10 septembre 2009
Fictions
Éditions Gallimard
185 pages
2003
Il me serait bien difficile de résumé ce livre qui est un recueil de nouvelles fort ... disons-le diversifié. Il contient entre-autre quelques commentaires sur des oeuvres imaginaires (!!), une nouvelle policière et bien d'autres choses auxquels mes maigres talents d'écriture ne pourraient donnés de clarification.
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Normalement, quand mon résumé ne contient que quelques rares lignes c'est mauvais signe ! En fait, ce livre faisait partie des oeuvres rescapées de la poubelle du frère à mon amoureux qui avait du le lire pour un cours de français. Je me dis maintenant à quel point nos professeurs de français ne savent
pas choisir les bonnes oeuvres pour faire aimer leur matière ! Car je n'ai presque rien compris de ce recueil ! J'ai lu en diagonale les premières nouvelles qui donnaient les commentaires de l'auteur sur des livres imaginaires et après, pfff j'étais complètement découragée. En fait, plusieurs autres nouvelles étaient tout à fait compréhensible pour mon petit cerveau, mais l'auteur m'avait perdu depuis le début et s'était impossible de me retrouver. Je n'ai donc lu ces quelques pages qu'en pensant à autre chose.
J'ai lu, je ne sais trop où que Jorge Luis Borges avait la particularité de faire tourner ses oeuvres autour d'un détail infinitésimale qui pourtant avait une importance capitale dans ses histoires et c'est de là que viendrait son génie littéraire. Alors, pardonnez-moipardonnez-moi mais je n'ai pas du tout accroché ! Et peut-être même que je décris mal la véritable caractéristique de cet auteur, si oui pardonnez-moipardonnez-moi et dîtes-le moi franchement il n'y a pas de gêne ! Toutefois, j'ai songé plus d'une fois que certaines des choses que j'ai lu dans ce recueil ne méritait pas d'être publiées et je m'en excuse fortement. Je crois que pour moi, Jorge Luis Borges c'est fini ! Pourtant, c'est bien triste car j'aurais peut-être pu croire qu'un lien mystique l'unissait à moi puisqu'il est mort le jour même où je naissais !! Mais non, bon tant pis.
30 avril 2009
La maison aux esprits
Après une pause qui aurait bien pu être sans fin, puisque je doutais même de revenir sur ce blog, me revoilà ! Ah, c'est dire à quel point je ne suis pas très très stable, écrit, écrit pas, écrit, écrit pas, mais c'est comme ça avec mes lectures aussi malheureusement et pour avoir le goût à nouveau de revenir peut-être me fallait-il à nouveau le goût de lire.
Éditions Fayard
1984
599 pages
Dans cette saga familiale nous suivons l'histoire de Clara et Esteban Trueba (le narrateur) sur de nombreuses années. Ce couple est en fait assez mal assorti. Alors que Clara est une femme assez absente donnant son attention aux esprits et aux objets qu'elle s'amuse à faire voler par ses pouvoirs de télékinésie, Esteban, lui, est un homme plutôt terre à terre avec un caractère des plus désagréables et un grand amour pour les possessions matériels. De ces deux personnages naîtront trois enfants tous aussi différents les uns des autres, mais possédant tous un caractère très forts et passionnés. C'est ce caractère passionné qui mènera la vie de plusieurs d'entre eux, tout comme il aura mené celle d'Esteban.
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Il est rare que je me permette une relecture et encore plus rare que je l'apprécie, mais assurément ce roman fera toujours partie de mes préférés. J'adore pour ainsi dire les sagas familiales ! On dirait que je sens les années passées en moi et je pleure et ris avec les personnages. Ceux-ci sont d'autant plus touchants que ce sont des individus avec un caractère qui les pousse à ne jamais plier et autant les enfants de Trueba ne plieront jamais aux colères impressionnantes de leur père, autant celui-ci réagira avec force face aux << stupidités >> qu'ils peuvent entreprendre. Mais ce roman n'est en aucun moment une comédie et si les sourires peuvent apparaître sur notre visage, ce n'est que fugitivement, car les malheurs attendent bien souvent la famille Trueba. Toutefois, c'est aussi ça qui fait tout le charme de ce livre, alors que les années passent et que les évènements dramatiques s'accumulent l'on voit comment les personnages réagissent jusqu'à finalement laissé tomber leurs carapaces et nous dévoiler un amour incroyablement profond les uns envers les autres ! C'est sans nul doute un livre à livre et à relire. 
02 septembre 2008
Chronique de la maison assassinée
Éditions Metaillié
1985
Les Meneses est une très vieille famille du Minas autrefois très riche mais ne possédant désormais que le nom, les terres qui ne rapportent désormais plus rien et la gloire passée. Toutefois, rien n'aurait pu entraîner cette famille vers la déchéance aussi rapidement que l'arrivée de Dona Nina, une jeune femme qui viendra bousculer les traditions ancestrales et qui liera chaque membres de la famille en clan. Incapable de rester dans un endroit aussi retirer, la jeune femme habitué à la ville, désirant ardemment être aimé et regardé avec admiration, ne peut supporter l'inactivité et la neutralité que l'on demande aux femmes de cette maison, elle sera donc soit détesté par son excentricité, soit adoré pour son naturel. De mensonge en mensonge, le roman nous mène lentement au dévoilement d'une vérité qui parfois peut nous étonner.
Commentaires 


C'est la seconde fois que je lis ce roman et je dois admettre qu'encore une fois je me suis faite flouée par mes propres souvenirs. Comme ce livre m'avait séduite, je le trouvais si original ! Maintenant je dois avoué que je l'ai trouvé plutôt ennuyant, rien n'arrivait vraiment on aurait dit que les témoignages des personnages s'entrecroisaient tellement que l'on nous contait constamment la même chose. De plus, l'agonie de Nina que l'on trouve dès le début du livre m'a tellement fait pensé à celle de ma mère que j'ai bien faillit ne pas être capable de le lire jusqu'au bout puisqu'il me mettait dans tous mes états.
Il s'agit malgré tout d'un bon livre écrit sous la forme de lettre par chaque membre de la famille Meneses ou par ceux les croisant nous dévoilant les quelques années qui aura suffit pour détruire entièrement une famille. Histoire de la déchéance d'une famille, d'anciennes valeurs balayés par des temps nouveaux mais aussi déchéance d'une jeune femme incapable d'autre chose que de désiré être aimé à tout prix.
Extrait :
<< Dans la pénombre de cette cave mal éclairée par la lumière d'une lampe à l'huile, je la regardais - et elle m'a regardé également - et j,ai pu voir qu'un changement s'était opéré en elle, qu'elle ne ressemblait déjà plus à la personne que je connaissais, elle était devenue grande, maigre et étrangement assurée. Je ne sais combien de temps ce regard a duré, mais je suis sûr que cela m'a paru un temps infini, pendant lequel, comme dans un tour de prestidigitation, il y a eu un travail extraordinaire de recomposition de sa personnalité. (C'est là, à cet instant, que j'ai découvert que les êtres changent, qu'ils ne sont pas des constructions stables, mais des forces en mouvement cheminant vers leur état définitif.) >> p.149



































