La bouquinerie au coin des deux colombes

Pour tous les passionnés de littérature, des livres à la tonne !!

30 octobre 2009

Le loup du sanatorium

Le_loup_du_sanatoriumMathieu Fortin

Éditions Les six brumes

2008

72 pages

Adrien cache un terrible secret : depuis la mort de son père plusieurs années auparavant, tué par un loup, il a découvert qu'il était un loup-garou. Alors lorsque ses amis se mettent en tête d'aller se faire peur en dormant une seule nuit dans le vieux sanatorium abandonné là même où le père d'Adrien a été tué, celui-ci sent que tout cela va mal tourner, mais il ne peut bien entendu, rien révéler à ceux-ci ni de ses craintes ni de sa véritable identité.

Emoticones HalloweenEmoticones HalloweenEmoticones Halloween Trop rarement je me permet d'acheter un livre neuf sur un coup de tête, mais devant ce petit livre si mignon et cette maison d'édition de laquelle je n'avais encore jamais rien lu, j'ai craqué. Il est vrai que devant si petit livre on a parfois des appréhensions, mais cet auteur sait vraiment nous faire pénétré dans son monde en peu de temps. Rapidement l'on entre dans l'ambiance du livre et sans être trop dégueulasse il n'en reste pas moins que c'est un livre d'horreur, mais un bon. En fait, je dirais que c'est un excellent livre pour se mettre dans l'ambiance d'halloween :)
Emoticones Halloween

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17 octobre 2009

La petite fille qui aimait Tom Gordon

king_tom_gordonStephen King

Éditions Albin Michel

400 pages

2000



Tom Gordon est le meilleur lanceur des Red Sox selon la petite Trisha, il ne joue qu'en fin de partie quand le score est serré ... et dans les bois pour marcher à côté des petites filles perdues. Après une marche dans la forêt avec sa mère et son frère (qui s'engueulent tout le temps), la petite Trisha neuf ans (mais qui est grande pour son âge) voit sa journée virée au cauchemar lorsqu'elle se perd dans les bois alors qu'elle allait faire pipi. Pendant combien de temps erra-t-elle entre les arbres essayant une fois de marcher en ligne droite, puis de suivre un ruisseau et puis un autre et puis ... quoi ? Suffisamment longtemps du moins pour qu'une chose (quoi exactement ??) la piste et lui laisse quelques tripes de chevreuils sur son chemin. Se perdre dans la forêt est déjà une épreuve pénible pour une petite fille, mais s'il faut en plus affronter une bête tapie ... alors là on est pas sortie du bois (ah, quel jeu de mot nul, mais je m'en régale :D)!!

Emoticones HalloweenEmoticones HalloweenEmoticones Halloween Voilà un livre qui traînait dans ma PAL depuis si longtemps que 1._ je ne peux plus en compter les années et 2._ je ne pensais jamais l'en sortir, en fait je me demandais même si je n'allais pas essayer de le refiler à quelqu'un (hi hi quelle générosité). Mais comme c'est bientôt l'Halloween j'ai décidé de lire des livres sur ce thème et il n'y a rien de mieux que Stephen King pour l'horreur !

En fait, je ne suis pas une très grande fan de Stephen King, en général je le trouve un peu trop fucké pourstephen_king1 moi et je n'aime pas dans quelle ambiance il me plonge avec ses romans (remarquer par contre, que j'adore les films adaptés de ses livres !!), mais celui-ci me semblait plutôt différent. J'avais tout à fait raison ! Il est vrai que l'on retrouve encore quelques éléments d'épouvantes (non mais, je l'ai quand même choisi pour l'Halloween là là) comme cette chose qui poursuit Trisha et lui flanque la peur de sa vie avec des cadavres d'animaux, mais ce n'était qu'un élément de plus qui envenimait la situation de Trisha, mais pas le pire (du moins selon moi). Ce qui est le plus dérangeant dans ce livre c'est surtout de voir toutes les épreuves que Trisha doit subir, de la voir mourir de faim ou de soif, de la voir s'écorcher partout ou manger par les insectes. J'utilise le verbe << voir >>, car c'est vraiment ainsi qu'on le sent. L'ambiance qui émane de ce livre nous déstabilise et nous met mal à l'aise tout le long de notre lecture. Je me rappelle même que lorsque Trisha est tombée malade et qu'elle a eu la diarrhée et des vomissements (je lisais ce passage dans l'autobus le matin), j'ai sentie tout le poids de mon petit déjeuner dans mon estomac :S

Je considère malgré tout que ce livre est << moyen >>, on le lit et on l'oublie rapidement. En fait, je trouvais que ma lecture n'en finissait pas de finir (on dirait que je l'ai lu pendant un mois !!) ! Non pas que je trouvais cela pénible, mais oui il y avait des longueurs, car Trisha se perd dans la forêt à la 30ième page et à la 400ième elle est encore dans la dîtes forêt !! Disons donc que sans devenir redondant on se demande vraiment si ce livre nous apporte vraiment quelque chose. Bon d'accord, en s'en sort avec une connaissance accrue des plantes comestibles sauvages, mais bon ... je suivrai plutôt l'enseignement de Trisha et je ne me perderai pas en forêt !!

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02 octobre 2008

Noces d'enfer

5110KA85BZL__SL500_SL150_Bernard Florentz

Éditions Payot & Rivages

223 pages

1996

Le Diable ou au moins un démon s'est faufilé depuis des siècles dans notre monde. Grâce aux corps humains qu'il possède et qu'il échange constamment, il peut vivre parmi nous et s'abreuver de toutes les vilenies que l'homme peut créer et ça, on l'apprend encore maintenant, nous sommes très doué là-dedans ! Parfois appelé par nous, parfois repoussé aussi par notre force de volonté, il trouve néanmoins tout le temps le moyen de se déplacer de corps en corps, faisant pourrir avec une vitesse affolante les pauvres carcasses qui l'abrite.

C'est ainsi qu'il détruira au fil de notre lecture la vie de plusieurs misérables personnes, parfois il s'agit de personne à l'âme pure (ou presque) comme Annabelle ou les enfants et d'autre fois (beaucoup plus souvent) ce sont des monstres qui le portent en eux comme le frère d'Annabelle, le docteur fou et le pédophile que celui-ci a enfermé. Sur son passage, il étendra la désolation, le sang et la mort (et cela ce n'est peu dire !). Il s'agit donc un peu d'un road trip ensanglanté qui bien entendu, n'a pas pour but de nous faire découvrir les beautés des paysages français !

Commentaires etoile_105.gifetoile_105.gifetoile_105.gif

Dieu ! Je ne sais même pas comment décrire ce livre ! L'ai-je aimé ? L'ai-je détesté ? Je crois que jamais l'on a connu un livre d'horreur (de véritable horreur, je parle) avant d'avoir lu celui-ci. Jamais l'on pourra détester le genre humain autant qu'en lisant ce livre et à la fois, rien n'est si mauvais en nous, car semblerait-il que nous serons tous rachetés. Bon, je ne suis pas croyante mais malgré tout la partie de l'enfant rendu au paradis est vraiment mignonne.

C'est étrange que durant toute notre lecture l'auteur nous abreuve constamment des meurtres les plusBorisVallejo_GothicDemonTattoo dégoûtants et pourtant, il sait aussi nous faire voir un pur amour à certains moments car si le diable\démon est présent dans ce roman, son contraire (les anges) l'est aussi. Bon, bon, cela peut sembler peut-être un peu simpliste comme formule, mais pas du tout, je vous l'assure, tout est vraiment très original et jamais on ne se sent envahi par une ambiance de sacro-sainte religion. Ça c'est un très bon côté, je vous l'assure.

Alors, quoi reprochez à ce livre, mais le pire défaut voyons. Si on peut être complètement dégoûté, presque apeuré par ce qu'on lit, il n'empêche que tout cela reste un roman et l'on sent la distance. On ne peut rentrer dans le récit totalement car la qualité de récit et d'écriture est loin d'être présente. C'est un bon petit roman pour nous donner parfois le goût de vomir (parfois même c'est vraiment trop !) mais sans plus, ce n'est pas un chef-d'oeuvre de la littérature (loin s'en faut !).

Extrait du livre (un pour vous dégoûter)

<< Il trébucha jusqu'à la cuisine, posa son précieux paquet sur la table et enferma la boule de poils dans le micro-ondes Moulinex, position maxi, dix minutes. Par miracle, l'intérieur du four s'illumina, et le plateau entama sa ronde infernale. Et, tandis que les miaulements de terreur du siamois se changeaient peu à peu en cris humains, en sifflements suraigus, en ultrasons, puis en explosions de chair et de chaleur, tandis que le parfum de l'enfer - le parfum enfin retrouvé du seul amour véritable - s'échappait des ouïes phosphorescentes du four, il sortit de la cuisine, son paquet sous le bras, et se lança à la recherche d'Annabelle. >> p.135

Dois-je vous mentionner ce qu'il va faire à Annabelle ? Dois-je spécifier que dans le paquet il y a la tête pourrissante de quelqu'un ?

Autres livres de l'auteur

- Créature (1995)
- La femme morte (1994)
- La correction (1994)

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15 juin 2007

L'heure des sorcières

image010Anne Rice

Robert Laffont

488 pages

Dans ce deuxième tome de la saga des sorcières, on retrouve Michael une fois sortie de l’hôpital, Rowan, sa femme, s’est enfuie avec Lasher, l’esprit qui a pris possession du corps de leur enfant, c’est donc un moment excessivement pénible pour cet homme qui fait désormais partie de la famille Mayfair, famille de sorcières maintenant reconnue.

Mais voilà que certaines nouvelles viennent à l’oreille des Mayfair, semblerait-il que Rowan est maintenue contre son gré auprès de Lasher qui est, non pas seulement un esprit ressuscité, mais plutôt le dernier membre d’une autre race de primate intelligent et il ne peut se reproduire qu’avec des sorcières et c’est exactement ce qu’il recherche. Il désire faire renaître son espèce en créant une femelle de sa race et c’est la raison pour laquelle il a besoin de Rowan. Mais Lasher se rend compte que Rowan commence à être trop faible pour supporter les nombreuses fausses couches qu’il lui fait subir, il se rabat donc sur les autres femmes du clan Mayfair, mais la plupart ne peuvent porter son enfant et elles meurent d’hémorragie utérine ce qui crée un véritable branle-bas de combat dans la famille afin de capturer le monstre et de le détruire pour certains (Michael) ou de l’étudier pour d’autre (les gens du Talamasca). Toutefois, un des enfants de Rowan et Lasher survit finalement et pire que tout, s'est une femelle ...

Commentaires

Comme tous les livres de Anne Rice ou presque s’était un roman excellent, tout à fait passionnant à lire malgré le fait que j’avais lu avant Cantique sanglant et que cela m’avait donné de nombreuses pistes quant à savoir ce qui arrivait aux Taltos, cette nouvelle espèce, mais il me restait encore plein de surprises à découvrir.

J’ai vraiment beaucoup aimé le moment où le fantôme de Julien vient raconter son histoire à Michael et où le monstre de Lasher fait de même afin de l’amadouer, car s’est une créature qui séduit par les mots. Sincèrement, s’était un roman plus que divertissant et cela même si j’ai trouvé que ce n’était pas son meilleur, sans que je m’en plaigne réellement. Toutefois, je suis triste de ne pas avoir tout lu dans le bon ordre, zut, mais je me promets de lire Taltos dans pas très longtemps, c’est donc à venir !

Autres livres de l'auteur :

Voir la section réservée exclusivement à Anne Rice (vous y trouverez un certain nombre de ses ouvrages).

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31 décembre 2006

Le journal intime de Ellen Rimbauer

image001Ellen Rimbauer

Albin Michel

276 pages

Ellen Rimbauer était la femme d’un grand homme qui a fait fortune grâce à l’exploitation d’une nouvelle ressource appelée pétrole du nom de John Rimbauer. Il était aussi le maître de Rose Red, une maison gigantesque reconnue pour être hantée, mais hantée n’est pas le terme approprié dans ce cas-ci, plutôt possédée ou même vivante. Pendant les années qui s’écoulèrent entre le début de la construction du manoir Rimbauer et la mort du dernier Rimbauer entre ses murs, la maison fut le théâtre de nombreuses morts atroces d’hommes, mais d'un nombre encore plus grand de disparitions de femmes. Tout au long de son existence à Rose Red, Ellen Rimbauer tenta de comprendre avec sa servante africaine, Sukeena, les évènements étranges qui se passaient dans sa demeure, mais parfois l’être humain peut être dépassé par certaines choses et cela même lorsqu’il possède de grands pouvoirs. Heureusement pour elle, Ellen est bien appréciée par Rose Red, mais il n’en est pas autant des gens qu’elle aime.

Commentaires etoile_105.gifetoile_105.gifetoile_105.gif

Ce que nous relate Ellen Rimbauer dans son journal intime est véritablement incroyable et terrifiant, mais disons-le immédiatement, j’ignore s’il s’agit d’un véritable journal intime, si Ellen Rimbauer a vraiment existé ou si tout cela a été écrit par Stephen King (rappelons-nous du film de Stephen King, Rose Red qui est fidèle aux évènements du journal de Ellen Rimbauer), tout ce que je sais c’est que si nous allons sur le site de l’université Beaumont www.beaumontuniversity.net dans le département des phénomènes paranormaux, ont peut trouver des extraits supprimés du journal de Ellen (surtout à ce qu’il paraît, des ébats entre Sukeena, Ellen et John). Alors est-ce que tout cela est vrai ? Je n’en ai aucune idée. Je peux tout de même dire qu’il s’agit d’un excellent livre, je l’ai beaucoup apprécié, toutefois si l’on a déjà écouté le film, il est un peu redondant. Je vous suggère donc de lire le journal, puis d’écouter le film et c’est très très important de voir le film, il est écoeurant !! J’ai quand même embarqué dans le livre, j’ai bien aimé tout l’aspect paranormal et l’impact que cela peut avoir sur une famille, la fin du journal par exemple où Adam revoit sa sœur Avril dans la tour, c’est vraiment bouleversant, savoir qu’elle n’est plus vivante, mais pas vraiment morte, c’est tellement triste …

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20 décembre 2006

Agrippa Le livre noir

image001Mario Rossignol et Jean-Pierre Ste-Marie

Michel Quintin

347 pages

Dans les années 20, William Black, anglais de fort belle apparence, mais aussi adepte de la magie noire et associé des Bêtes de la Lune, débarque dans le Bas-Canada dans un but précis : s’emparer de l’Agrippa qui a été placé sous une dalle scellée de la petite église St-Matthew. Ce livre renferme un savoir incroyable, car il est signé par la main même de Satan et Black désire l’utiliser pour s’attribuer ses pouvoirs. Toutefois, il trouvera sur son trajet le père Laberge et Albert Viau, un des habitants du village où Black a décidé de s’installer en tant que médecin. Ils sont bien décidés à arrêter Black avant qu’il ne réussisse à contrôler le livre noir et à l’utiliser, ainsi qu’à détruire l’Agrippa, car désormais le cacher aux yeux du monde ne suffit plus, il faut s’en débarrasser une bonne fois pour toute. Ce que Black découvrira c’est que Laberge possède, tout comme lui, de très grands pouvoirs, c’est pour cette raison que le Vatican l’a envoyé et Viau, quant à lui, est bien déterminé à venger la mort de son ami John qui, plusieurs années auparavant, a assisté à l’enfouissement de l’Agrippa à St-Matthew.

Commentaires etoile_105.gifetoile_105.gif

Il s’agit d’un livre comme vous devez vous en être rendu compte, qui est bourré de clichés. L’histoire du livre du mal, du méchant éduqué par un homme bon, mais qui s’est détourné du droit chemin, le vieux prêtre plein de pouvoir, mais fatigué et du bon paroissien qui est décidé à venger la mort de son ami, voilà autant de clichés, mais en plus il n'y a que cela qui constitue le livre ! Effectivement, le roman n’est pas très étoffé, on va directement à l’essentiel : la bagarre entre le bien et le mal et même elle, elle est clichée, elle ressemble beaucoup aux combats dans les livres de Tolkien, mais écrit d'une façon beaucoup plus maladroite. J,ai malgré tout bien aimé certaines choses : les monstres sont vraiment intéressants et l’explication religieuse derrière est encore mieux, j’ai beaucoup apprécié d'entendre parlé des Caïnittes. Malheureusement, cela compense peu avec tous les défauts du livre, même les dialogues n’ont pas l’air vrai et les liens qui unissent les personnages les uns aux autres, encore moins !! Mais bon, c’est un très bon livre pour ceux qui aime le genre et après tout, l’histoire et pas mal, mais je ne lirai sûrement pas la suite.

Autres livres des auteurs :

- Agrippa : les flots du temps (2007)

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14 septembre 2006

Cantique sanglant

image006Anne Rice

Plon

381 pages

Le personnage préféré de Anne Rice nous revient ici dans un tout nouveau roman au dos duquel on peut lire que Lestat veut désormais devenir un saint, mais ne vous méprenez pas, contrairement à ce qui est écrit, il y a toute une histoire à découvrir et bien peu sur cette toute nouvelle obsession du vampire. Nous avons donc la suite de Le domaine Blackwood au moment où la jeune Mona, mourante, décide de trépasser au manoir dans les bras de son amour, Quinn Blackwood. Bien entendu, il est impossible que Lestat et Quinn ayant les pouvoirs qu’ils ont, laisse mourir une jeune femme si belle et si aimée du jeune vampire.

Quoiqu’il en soit, une fois transformée, Mona ne rêve que d’une chose : retrouver sa fille Morrigan qui lui a été enlevée à la naissance et qui est la représentante d’une ancienne race maintenant presque disparue, les Taltos. Commence donc une quête afin de satisfaire la nouvelle enfant du Sang. Le trio retrouvera effectivement l’endroit où Ash Templeton avait amené Morrigan afin de créer une nouvelle colonie de Taltos, mais ce n’est qu’un horrible désastre qui les attend et rien pour satisfaire Mona, mais ainsi soit-il car il ne reste plus qu’à préserver ceux qui peuvent l’être et s’assurer que les Taltos ne s’éteignent pas.

Commentaires

Lorsque j’ai lu le résumé du nouveau livre de Anne Rice, Cantique sanglant j’ai été complètement horrifié par la nullité de ce que j’allais lire, de ce que je devais lire puisque cette auteure a fait de moi ce que je suis et je lui devais bien d’acheter son nouveau roman aussi ridicule qu’il puisse être. Alors, j’ignore qui a écrit ce maudit résumé mais quelle grande connerie il a fait ! Surtout ne soyez pas écoeuré par ce que vous lirez ce n’est pas ça du tout !

Si Lestat nous dit qu’effectivement il aimerait être un saint, donc d’être canonisé, rencontré le Pape etc, le roman ne tourne pas du tout autour de cela à peine une dizaine de pages parle de cette nouvelle lubie, mais le restant … oh wow ! Écoeurant, félicitation Anne Rice vous êtes toujours à la hauteur de votre réputation, magnifique roman, je me suis régalée et cela même si aucun de mes personnages préférés faisaient partie du livre (pourquoi pas mon beau Louis ou mon Marius ?!! (au fait je vous ai dit que j’ai appelé mon chat Marius :P)). Donc ne vous rebutez pas à la première lecture, laissez-vous aller et vous allez retrouver ces marques bien caractéristiques de notre très chère auteure. Donc, bonne lecture car je sais parfaitement que vous allez adorer, admirateur de Anne Rice.

Autres livres de l'auteur :

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12 septembre 2006

Le violon

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Anne Rice

Plon

307 pages



Triana
Becker n’a pas eu une vie facile, loin de là. La dernière souffrance à date ? Le décès de son nouvel époux atteint du SIDA. Alors voilà la femme quinquagénaire devant le cadavre de son beau Karl qu’elle avait tant aimé, mais soudainement une musique splendide empli la pièce, une musique si belle si parfaite qu’elle ne peut être qu’irréelle, aussi irréelle que Stefan Stefanovsky le violoniste qui l’a crée et quoique celui-ci puisse être vu et entendu de tous, il n’est pas humain, en fait il est mort depuis longtemps ce jeune élève prodige de Beethoven et de Paganini.

Pourquoi ce fantôme qui dit désirer la rendre folle se présente-il à elle ? Pourquoi lui fait-il revivre toutes ses souffrances et ses souvenirs d’enfances ? Stefan s’amusera à lui rappeler bien des choses qu’elle désirerait oublier, il la torturera avec son manque de talent au violon, l’instrument dont elle raffole le plus, alors que lui-même aurait sûrement été un des plus grands violonistes de l’histoire s’il n’était pas mort avant d’avoir débuté sa carrière, mais Triana n’a pas dit son dernier mot et elle lui volera son instrument. Désespéré, Stefan amène Triana dans son monde : ses souvenirs, en lui faisant voir sa fin, mais lorsqu’il l’a laisse repartir enfin, son violon ne lui est pas rendu, pire elle s’est attachée à l’instrument sur lequel elle est capable de jouer aussi bien que lui. Stefan devra la suivre durant sa future carrière et la torturer à nouveau s’il veut ravoir son bien le plus précieux, son violon qui l’a tué, qu’il a emporté dans sa tombe et qui lui permet de se faire voir des vivants.

Commentaires

L’ai-je déjà dis ? J’en doute, il faudrait sûrement que je l’écrive à quelque part sur le blog, mais je suis une très grande fan d’Anne Rice si je peux dire que peu de personnes m’ont modelées, cette auteur, par contre à pris la place des autres en m’imposant mes idéaux en tant qu’écrivaine, que lectrice, qu’artiste et même en tant que femme. Si ses derniers romans commencent à montrer (selon moi) une femme qui s’émousse, qui vieillit, j’ai pu durant un cours laps de temps (soit 307 pages) retrouver cette Anne Rice que j’aimais tant, ma Anne en quelque sorte.

Ce roman est typique de l’écriture de Rice et de son amour du psychisme avec ce Stefan, fantôme séduisant, moderne, mais à la fois clairement d’une autre époque et son héroïne âgée et pourtant encore belle ce qui n’est pas étonnant puisque cette auteur a le don de tout trouver beau, pour elle tout est sûrement baigné d’une sorte d’aura divin et elle semble désirer trouver la beauté que Dieu a mis en chacune de ses créations (je parle en son nom car elle semble être très religieuse ce que je ne suis pas). Très sincèrement, j’ai beaucoup aimé ce livre et même s’il n’est pas son meilleur (il faut dire que je ne suis pas une très grande fan de musique contrairement à ce que veut la mode d’aujourd’hui) je trouve qu’il mérite grandement d’être lu et d’être recommandé surtout pour ceux qui connaissent bien les créations des grands musiciens d’autrefois et qui saurait être animé par le même feu que Triana face à cette richesse sonore qui nous est offerte.

Autres livres de l'auteur :

Voir la section réservée exclusivement à Anne Rice (vous y trouverez un certain nombre de ses ouvrages).

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19 août 2006

Ghost Story

image001Peter Straub

Fleuve Noir

636 pages

L’histoire se déroule dans une petite ville appelée Milburn où l’on peut trouver ce que les gens de ce coin on amicalement nommé la Chowder Society. Il s’agit en fait d’un groupe d’hommes âgés, amis de longue date, qui se rencontrent à toutes les semaines afin de se raconter des histoires de fantôme. Ce passe-temps un peu macabre, ils l’ont depuis presque un an jour pour jour, depuis qu’un des membres de leur groupe Edward Wanderley est mort à une fête qu’un ami organisait, mais jamais mort n’a été aussi horrible.

Une idée idiote leur passant par la tête, les membres de la Chowder Society décident pour fêter le un an de la mort d’Edward d’écrire à son neveu auquel il a tout légué afin de lui demander de se rendre à Milburn pour les aider à élucider un certain mystère sur la mort de son oncle. Sans le savoir, ils invitent la chose qui a tué Edward à retourner à Milburn afin de conclure ce qu’elle a laissé trop longtemps en suspend. Je vous assure toutefois que ce qui les attend n’est, non pas quelques meurtres par ci par là, mais bien un massacre, car non seulement la chose veut détruire la Chowder Society et liquider tous ses membres, mais aussi la ville entière ! Avec l’aide de Don, le neveu d’Edward, les rescapés de la Chowder Society essaieront tant bien que mal de comprendre à quoi ils font face et comment la détruire. Il est à parier que la Chowder Society commence son ultime voyage …

Commentaires

Vous devez sûrement savoir que je suis extrêmement difficile pour ce qui est des livres et qu’il en faut beaucoup pour me plaire et encore plus pour devenir mon préféré ! Toutefois, ce que vous ne savez peut-être pas encore c’est que je suis aussi très critique avant de choisir mon livre ce qui m’évite de faire certaines erreurs … oh ! oui, bien sûr certaines peuvent subvenir tout de même (voir Sonia Marmen beurk !), mais en général les livres doivent vibrer de mes caresses d’une certaine façon pour que je les achète (ne pensez pas que je suis une tordue). Donc, en voyant ce livre je n’étais vraiment pas sûre que se serait une bonne idée de l’acheter, après tout il s’agit de Peter Straub et j’avais déjà essayer de lire Le talisman des territoires et il était tellement tordu que je l’avais à peine commencé avant de l’abandonner, puis ce livre est publié chez Fleuve Noir et ça, c’est une édition un peu trop cheapet pour moi, mais ma mère m’a obligé à l’acheter, alors nous voilà … et je peux dire après lecture que c’est un EXCELLENT livre !!

Oui, vous avez bien entendu j’ai trouvé ce livre écrit par Peter Straub vraiment très bon. Il n’est pas aussi américain que je l’aurais cru, sauf pour ce qui est des noms, mais bon … Malgré le fait que je trouve qu’il n’y a qu’en film que l’on peut réellement goûter à l’horreur (à la science-fiction aussi), l’auteur a presque su me faire peur, mais en tout cas on peut dire qu’il m’a dégoûté. Peter Straub met véritablement le paquet dans ce roman et c’est très bien écrit en plus, il sait titiller votre curiosité. Il s’est assuré de faire des liens entre les héros et les monstres qui les attaquent tissés très serrés, si bien qu’on s’étonne de voir jusqu’à quel point les méchants se sont insérés dans leur vie, ils se présentent alors qu’ils sont jeunes et reviennent sous différentes formes au cours de leur vie tout en laissant une empreinte bien claire dans leur mémoire. En bref, c’est un livre très bien écrit et qui devrait être un classique dans ce genre.

Autres livres de l'auteur :

- Le cabinet noir (2007)

- Mr. X (2000)

- Mystery (1991)

- Koko (1990)

- Shadowland (1987)

- Julia (1988)

- etc.

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25 juillet 2005

Dreamcatcher

image001Stephen King

Albin Michel

684 pages

Ce livre a été porté à l’écran par Lawrence Kasdan en 2003 sous le titre de L’attrapeur de rêves, il relate l’histoire de quatre amis d’enfance coincés au milieu de la forêt de Derry mise en quarantaine par le débarquement accidentel d’un vaisseau extraterrestre. Ces compagnons (Jonesy, Beaver, Pete, Henry) partagent des pouvoirs extrasensoriels qui leur ont été donnés par Duddits, un retardé mental naturellement doué de ceux-ci et qui leur accordera une force unique dans le combat contre l’E.T. qui s’est accaparé un corps humain afin de repeupler la terre de sa race. Jonesy se retrouvera donc, cet hôte malgré lui et incapable de combattre Mr.Gray (l’extraterrestre) qui a prit possession de son être.

Heureusement pour Jonesy, celui-ci en se réfugiant dans un coin de son esprit, bien terré derrière une porte verrouillée, a réussit à échapper à Mr.Gray qui ne peut alors le détruire. Mais là où Jonesy ne peut combattre, ses souvenirs et ses émotions prendront la relève, car Mr.Gray puisant dans ceux-ci s’humanise peu à peu. Positif ? Négatif ? Cela ne dépend que de Henry et Duddits qui essaient d’aider leur ami à retrouver assez de force pour combattre l’intrus. Toutefois, le trio (car Henry et Duddits sont accompagnés par Owen Underhill, un renégat de l’armée ayant aidé à l’échec de l’extermination des citoyens coincés par la quarantaine) est poursuivie par Kurtz, le dirigeant psychopathe des troupes armées, engagées pour la destruction du vaisseau extraterrestre et de ses rescapés et qui est bien décidé à les rattraper et à leur faire payer l’échec de sa mission.

Commentaires etoile_105.gifetoile_105.gifetoile_105.gif

Pour ceux qui ont déjà vu le film, vous ne trouverez aucune surprise dans ce livre et en même temps, il y en a beaucoup. Ce que je veux dire par là, c’est que le gros de l’histoire reste pareille même si certaines scènes ont été modifiées ou ajoutées afin d’adapté ce roman purement kingthien à un script cinématographique. C’est du pur américain, cela on peut le dire. Toutefois, on peu toujours s’attacher à ce pauvre Jonesy, boiteux, depuis qu’une saloperie de vieillard lui a bousillé la hanche, mais on ne pleurera pas les morts, car aucun sentimentalisme est permis dans un tel roman, à ce sujet, je jette cette simple remarque : << Bordel qu’y a beaucoup de monde qui crève là-dedans ! >> (c’était à peu près ça, mais dit moins vulgairement). Disons, qu’on ne pleure pas dans ce livre, même le meurtre commis par les quatre amis (auquel je n’ai rien compris, car l’auteur a passé trop rapidement dessus) ne réussit pas à nous toucher.

Mais Stephen King sait nous garder en haleine, car tous ces secrets que les héros ont entre eux ne nous seront révélés qu’au fur et à mesure de la lecture (prenons le RSDD au cinéma ou le AJMM dans le livre, par exemple) ce que le film ne fait pas et c’était la raison pour laquelle j’ai lu ce roman. L’histoire reste classique avec le débarquement d’extraterrestre voulant dominer notre planète, mais qui ne supporte pas le froid (ils auraient du changer d’endroit à la longue) et dont le gouvernement cache l’existence, toutefois les détails qui nous sont fournis par King entourant cette race venue d’ailleurs a capté mon attention et m’a régalée, moi pure maniaque des analyses. Par exemple, l’auteur prend la peine de faire muter le byrum qui est un parasite purement utilitaire et aucunement mortel sur sa planète, mais qui, une fois dans le système d’un être humain, devient un tueur acharné tout en signant son propre arrêt de mort en détruisant son hôte.

J’aimerais souligner aussi que durant toute la lecture de ce roman, j’ai eu l’impression que l’on voulait me rassurer en disant que non, le byrum n’était pas un gros problème, ni même le byrus et pourtant à moi, ça semblait être vraiment quelque chose ! Non, mais le byrum tue deux de ses amis et le héros continue à dire que ce n’est pas leur problème principal, il y a vraiment quelque chose d’étrange ici ! En résumé, il s’agit d’un bon livre sans plus que l’on n’amène pas sur la plage pour se détendre, car il est typique des écrits de King (surtout qu’il était drogué à la morphine au moment de son écriture !) sinueux et emmêlé !

Autres livres de l'auteur :

- Histoire de Lisey (2007)

- Roadmaster (2003)

- Coeurs perdus en Atlantide (1999)

- La petite fille qui aimait Tom Gordon (1999)

- La ligne verte (1996)

- Misery (1987)

- Simetierre (1983)

- Cujo (1981)

- Carrie (1974)

- etc.

Posté par geishanellie à 23:04 - Littérature d'horreur - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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