La bouquinerie au coin des deux colombes

Pour tous les passionnés de littérature, des livres à la tonne !!

20 octobre 2009

BIS Quarante chroniques de l'Au-delà

B_O_B

En collaboration avec les éditions Robert Laffont


BisDavid Eagleman

Éditions Nil

2009

169

Quarante petites histoires sur ce que pourrait être l'Au-delà si l'on avait quelque peu d'imagination. Voilà ce que nous propose ce livre qui est en fait un peu comme un recueil de nouvelles qui réinvente le même thème à toutes les pages. Une façon bien originale de nous remettre en question, car parfois Dieu n'est absolument pas ce que l'on croit qu'il est. Autant dans une histoire il peut s'agir d'un microbe, autant dans l'autre il peut ne pas exister, dans une autre il n'y a pas d'Au-delà et dans la suivante l'on peut choisir à notre mort de se réincarner en ce que l'on veut. Et si l'Au-delà était une grande pièce de théâtre où nous sommes les acteurs pour les vivants ? Et si l'humain était une expérience devenu incontrôlable par les créateurs ? Plein de petites histoires afin de nous faire voir les choses de façon bien différentes de celles que nous connaissions.

smiley etoilesmiley etoilesmiley etoileSi tous les livres que B-O-B m'avait envoyé jusqu'ici on été une joyeuse découverte, celui-cDavidEaglemani fait exception à la règle. Disons qu'au début j'ai été enchanté de toutes les variantes de l'Au-delà que nous offre l'auteur, puis je me suis lassée et finalement, j'étais incapable de me rappeler ce que j'avais lu dix pages en arrière :| . Pourtant, ces petites histoires étaient bien originales et j'appréciais beaucoup, c'est seulement que trop de variations sur un même thème contenu dans bien peu de pages chacune a fini par ne plus captiver mon attention. Je lui donne tout de même un 3/5, car comme je l'ai mentionné plusieurs histoires étaient très originales, toutefois peut-être aurais-je plutôt sélectionné quelques-unes et approfondis leur écriture. Ainsi, j'ai eu un faible pour Champs élyséens, Revirement et bien d'autres, mais peut-être que 40 petits textes c'est trop pour ma capacité de concentration :S

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05 septembre 2009

Autant en emporte le vent I

Lu dans le cadre du Blog_o_tr_sor


349534490_smallMargaret Mitchell

Éditions Gallimard

2007

476 pages



Scarlett O'Hara est la fille aînée d'un riche propriétaire terrien géorgien. C'est une jeune fille d'une extrême beauté et d'une grande vitalité, mais à l'époque où se passe l'histoire (lors de la Guerre Civile Américaine de 1861-1865) les femmes se devaient de taire leur véritable caractère. Elles étaient éduquées par leur mère et leur mama (esclave noire) afin de devenir des << femmes du monde >> capable de séduire n'importe quel homme d'un seul battement de cils, mais ne devant jamais montrer une seule bribes d'intelligence. Scarlett, elle, a fait de la séduction une guerre dont elle veut remporter toutes les batailles, ainsi il est hors de question qu'elle laisse une autre jeune fille s'approprier ses galants. Lorsqu'elle apprend que le seul homme qu'elle aime véritablement (et cela malgré son égoïsme sans borne et sa fourberie cruelle) Ashley Wilkes va épouser, non pas elle, mais bien sa cousine Mélanie, Scarlett tombe dans une rage noire. Pour blesser Ashley et une de ses rivales elle ira jusqu'à épouser le frère de Mélanie, mais elle découvrira que le fait d'être une femme mariée est bien loin de ce à quoi elle s'attendait et la guerre qui éclate soudain n'aide pas beaucoup plus.

smiley etoilesmiley etoile Lorsque j'étais jeune j'adorais écouter Autant en emporte le vent à la télévision, il revenait une fois par année toujours à la même saison et pas une seule fois je ne le manquais, je demandais même une permission spéciale à ma mère pour pouvoir me coucher plus tard ce soir là. Alors, il est bien évident quegine_with_the_wind pour moi lire ce roman était vraiment important, un peu comme un but à atteindre. Malheureusement, ce but je l'ai atteint sans sourire. Je savais déjà que le personnage principal, Scarlett O'Hara, était une jeune fille égoïste, une antihéros en somme, mais n'avais-je pas déjà adoré Les hauts de Hurle-Vent de Émilie Brontë qui nous présente aussi des antihéros ? Mais le charme n'a pas du tout opéré, en fait plus la lecture se prolongeait et plus j'ai pris en grippe Scarlett. C'est exactement le genre de femme qui m'écoeure. Oui, je sais que je devrais essayer de me mettre à la place des femmes de cette époque, mais en fait c'est toute la société dans laquelle elle évolue qui est contraire à ma façon de penser. Ces gens détestent réfléchir, lire, s'éduquer, ils ne désirent que parier, se battre, monter à cheval, ils ne veulent aucunement se cultiver et considère comme étrange les gens qui le font. Et moi qui adore tout ce qui est culturel ! Ces gens vont se battre contre l'abolition de l'esclavagisme, mais pas une seule fois ils vont se rendre compte que ces gens qu'ils disent être leur esclave ont pris dans leur vie une place bien plus importante ?? Après tout, il n'y a qu'à regarder le rôle de la mama de Scarlett ou celui de l'oncle Peter qui régente absolument tout dans la maison. En fait, si << les maîtres >> de l'oncle Peter ne l'avait pas, ils en seraient morts depuis longtemps. Je trouve que Margaret Mitchell nous présente des personnes d'esclaves qui ont une intelligence très aigue et qui nous empêche de les voir vraiment dans le statut qu'ils ont, alors que les personnages blancs ne m'ont attiré absolument aucune sympathie jusqu'ici sauf peut-être la si gentille Mélanie.

Il faut ausi que je mentionne la piètre qualité de l'édition que je possède. Je ne sais pas combien de fois j'ai trouvé des fautes de frappe ou même des noms propres que l'on n'écrivait pas de la même façon d'une fois à l'autre. Des mots qui n'avaient aucun sens et qui étaient difficiles à comprendre. Cela ne m'a guère donné Margaret_Mitchell_3le goût de continuer ma lecture au-delà de ce premier tome. Certes, je dois avouer que je suis curieuse de savoir ce qui va arriver avec les personnages dans le second tome, car les descriptions de l'auteur sur les horreurs de la guerre nous touche violemment. Malheureusement, elles sont vu par les yeux d'une fille qui n'en a cure de ce qui se passe autour d'elle tant qu'elle a encore des robes neuves et bien saillantes à ce mettre sur le dos malgré le blocus naval. Alors, je suis bien désolée mais je passe mon tour pour le second tome, toutefois je considère mon blog-o-trésor réussi !

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08 juillet 2009

Gatsby le Magnifique

Sans_titreF. Scott Fitzgeraldblog_o_tresor

Éditions Grasset

282 pages

1996

Nick part habiter à West Egg afin d'apprendre le métier d'agent de change. Il s'y loue une maison voisine de celle, fort luxueuse d'un certain Monsieur Gatsby. Homme mystérieux, Gatsby ouvre pourtant ses portes de façon régulière afin d'accueillir un grand nombre d'invité qui, pour la plupart, ignore même jusqu'à son apparence, mais qui sont attirés par son argent comme des mouches sur du miel. Nick est l'un des rares qui pourra pénétré le cercle secret de ce voisin fort distant et il tombe vite sous son charme. Sa grande amitié pour Gatsby le mènera à mettre à jour plusieurs de ses mystères dont celui d'un grand amour qui ne se serait jamais éteint.

smiley etoilesmiley etoilesmiley etoile Gatsby le magnifique était un livre dont j'avais beaucoup entendu parler, spécialement dans l'un des romans de John Irving ce qui m'avait inspiré un désir hardent à le lire ce dont m'a donné l'occasion le défi blog-o-trésor. Tout le monde semblait voir là un des plus grands chef d'oeuvre de la littératurefitzgerald américaine et je m'y attendais aussi puisque ma première expérience avec les suggestions du blog-o-trésor m'avait donné à y croire. Toutefois, je dois avouer ne pas avoir été happée par ma lecture. J'avais toute les misères du monde à suivre les pages, car le personnage principal, Gatsby, était à mes yeux, inconsistant. Encore maintenant je serais incapable de lui donner un visage ou même un caractère précis. Il est grand amoureux, mais ne semble pas un passionné autrement. Il est grandement aimé par Nick, mais je ne vois pas en quoi il l'ai mérité. Malgré tout, la fin est touchante et plus solide et vivante que toutes les autres parties du roman.
Je dois avouer avoir eu un faible plus marqué pour les pages suivant le roman. Dans cette édition, quelques-unes sont réservées à la correspondance entre l'auteur et un des directeurs littéraires de la maison d'édition le publiant à l'époque. Ces quelques lignes témoignent beaucoup du caractère de Fitzgerald, mais surtout des étapes de la création à la publication d'un livre, ce que j'ai grandement apprécié.

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03 décembre 2008

Dernier rapport sur les miracles à Little No Horse

challengeabc2008

Dernier_rapport___little_no_horse__pochette_Louise Erdrich (1954-)

Éditions Albin Michel

533 pages

2003



Le père Damien Modeste porte un lourd secret et sa mémoire est trouée comme une gruyère lorsqu'il pénètre pour la première fois sur la réserve de Little No Horse afin d'y prendre son poste de prêtre dans le peuple anishinaabeg. Sa tâche est de convertir les Amérindiens à la religion chrétienne, mais le temps passant il s'attache aux gens de cette réserve et peut-être est-ce même finalement lui qui est converti.

Au moment où se passe l'histoire, le père Modeste a presque cent ans, son histoire est aussi profondément ancrée dans le peuple anishinaabeg que beaucoup d'autres familles amérindiennes dont il est maintenant le porteur des secrets mais voilà qu'arrive un prêtre (le prêtre Jude) venu droit du Vatican afin d'enquêter sur la possibilité de canoniser une des sœurs ayant vécu là. Si les rumeurs disent d'elle qu'elle fut une sainte de son vivant, ce que le prêtre Damien Modeste et beaucoup d'autres personnes on a en dire et tout à fait différent. Toutefois, le prêtre Jude se frappera le nez contre le silence de beaucoup des habitants de la réserve, seul le père Damien se laissera tenter à parler, mais avant tout il devra raconter à son homologue plus jeune toutes ses années sur la réserve en tant qu'ecclésiastique, voilà qui pourrait être bien intéressant.

Commentaires etoileetoileetoile

Je m'étais procurée ce livre car j'avais précédemment adoré le roman La chorale des maîtres bouchers de cette même auteure, mais si ce roman ne s'est pas avéré aussi séduisant que l'autre, il n'a pas non plus été une torture à lire, car je l'ai carrément dévoré. Malheureusement, le thème des Amérindiens opprimés par les hommes blancs est certes encore d'actualité, mais me semblait bien moins attirant qu'autrefois. Il est évidement fort intéressant de suivre l'histoire de toutes les familles de la réserve tout au long de la vie du louise_erdrichPère Modeste et même plus encore, toutefois à ce sujet, une chance que l'on a la première page qui explique les multiples liaisons, car autrement on s'en sortirait jamais ! Parfois, j'avais même l'impression que l'auteure se trompait de personnage (quand t'as dix Marie, à un moment donné c'est un peu compliqué à suivre), mais ce n'est sûrement pas moi qui vait lui dicter son travail !

Je dois applaudir Louise Erdrich sur un point : ses personnages sont véritablement criants de vérité, ils ne sont aucunement idéalisés ou enlaidis et on y croit ! Bien entendu, il est à noter que certaines parties de l'histoire sont un peu plus fantastiques que ce à quoi on s'attendrait dans la vie de tous les jours, mais ça n'a fait qu'ajouter du piquant à ma lecture. En bref, si cette lecture ne m'a pas particulièrement envoûté, je ne me décourage aucunement et je me permettrai dans le futur sûrement d'autres livres de cette auteure. Le thème simplement me convenait moins qu'à l'habitude.

Extrait :

<< Nous voyons passer les saisons, les lunes s'arrondir et s'obscurcir, les nourrissons devenir des vieillards, mais ceci n'est pas le temps. Nous voyons l'eau battre contre le rivage et à chaque vague nous disons qu'un moment a passé, mais ceci n'est pas le temps. En nous, nous sentons notre force passer de la faiblesse d'un bébé à la force d'un jeune, puis à l'endurance d'un homme pour revenir à la faiblesse d'un bébé, mais ceci n'est pas le temps non plus, pas plus que ne le sont vos pendules et vos cloches d'hommes blancs, ni le soleil qui se lève et le soleil qui se couche. Ces choses-là ne sont pas le temps. [...] Le temps est un poisson, [...] et nous vivons tous sur le rayon de sa nageoire. >> p. 234 

Autres livres de l'auteur :

- Ce qui a dévoré nos coeurs (2007)

- L'amour sorcier (2003)

- L'épouse antilope (2002)

Lu dans le cadre du Challenge ABC 2008


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04 novembre 2008

L'hôtel New Hampshire

challengeabc2008

l_h_tel_New_Hamphsire__pochette_John Irving (1942-)

Éditions du Club Québec Loisirs

473 pages

1982



John Berry est le troisième d'une famille américaine qui comptera 5 enfants :Frank, Franny, John, Lilly et Egg.  Dans ce roman, il nous raconte l'histoire un peu abracadabrante de sa famille très clairement pas comme les autres en passant par les moments heureux tout comme ceux l'étant un peu moins (très nombreux ceux là) et par trois Hôtel New Hampshire. Cette histoire s'étale sur plus de vingt ans et sur tout autant de souvenirs. Elle nous fait connaître deux continents et deux ours, un pas très  futé et une, par trop intelligente. On y rencontre aussi deux Freud, une naine qui désire grandir, un chien empaillé qui flotte et revient constamment hanté la famille, ainsi qu'une bombe de solidarité. Des choses étranges on en croise avec ces gens là, mais c'est l'amour qui lie chacun des membres de la famille qui nous étonnera, car avec eux on va traverser un viol, plusieurs deuils très rapprochés, plusieurs échecs monétaires, de nombreux rêves avortés, tout autant d'échecs amoureux et sexuels, ainsi qu'un attentat à la bombe.
 
Commentaires etoile etoile etoile etoile

Me voici rendu à mon second livre de cet auteur, car j'avais précédemment lu Le monde selon Garp qui m'avait semblé un chef d'œuvre et je me demandais bien qu'arriverait-il avec celui-ci : sera-t-il ou non aussi génial que l'autre roman d'Irving ? Alors voici ma réponse ... roulement de tambour tralalalalalatralalalalala. Oh ça oui ! Le charme opère encore et encore.

J'ai beau ne pas trop aimé les auteurs américains, celui-ci je ne peux que l'adorer! On dirait que tout au long johnirvingde notre lecture on vibre au même diapason que l'auteur et alors qu'on va refermer le livre en ce disant : << Non, mais il manque vraiment quelque chose. C'est trop moche ce qui arrive aux personnages. >> Eh bien, l'auteur se dit exactement la même chose et connaît cet élément qu'on a en tête et qu'il va bien entendu nous dévoiler sous peu.

De plus, les thèmes abordés par Irving me séduisent à chaque fois : la création sous forme de l'écriture, la famille, le droit de la femme et des victimes, le désir de rêver, mais surtout c'est de voir qu'un homme est capable de les traiter avec autant de sensibilité. Effectivement, ce n'est pas tous les hommes qui sauraient incorporés le mouvement féministe dans ses écrits avec autant d'amour et cela sans jamais tomber dans le machisme ou le féminisme extrémiste. Et la touche de fantaisie que Irving met dans ses romans est implantée dans un décors tellement réel, qu'on se dit << pourquoi pas ? >>, le fantastique devient tout à fait plausible. Des ours dans un side-car. Bah, ça arrive tous les jours. N'est-ce pas ?

En fait, tout ce que je reprocherais et même très légèrement à ce roman-ci se sont tous ces malheurs dont sont accablés et les personnages et le lecteur. J'avais l'impression alors même que la fin du roman devait nous donner une touche d'optimiste qu'au fond, aucun membre de la famille Berry n'était vraiment devenu quelqu'un et n'avait atteint ses rêves. Non, mais John est un parfait looser en fin de compte, non ? D'accord, d'accord, c'est moi qui pousse trop fort car j'aurais TELLEMENT VOULU 6 que certains personnages restent en vie, sniff.

Extrait

Un petit extrait pas très représentative de la qualité d'écriture de John Irving, mais seulement pour vous montrez à quel point certains personnages sont vraiment hilarants. Après tout, c'est aussi ça Irving, un brin d'humour alors même que tout semble sombre.

<< L'orgasme bidon d'Annie la Gueularde avait le pouvoir de tirer Lilly en sursaut de ses pires cauchemars, le pouvoir de faire s'asseoir Frank tout raide sur son lit en hurlant de terreur à la vue de la silhouette sombre du mannequin tapi au fond de la chambre, le pouvoir de m'arracher au plus profond sommeil - soudain tout éveillé, en proie à une érection, ou les mains crispées sur ma gorge qu'il me semblait qu'une lame venait de trancher. Annie la Gueularde, à mon avis, était un argument de poids - à elle seule - pour bannir les putains de l'étage situé juste en dessous du nôtre. >> p.269

Autres livres de l'auteur

- Je te retrouverai (2005)
- La quatrième main (2001)
- La petite amie imaginaire (1977)
- Une prière pour Owen (1989)
- L'oeuvre de Dieu, la part du Diable (1985)

Lu dans le cadre du Challenge ABC 2008

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08 décembre 2007

Lolita

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Vladimir Nabokov

Gallimard

501 pages





Humbert possède une grande beauté et il est admiré par beaucoup de femmes et pourtant, il restera une partie de sa vie célibataire (quoique s’étant marié deux fois), car son regard ne se porte que sur les jeunes filles. Il s’agit d’un pédophile et il est tout à fait conscient de l’horreur de ce qu’il est et du fait qu’il peut un jour ou l’autre brisé la vie d’une enfant. Pourtant, il ne le fera pas jusqu’à ce que, ayant quitté son Europe natale, il vienne s’installer aux États-unis et rencontre la << nymphette >> en puissance : Lolita.
Dorénavant, Humbert n’a qu’une idée en tête : s’approcher le plus possible de cette fillette (qui a soit dit en passant, à un œil sur lui) et la posséder (comme il le dit lui-même), mais sans briser sa vie. Fort heureusement pour le personnage principal, la mère de Lolita est éprise de lui, il l’épouse donc et devient le père par alliance de celle qu’il désire.
L’accident qui enlèvera la vie à son épouse, dont il n’est que la cause indirecte (ou directe tout dépendant votre point de vue) lui offrira l’occasion parfaite pour prendre en main la vie de sa très chère Lolita en la promenant d’États en États en voiture. Ils vagabonderont longtemps ainsi, partageant le même lit, mais bien entendu, il n’y a aucune chance pour qu’une telle relation puisse durer éternellement et c’est de la prison, que nous écrit tout cela, pauvre petit Humbert.

Commentaires etoile_105.gifetoile_105.gifetoile_105.gif

Au moment d’éditer Lolita, Nabokov savait sans le moindre doute qu’il allait choquer les Américains, car quel autre sujet peut être plus tabou que celui de la pédophilie traitée dans ce roman. Pourtant, ce livre a été un véritable succès, à croire qu’il est vrai de dire que le scandale rapporte beaucoup d’argent. Toutefois, ce qui m’étonnera toujours, c’est avec quel brio Nabokov aura sut écrire sur un sujet si difficile à traiter, mais peut-être est-ce le grand talent de l’auteur qui nous le fait mieux digérer. Quoiqu’il en soit, il est étrange de voir à quel point le temps nous fait changer d’avis sur différentes choses, car à l’âge d’une quinzaine d’année j’ai lu pour la première fois ce livre et je l’ai véritablement adoré, je le relis maintenant et c’est avec un goût amer sur la langue que je le ferme. Peut-être est-ce de l’humanisme qui a fini par se développer en moi (comme ma mère serait heureuse de le savoir) qui sait, des miracles ça existe.
Mais sincèrement, je peux dire maintenant que Lolita est un livre qui choque, mais de façon assez incroyable, car je ne pense pas que c’est tout le monde qui pourrait accepter la vision qu’à le personnage Humbert des << nymphettes >> comme il le dit lui-même (je ne veux plus jamais entendre ce mot de ma vie !!), mais aussi des véritables femmes qu’il trouve tout à fait disgracieuse (il s’agit ici d’un euphémisme). La vision sombre que porte le personnage sur le monde qui l’entoure n’a pas non plus de quoi nous réjouir, mais on ne peut s’attendre à plus venant d’un pédophile qui couche avec la fillette qui est devenu sa fille adoptive. Étrangement, que Lolita soit devenu la fille par alliance de Humbert ne m’a pas choqué plus qu’il ne fallait, car l’ironie de la situation semblait vouloir nous faire comprendre que jamais cet homme ne serait véritablement considéré comme son père. Lorsque je parle d’ironie je parle du ton qu’utilise l’auteur à chaque fois que Lolita appelle Humbert << papa >>, il s’agit d’une façon qu’utilise la fillette pour manipuler le personnage principal (qui est en extase devant sa petite << nymphette >> argh encore ce mot !) que ce soit pour obtenir de lui quelque chose ou bien pour faire naître en lui le sentiment de culpabilité.

Quoiqu’il en soit, je crois que Lolita c’est fini pour moi, deux fois dans une vie ça doit bien être assez.

Extrait :

<< Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme. Lo-li-ta : le bout de la langue fait trois bonds le long du palais pour venir, à trois, cogner contre les dents. Lo. Li. Ta.
Elle était Lo le matin, Lo tout court, un mètre quarante-huit en chaussettes, debout sur un seul pied. Elle était Lola en pantalon. Elle était Dolly à l'école. Elle était Dolorès sur le pointillé des formulaires. Mais dans mes bras, c'était toujours Lolita. >> 4e de couverture

Autres livres de l'auteur :

- Ada ou l'ardeur (1969)

- Feu pâle (1962)

- Autres rivages (1951)

- Roi, dame, valet (1933)

- La défense Loujine (1930)

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31 mars 2007

Le monde selon Garp

image001John Irving

Édition du Seuil

582 pages

S.T. Garp est le fils d’une infirmière et d’un mitrailleur de tourelle de queue ayant subit une lobotomie accidentelle lors d’un vol. Ce que signifie S. T. ? Absolument rien. Qu’est-ce qui liait cette infirmière à ce mitrailleur ? Rien, non plus. En fait, cette infirmière du nom de Jenny Fields désirait avoir un enfant, mais n’avait aucun désir d’avoir un homme et la seule fois dans sa vie où elle eût une relation sexuelle ce fut pour concevoir Garp avec le mitrailleur de tourelle de queue qui était déjà lobotomisé à l’époque et qui était en train de mourir. Il s’agit déjà d’un début un peu étrange pour la vie de Garp, mais en fait toute sa vie sera ainsi. Ce que raconte ce livre au fond c’est la vie entière de ST Garp de sa naissance jusqu’à sa mort en passant par ses études à Steering, de son séjour à Vienne, de sa vie commune avec Helen, de la naissance de ses enfants, de la publication de tous ses livres. En fait, absolument tous les détails pouvant peupler une vie entière se retrouve dans ce livre qui, s’il avait été écrit en plus gros caractère, aurait sûrement fait 1000 pages.

Commentaires

Il n’y a pas à dire ce livre raconte la vie de personnages plus bizarres les uns que les autres. Jamais ont aura trouvé des personnes plus tordues en passant par Jenny Fields qui, même si elle n’est plus infirmière portera son uniforme jusqu’à la fin de sa vie, Garp père hyper protecteur, Robert Muldoon ancien ailier d’une équipe de football devenue Roberta Muldoon, sans parler de ce groupe de féministe extrémiste appelé les Ellen-Jamesiennes qui se coupe la langue en signe de protestation envers les abus que les hommes font subir aux femmes.

Il s’agit vraiment, comme vous devez vous en douter, d’un livre hors du commun et pourtant, à la fois il fait beaucoup dans le << commun >>. Je vais essayer d’expliquer cela. En fait, John Irving semble avoir désiré nous relater tous les petits détails de la vie de Garp, à un point tel que sa vie nous semble parfaitement normale, car on connaît chaque élément qui a enclenché telle ou telle chose. S’est aussi une des raisons qui me pousse à dire qu’il ne s’agit pas d’un de mes livres préférés : beaucoup trop long. Irving aurait pu nous conter tout cela avec moins de détails et ça aurait été encore meilleur, ou bien il aurait pu mettre de l’emphase sur des détails plus important et au lieu de nous parler du trip de Garp pour les bottins de téléphone pendant un chapitre entier, il aurait pu parler du crapaud du ressac qui va avoir beaucoup d’importance à la fin du livre. En fait, ce qui a été écrit à l’endo du livre dépeint bien la façon dont je vois ce livre : << impossible d’emprisonner en quelque phrase ce roman qui ne ressemble à aucun autre >> pour ressembler à aucun autre, ça ont peut le dire, il est unique au monde !!

Autres livres de l'auteur :

- Je te retrouverai (2005)

- La quatrième main (2001)

- La petite amie imaginaire (1977)

- Une prière pour Owen (1989)

- L'oeuvre de Dieu, la part du Diable (1985)

- L'épopée du buveur d'eau (1972)

- etc.

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05 mars 2007

La chorale des maîtres bouchers

image001Louise Erdrich

Albin Michel

467 pages

Après avoir combattu lors de la première guerre mondiale aux côtés des Allemands, Fidelis Waldvogel quitte son pays d’origine pour aller s’installer en Amérique. Il part avec une seule valise remplie de saucisses et de couteaux avec le désir d’ouvrir sa propre boucherie. Grâce à l'argent qu'il aura récolté assez rapidement, il réussit à faire venir en Amérique sa femme et le fils de celle-ci (qui n’est pas son fils, mais plutôt celui de son meilleur ami mort à la guerre) et cela tout en réalisant son rêve de s'ouvrir son commerce. Voilà qu’arrive en ville, Delphine et son amant homosexuel Cyprian, celle-ci va s’attacher bientôt à Eva, la femme de Fidelis et à ses quatre fils. Alors que la vie à été plutôt ingrate avec Delphine, elle semble trouvé une véritable famille aux côtés de la douceur de Cyprian qui s’occupe merveilleusement de son père et des Waldvogel pour qui elle travaille, mais plusieurs évènements pénibles frappent la petite ville d’Argus et bouleversent les existences de Delphine et de Fidelis à jamais.

Commentaires

La chorale des maîtres bouchers est assurément un des meilleurs livres que j’ai lu. Il est incroyablement émouvant et il change la perception que l’on a des êtres humains. Ce livre a bouleversé tous ceux qui l’ont lu depuis sa sortie. Ce n’est donc pas étonnant que l’on dise de Louise Erdrich qu’elle est l’une des plus grandes auteures américaines et qu’elle fut l’une des finalistes du National Book Award. Je ne puis expliquer comment le temps qui passe, relaté ici par une auteur à l’extraordinaire talent, peut me bouleverser et bouleverser à la fois la vie de Delphine et de Fidelis. De voir comment, partie d’une simple valise pleine de saucisses ont traverse le deuil, la perte et la naissance d’amitié, d’infinies douleurs et d’infinies bonheurs, d’amour pur et d’amour teinté de haine et tout cela jusqu’à la seconde guerre mondiale dans laquelle chacun des fils de Fidelis joueront des rôles certains au sein de l'armée américaine, d'autres dans celle allemande.

L’on à parfois l’impression de voir une famille unie d’une façon incroyable, mais on prend conscience à un certain moment qu’il s’agit aussi de la division de celle-ci. De sa destruction ? Non, ça j’en doute. En bref, ce livre est du calibre de ceux qui vous reste marqué en tête comme un classique et que l’on voudrait relire continuellement. Donc c’est avec l’espoir et l’assurance à la fois de vous avoir trouvé un des meilleurs livres que vous puissiez lire que je vous dit << bonne lecture ! >>

Extrait :

<< Quand Delphine lui avait posé la question qui allait de soi, Roy avait souvent répondu : << Je bois pour remplir le vide. >> Delphine détestait cette réplique. Un jour, elle l'avait poussé sur une chaise et avait hurlé :

<< Dis donc, j'ai une nouvelle pour toi. Tout le monde fait tout pour remplir le vide. >> >> p.354

Autres livres de l'auteur :

- Ce qui a dévoré nos coeurs (2007)

- Dernier rapport sur les miracles à Little No Horse (2003)

- L'amour sorcier (2003)

- L'épouse antilope (2002)

- etc.

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03 septembre 2006

La voix des anges

image009Anne Rice

Robert Laffont

539 pages

Destiné pour devenir une légende, Guido Maffeo ne s’attend pas au changement qui survient soudain en lui, à 18 ans ce grand castrat perd sa voix d’or et il n’est plus qu’un misérable professeur de chant, chose dans laquelle il excelle. Toutefois, obligé de ne plus jamais monter sur scène, Guido décide que d’autres le feront en son nom et il commence à composer. Il est aussi bon compositeur que professeur, mais il n’a toujours pas trouvé la voix qui pourra tenir le rôle de personnage principal et il décide de faire le tour du monde pour trouver le castrat qui pourra le mener à la gloire. Malheureusement pour lui, Guido découvre cette voix sous la forme d’un jeune noble vénitien dont le rôle est de perpétuer le sang de sa famille en se mariant et en devenant un homme politique.

Toutefois, Tonio, l’extraordinaire chanteur, est pris dans des tourments familiaux, au décès de son père, il apprend que celui qu’on lui présentait comme son frère est en fait, son véritable géniteur et celui-ci n’a qu’une idée en tête : lui prendre son avenir, afin d’avoir la possibilité de se marier. Décidé à ne pas le tuer, Carlo, le père de Tonio, le fait castrer et le confit à un Guido complètement déboussolé de se retrouver au milieu d’une telle histoire. Guido ramènera Tonio à son école de chant où ils tenteront de lui faire comprendre qu’il n’est plus un riche de Vénétie, mais bien un castrat et qu’il doit se comporter comme tel. Assurément, Tonio a une voix dont la perfection le mènera à une gloire presque assurée, mais pour lui, aucun avenir ne peut-être, car son but ultime est la mort de Carlo et celle-ci ne peut s’accomplir qu’en sacrifiant sa propre vie. Dans cette tumultueuse aventure qui le mènera à Rome où il chantera le premier opéra de Guido, Tonio rencontrera l’amour à de nombreuses reprises, mais aussi la jalousie des autres castrats, il se retrouvera dans l’ombre de grand chanteur, pourtant il brillera de sa propre gloire.

Commentaires etoile_105.gifetoile_105.gifetoile_105.gif

Je me sens prise dans un conflit intérieur, d’un côté, il y a cette auteure, Anne Rice, que j’apprécie tant et que je ne voudrais sûrement pas critiquer et de l’autre, il y a ce livre, La voix des anges, que je n’ai pas particulièrement aimé. Beaucoup se surprendront que je ne l’ai pas apprécié, car je crois qu’il a été grandement aimé par la majorité des gens.

Eh, bien, pardonnez-moi, car jamais j’aurais cru que je dirais cela un jour, mais je l’ai trouvé trop long. Ces 539 pages m’ont drôlement torturé, je les ai tétés pendant presque trois mois tellement j’avais de la difficulté à venir à bout de ce livre et j’ai eu toutes les misères du monde à survivre à ce que je considère être des longueurs. Oui, je sais, les détails et le superflu sont de l’ordre d’Anne Rice, il s’agit de son style et c’est ce que j’appréciais dans ses autres livres, mais là, pour une raison X, je n’ai pas trouvé qu’ils enrichissaient le roman. Je crois qu’il y a aussi le fait qu’Anne Rice est beaucoup plus cultivée que moi, elle semble adorer tous les arts et si j’apprécie la littérature, l’art visuel et l’architecture, je ne suis, par contre, pas une grande fan de musique. Comme tout le monde j’écoute de la musique, mais dans mon cas c’est pour boucher les trous de silence, je l’apprécie de façon presque utilitaire (je dis presque parce que je considère que ce serait trop vulgaire de le dire directement) et assurément, je n’ai aucune oreille musical, donc j’étais incapable de suivre le trip de l’auteur pour ce qui est des castrats, j’étais incapable de goûter à cette voix d’or que possède Tonio, pardonnez-moi, je mérite sûrement d’être lapidée. De plus, pour la première fois de ma vie, j’ai trouvé que les scènes de cul qu’Anne Rice incorporait dans son livre étaient trop nombreuses et aucunement excitantes, peut-être que je n’étais pas dans une bonne passe … En tout cas, ne vous retenez surtout pas pour lire ce livre à cause de moi parce qu’Anne Rice mérite toujours d’être lu.

Autres livres de l'auteur :

Voir la section réservée exclusivement à Anne Rice (vous y trouverez un certain nombre de ses ouvrages).

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14 janvier 2006

Geisha

image001Arthur Golden

Lattès

574 pages

Chiyo est la fille d’un pêcheur pauvre de la ville de Yokoido et c'est enfant d'une rare beauté. Quelques temps avant le décès de sa mère alors qu’elle a neuf ans, son père, espérant sûrement que la vie de geisha serait mieux que celle d’orpheline (il se fait lui-même très vieux), la vend elle et sa sœur Satsu, mais en arrivant à Kyoto les deux jeunes filles sont séparées. Satsu sera amenée dans une maison close, mais Chiyo dotée de magnifiques yeux bleus est achetée par une okiya afin de devenir une geisha. La vie qui l’attend n’est sûrement pas plus réjouissante que celle de sa grande sœur. Elle est détestée par Hatsumomo, la seule geisha de son okiya et tyrannisée par elle à cause de sa grande beauté qui font d’elles des rivales. Chiyo passera même près de rester servante toute sa vie en s’enfuyant et en voulant aller rejoindre Satsu.

Toutefois, aider par une des plus respectables geisha de Gion, Mameha, Chiyo que l’on appellera dorénavant Sayuri, deviendra une apprentie geisha. C’est durant ces moments qu’elle apprendra à utiliser ses charmes afin de séduire les hommes, mais c’est aussi une période de combats incessants avec Hatsumomo qui tente de ruiner sa future carrière et ses possibilités de gloire. Sayuri devient tout de même geisha et même une geisha très populaire, mais comble de malchance, la deuxième guerre mondiale éclate et l'oblige son okiya à fermer. Elle doit alors quitter et lorsqu’enfin elle pourra revenir, se sera pour tout rebâtir. Malheureusement, l'après-guerre amène elle aussi ses combats et la jeune femme, follement amoureuse d’un riche président de compagnie d’électricité fera des pieds et des mains pour que celui-ci tombe finalement entre ses bras.

Commentaires

Je crois bien avoir déjà dit pour un autre livre (pardonnez-moi si je me trompe) que rien n’est blanc ou noir donc rien n’est totalement positif ou négatif, mais voilà ce livre est un pur délice ! Je voulais m’arrêter là, que ces simples mots puissent représenter tout le bien que je pense de ce roman, mais je ne suis pas avare sur l’écriture (malheureusement pour vous !). Je vous dirai donc que Golden a le don de nous faire pénétrer dans le monde empli de beautés, de soies richement brodées, de fleurs aux délicats parfums, qu’est la vie des geishas. L’auteur est vraiment baigné dans cet univers oriental 24/24 heures et lorsqu’il décrit la splendeur d’un kimono, d’un maquillage, d’une danse ou d’une toile, encore là les mots sont plus beaux que ce que la réalité nous offre à voir. J’ai pu contempler des geishas en photo et je dirais que même leurs plus beaux atours me semblaient lourds et laids, le monde que Golden nous décrit est tout autre, la beauté des choses matérielles côtoie la laideur de l’esprit humain. Mais comme je l'ai dit rien n'est ni noir ni blanc, donc je me dois de spécifier que certaines personnes m'ont entretenus de certaines longueurs qu'ils ont vu dans ce roman, personnellement je n'en ai pas vu, mais je vous fait tout de même passer l'information. Pour conclure, c’est assurément un livre à relire, dommage que mon exemplaire soit si endommagé. Sniff. 

Autre livre de l'auteur :

Geisha est le seul livre écrit jusqu'à ce jour par Arthur Golden.

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