10 août 2016

Roi du matin, reine du jour

Lu dans le cadre du défi Le tour du monde en 8 ans de Helran : Irlande


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Ian MacDonald

DeNoël

480 pages

2009




«
Emily Desmond, Jessica Caldwell, Enye MacCall, trois générations de femmes irlandaises, folles pour certains, sorcières pour d'autres. La première fréquente les lutins du bois de Bridestone quand son père, astronome, essaie de communiquer avec des extraterrestres qu'il imagine embarqués sur une comète. La seconde, jeune Dublinoise mythomane, se réfugie dans ses mensonges parce que la vérité est sans doute trop dure à supporter. Quant à Enye MacColl, katana à la main, elle mène un combat secret contre des monstres venus d'on ne sait où.» 4e de couverture

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Le Mygmus, le sein des mythes là où atterri toutes les créations de nos esprits, autant celles déjà imaginées que celles à créer mais à certaines occasions, cet Outremonde se lie au notre. Quelques personnes possèdent le pouvoir d'influencer le Mygmus, on dit de ces gens qu'ils sont mythoconscients. C'est ce que sont Emily, Jessica et Enye. Certaines manipulent les monstres mais d'autres les combatte afin d'éviter que le tissu de la réalité ne se déchire et que les deux mondes ne fassent plus qu'un.

Sur certains blogs, j'ai lu des résumés beaucoup plus complets que celui que je viens de faire mais je préfère éviter de vous donner trop d'indice sur l'histoire de ces femmes et la chronologie du récit. Mon billet sera aussi plutôt succinct car j'ai eu toute les misères du monde à terminer ce livre. Il me tombait des mains. Pourtant, ce n'était pas tant d'ennui que de désintérêt. J'ai lu avec beaucoup de plaisir les deux premières parties : les histoires de Emily et Jessica, deux jeunes filles au fort caractère qui on su obtenir ce qu'elles voulaient grâce à leur mythoconscience. Toutefois, la dernière partie, celle d'Enye m'a coupé mon élan. Femme plus moderne, Enye est blessée par la vie et sa mythoconsicence est si faible qu'elle doit la booster avec de la drogue afin de voir le Mygmus mais elle tente tant bien que mal de combattre les monstres venus de l'Outremonde grâce à ses katanas. Bref, elle a des allures de Trinity dans le film The Matrix. Bon, appelez moi vieux jeu, mais je ne voyais pas pourquoi l'auteur avait décidé de mélanger folklore irlandais et culture japonaise. Je sais que le mélange des genres est très apprécié chez les lecteurs mais pour moi sa ne collait pas du tout. Ajoutez à cela que cette dernière partie est la plus volumineuse et que j'avais dévoré les deux premières à toute vitesse et voilà, j'étais foutu, je lisais à pas de tortue en essayant de démêler une chronologie auquel je ne comprenais rien, problème qui était absent du début du livre. Pourtant, l'histoire d'Enye est l'aboutissement entre le monde d'aujourd'hui et les croyances d'autrefois, une façon de moderniser les superstitions irlandaises peut-être un peu démodées et ce, fait avec beaucoup d'intelligence de la part de l'auteur. Pourtant ... je n'ai pas réussi à m'y plaire.

Il n'en reste pas moins que ce livre est d'une grande originalité et revisite merveilleusement la littérature fantastique irlandaise. Il nous donne un autre point de vu du folklore et de la création humaine. Dommage que pour moi, cela n'ai pas accroché

Extrait :

J'ai lu ceci qui m'a quelque peu insulté. Je crois que lui et moi on ne lit pas le même genre de livre ...

« Tu achètes un livre, tu regardes un film ou la télé, que vois-tu ? Des vieux trucs, des personnages aux motivations et aux rapports éculés vus des centaines de fois et remixés à l'infini.» p.404

Posté par GeishaNellie à 00:00 - Littérature fantastique - Commentaires [0] - Permalien [#]
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