24 février 2016

Rosa Candida

Lu dans le cadre du défi Le tour du monde en 8 ans (Islande)


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Audur Ava Olafsdottir

Points

2012

332 pages

 

Arnljotur a vingt deux ans, dans un pays où rien ne pousse sauf la mousse sur les champs de lave, il est passionné d’horticulture. Il aime spécialement les roses et surtout, sa rosa candida à huit pétales. Il décide de partir afin d’aller s’occuper d’un jardin monastique presque à l’abandon et qui autrefois, aurait possédé l’une des plus belles roseraies. Ses plans seront chamboulés par le coup de fil d’Anna, la mère de leur enfant qui lui demande de prendre soin de leur fille le temps qu’elle termine son mémoire en génétique. Arnljoltur aura alors tout à apprendre sur sa petite Flora Sol.

4coeurs


Lorsque j’ai choisi ce livre, j’avais surtout envie qu’on me parle de fleurs, de jardinage, d’une passion dévorante pour les semis et les boutures rares et pourtant, ce qui m’a attiré dès le début, c’est le champ de lave …. Et voilà, j’étais agrippé, on me dévoilait un pays dont je ne savais rien, un désert où rien ne pousse et où je me voyais bien m’étendre afin d’y trouver solitude et paix. Au fait, vous saviez que les billets d’avion pour l’Islande coûtait moins cher que ceux pour la Croatie ? Vous voyez où va mon intérêt lol.

Puis, le personnage quitte son pays afin de partir retaper une ancienne roseraie bénévolement, j’avais bien hâte de voir ce jardin en friche et que l’on me parle enfin de toutes ces anciennes espèces de roses quasi disparue. J’ai été étonné de découvrir que l’auteure ne concentrait pas autant son attention sur les plantes qu’Arnljotur bichonne mais plutôt vers le petit village éloigné où l’on parle un dialecte, lui aussi, quasi disparu et qui entoure le monastère. J’ai adoré suivre le personnage dans ses promenades au milieu de ce

roseraie

minuscule endroit, je me voyais moi-même m’asseoir au café siroté un expresso, manger du poulpe au resto et bouquiner dans la librairie où il est impossible de trouver un livre dans une langue compréhensible.

Pourtant, le plus grand plaisir pour le lecteur est bien tous les efforts du jeune homme afin de devenir un père. Lui à qui l’on n’avait jamais demandé d’implication, le voilà maintenant parfaitement à l’aise dans son rôle de paternel, apprenant à la fois comment changer une couche et comment préparer un repas. Je suis devenue complètement gaga d’Arnljotur mais je dois avouer qu’un bébé comme Flora Sol c’est pas mal trop beau pour être vrai. Mais tout le roman est si délicieux et délicat, tout en finesse et en plaisir qu’on ne peut s’arrêter sur ce genre de détail. Véritablement, c’est un roman bonbon, qui sait nous faire plaisir du début jusqu’à la fin tout en laissant la place à la vraie vie avec ses drames et ses souffrances.

Extrait (un petit bout qui vient chercher le côté femme fragile en moi ...)

« Je dis ensuite aurevoir à Anna pour la deuxième fois en lui souhaitant bon voyage et lui répète une fois de plus qu'elle n'a pas besoin de s'en faire. Être un homme, c'est pouvoir dire à une femme de ne pas se faire de soucis superflus. » p.226


N.B. Il manque certains accents spécifiques à la langue islandaise dans mon texte mon clavier, voyez-vous, n'a pas voulu me donner un coup de main et décidément, je ne voyais pas comment vous livrer autre chose que ce texte plutôt abîmée. Bien désolé ...


Lien de l'image :

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Posté par GeishaNellie à 15:11 - Littérature islandaise - Commentaires [0] - Permalien [#]
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dentelle


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