens et la façon qu’il découvrira de protéger ses enfants des effets néfastes du contact de leur mère. Ce qui me déplaisait le plus là-dedans, c’est que même si je savais que David était sous l’effet de Ula, je ne le ressentais pas, je le trouvais trop intelligent, trop logique et calme pour être son mari. Normalement, il aurait du être complètement névrosé à son contact et en manque lorsque séparé d’elle. Malgré tout ce qu’il fera afin d’être à ses côtés, je n’y croyais pas. D’autres hommes avaient perdu presque toute leur famille parce qu’ils avaient passé un souper avec elle mais David, lui, semble trop bien s’en tirer.

Bref, un livre dont j’attendais beaucoup mais qui n’a pas sut me plaire. Toutefois, il n’en reste pas moins qu’il était très original ce qui est un des points importants de la sf.

Posté par GeishaNellie à 08:57 - Littérature de science-fiction - Commentaires [2] - Permalien [#]

dentelle


Commentaires sur Frontière barbare

    Je passe.
    Le Papou

    Posté par Le Papou, 28 novembre 2014 à 10:54 | | Répondre
    • Il y a mieux mais peut-être aurais-tu aimé. Je suis toujours à contre-courant des autres.

      Posté par GeishaNellie, 29 novembre 2014 à 14:43 | | Répondre
Nouveau commentaire