La bouquinerie au coin des deux colombes

Pour tous les passionnés de littérature, des livres à la tonne !!

28 octobre 2009

Sabotage amoureux

Ceci devait être une lecture commune avec Bladelor, toutefois celle-ci a été incapable de terminer ce livre auquel elle n'a absolument pas accroché (contrairement à moi :D). Je publie néanmoins mon billet à la date qui devait être.

Sabotage_amoureuxAmélie Nothomb

Éditions Albin Michel

123 pages

1993



Le sabotage amoureux
raconte l'histoire d'une enfant de sept ans qui, après avoir vécut ses cinq premières années de vie au Japon se retrouve dans un ghetto miteux de Pékin (Chine). C'est dans cet endroit que la petite fille découvre la plus belle chose du monde : la guerre, car que vous l'ignorez je n'en doute pas, mais il faut savoir que de 1972 à 1975 il y a eu une guerre mondiale à San Li Tun et notre petite héroïne y a participé courageusement. Jusqu'ici rien ne peut nous aider à faire le lien entre l'histoire et ce titre : Le sabotage amoureux. Eh bien, c'est qu'un jour arriva dans le ghetto la plus belle des petites filles : Helena et notre narratrice en tombe immédiatement follement amoureuse. C'est alors que commence le sabotage.

smiley etoilesmiley etoilesmiley etoilesmiley etoile De cet auteur j'avais précédemment lu : Stupeur et tremblements, Métaphysique des tubes et Hygiène de l'assassin et je dois avouer que si j'avais adoré le premier livre, je n'avais guère apprécié les suivants (surtout Métaphysique des tubes :S) ce qui me portait à croire qu'entre moi et cet auteur, ça ne collait pas. Comme je me suis trompée !!

Jamais je n'ai trouvé récit vu par les yeux d'un enfant aussi vrai et drôle ! J'ai vraiment aimé le petit côté narcissique de l'enfance qu'Amélie Nothomb nous fait découvrir (qui sera complètement occulté lors de l'arrivée d'Héléna) et toute la petite philosophie de vie que s'est bâtie notre héroïne. Pour une des rares fois lors d'un récit où l'héroïne est une enfant, je n'avais pas du tout l'impression que derrière le personnage il y avait un adulte qui écrivait et pensait pour elle. Véritablement, nous rentrons dans la vision de cette petite fille et nous nous attachons à elle et à ses idées comme nous pourrions le faire de n'importe quel grand sage. Vraiment un excellent livre qui me donne le goût de sortir de ma PAL (et de sa poussière) le livre Biographie de la faim de cette même auteure. Un gros merci à ma meilleure amie de me l'avoir offert !!

Extrait du livre

<< L'élite de l'humanité était les petites filles. L'humanité existait pour qu'elles existent. Les femmes et les ridicules étaient des infirmes. Leurs corps présentaient des erreurs dont l'aspect ne pouvait inspirer autre chose que le rire. Seules les petites filles étaient parfaites. Rien ne saillait de leurs corps, ni appendice grotesque, ni protubérances risibles. Elles étaient conçues à merveille, profilées pour ne présenter aucune résistance à la vie. Elles n'avaient pas d'utilité matérielle mais elles étaient plus nécessaires que n'importe qui, car elles étaient la beauté de l'humanité - la vraie beauté, celle qui est pure aisance d'exister, celle où rien ne gêne, où le corps n'est que bonheur des pieds à la tête. Il faut avoir été une petite fille pour savoir combien il peut être exquis d'avoir un corps. >> p.70

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31 juillet 2009

Sept jours pour une éternité ...

sept_joursMarc Lévy

Éditions Robert Laffont

281 pages

2003

Zofia est l'ange auquel Dieu a donné LA mission de toutes les missions. Tout ce joue en 7 jours. Une semaine où les envoyés de Dieu et du Diable devront oeuvrés pour le bien et le mal afin que le débat entre les deux parties prenne fin et que l'humanité décide enfin de quel côté se ranger. Lucas, lui, est le démon envoyé par Lucifer afin d'exécuter un plan machiavélique : séparer les associés d'une grande compagnie immobilière afin de faire s'effondrer l'économie mondiale. Mais sur son chemin il rencontre la magnifique et si tendre Zofia qu'il essaie tant bien que mal de séduire jusqu'à ce que naît entre eux un si puissant amour que tout d'un coup leur mission pour le destin de l'humanité devient un simple détail. Mais était-ce prévu par Dieu ou le Diable ?

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Pour l'été j'avais le désir de me choisir une lecture assez légère et ce livre m'attendait dans ma PAL depuis déjà un sacré bout de temps si bien que j'en étais désespéré et que je me disais que jamaismarc_ je ne le lirais, que ce n'était pas mon genre de livre. Oui, certes ce n'est pas mon genre de livre, mais malgré tout je l'ai lu avec bonne grâce et sans m'ennuyer. En vérité, je trouve que l'idée n'était pas très originale avec le combat incessant entre le bien et le mal (et ce aucunement camouflé) mais l'histoire me rappelait un peu ma série tant adorée de Serguei Loukianenko, alors cela a très bien passé malgré tout :). Donc, rien de bien original, mais qui se lit bien et ce avec le sourire aux lèvres. On s'attache même à la petite Zofia qui fait des pieds et des mains pour améliorer le sort de quelques personnes à qui elle s'est attachée. Sera-t-il mon dernier Marc Lévy ? Tout à parier que oui, malgré mes bons commentaires.

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11 juillet 2009

Zut, on a encore oublié madame Freud

fran_oise_xenakis_madame_freudFrançoise Xenakis

Éditions Jean-Claude Lattès

251 pages

1985
L'auteure Françoise Xenakis essaie dans ce recueil de nouvelles, si je puis l'appeler ainsi, de nous faire découvrir la vérité sur les existences de femmes ayant embrassées une vie de soumission totale face à leurs époux créateurs. C'est de là que vient le titre : Zut, on a encore oublié madame Freud ... car derrière l'existence de grands hommes, il y avait aussi, tassée dans l'ombre, celle de leur femme, ce que nous ignorons. Bien entendu, nombre créateurs n'ont pas pris épouses, mais l'écrivaine a réussi malgré tout à dépêcher quelques histoires. Ainsi, nous découvrons l'existence de Martha Bernays, épouse de Freud, aussi fine psychologue que lui. Celle de Xanthippe, jeune fille dont l'énergie turbulente fût soumise au bon vouloir de son mari homosexuel, Socrate. Celle d'Adèle Foucher (la plus connue de toutes les femmes de créateurs, selon moi) qui dût supporter la présence de maintes et maintes maîtresses au côté de son époux Victor Hugo. Celle de la baronne Jenny Von Westphalen qui de toutes, fût sûrement celle qui souffrit le plus de l'égoïsme de l'homme à qui elle se lia, Karl Marx. Finalement, celle d'Alma Schlinder qui, avant de s'offrir comme maîtresse à Kokoschka, fût unie à Gustav Mahler qui lui interdit à jamais sa passion, celle de composer de la musique.

smiley etoilesmiley etoilesmiley etoilesmiley etoile  J'ai acheté ce livre dans l'intention de l'utiliser pour mon Challenge ABC 2008 que je n'ai jamais fini et celui-ci risquait bien de moisir dans ma PAL jusqu'à la fin des jours tellement sa pochette ne m'inspirait pas vraiment et après tout, en quoi m'intéressais-je à Freud ou même à sa femme ?? Celafx aurait été une des plus graves erreurs de ma vie que de le laisser s'empoussiérer plus longtemps ! Mon âme de féministe acharnée a été incroyablement touchée par ces histoires qui sont plus que bouleversantes. J'ignore si l'écrivaine a voulut faire naître en ses lecteurs ce type d'émotion, mais j'ai été profondément choqué (d'où mes étoiles fâchées), outragé et rajoutez-en des synonymes !! Ce livre est si excellent, si original (qui aurait pensé à nous présenter ainsi la vie des femmes à part, bien entendu, Marek Halter avec sa Bible au féminin ) ! Il dérange ! Il vient nous chercher dans nos plus profondes convictions de voir ainsi des femmes s'abandonner à un amour qui ne les fait en rien grandir, mais plutôt les opprime, les écrase. Le pire là-dedans c'est qu'elles le savent, mais elles acceptent de se sacrifier au nom de quelque chose de plus grand : le génie de leurs maris !! En fait, seule la femme de Freud semble vivre une histoire assez paisible et semble véritablement influencée la vie et la pensée de son époux. Les autres créateurs utilisent la force vitale de leurs épouses comme des parasites en s'assurant grâce à elles, qu'aucun des petits tracas de la vie ordinaire ne viendra les bouleverser.
Oui, je suis bien consciente que l'auteure nous prévient au tout début qu'elle a largement brodé dans ses histoires. Qu'il ne s'agit en rien d'un roman historique, que tout n'est sûrement pas véridique, mais tant pis ! Tout cela m'a tellement touché !

Extrait de l'oeuvre :

<< .. Mais dites-moi tous vos maris sont horribles ! >>
Non mais j'ai délibérément choisi des hommes qui ont sacrifié le plus souvent leur propre vie et donc aussi celle de leurs proches à leurs oeuvres et suis arrivée, c'est vrai, à la conclusion que peut-être bien qu'un authentique génie est condamné à la non-vie ou encore que la vie telle que nous vivants mortels l'entendons n'est pas pour lui. >>
p.10

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27 juin 2009

L'ogre des landes

BOB

J'ai bien faillit ne jamais pouvoir publier ce billet. Eh oui ! Mon ordi est tombé en panne pour la seconde fois en peu de temps, je vous écris depuis le portable que mon chum a emprunté à son travail (non pas pour moi, mais c'est un drôle d'adon*, non ?). Mon amoureux travaille sur mon ancien ordi, il doit faire quelques test pour savoir s'il s'agit de la carte vidéo, de la mémoire vive, du disque dur ou de la carte mère, mais si lui garde de l'espoir moi je commence à soupirer d'insatisfaction, je ne veux pas dépenser pour un nouvel ordi, mais le mien commence à être un peu trop vieillot à mon goût et je dois avouer que j'aime bien le clavier du portable sur lequel je tape ... bon bon bon je vais arrêter mes divagations. Tout cela pour vous dire que j'ai eu bien de la difficulté à vous offrir ce billet, gracieuseté des Éditions Presses de la Cité qui a bien voulut me l'envoyer gratuitement de France jusqu'à mon petit coin de pays : Montréal, ainsi que du Blog-O-Book qui m'a offert cette opportunité.

9782258078956Pascal Martin

Édition Presse de la Cité

2009

305 pages

Une vraie chasse au terroriste est déclenchée lorsque le cadavre d'une jeune femme gavée à mort est retrouvée portant dans ses mains une lettre adressée au Ministre de l'Intérieur. La victime a en fait été contaminé par le virus de la vache folle et de la grippe aviaire dont regorge son foie qui a été retrouvé dans une conserve avec son corps. Voilà donc un fou furieux (ou deux ?) menaçant de mettre sur le marché de l'alimentation deux autres conserves de foie gras humain contaminé ce qui déclencherait une véritable épidémie si mortelle que rien ne pourrait l'éradiquer.

Voilà donc que l'inspecteur Le Meur est dépêché afin de résoudre cette affaire. De son côté, le meilleur des Coureurs de Nuits, le Bonsaï est envoyé sous l'ordre de Foch dans le camp d'Ecovie, un bien étrange endroit où des hommes et des femmes d'affaires richissimes payent une fortune afin de renouer avec leurs instincts de chasseurs. Alors que Le Meur se doute bien qu'il y a anguille sous roche, le Bonsaï, lui, n'a absolument aucune idée de la raison de sa présence auprès de Zinoviev, le propriétaire d'Ecovie. Ils apprendront bien assez tôt l'incroyable vérité.

etoiles31_1_etoiles31_1_etoiles31_1_Jamais je n'aurais crut que je saurais apprécier autant un polar et encore moins qu'il captiverait autant mon attention. En fait, il s'agit du premier roman policier que je peux dire avoir aimer sans mentir. L'histoire n'est certes pas très compliquée, elle est plutôt classique pour un polar, mais elle sait nous séduire. Pour ceux qui, comme moi, n'aurait pas lu les précédents livres de Pascal Martin, il y a certes un peu d'incompréhension au début, car on comprend mal l'histoire de chaque personnage et la raison d'être du groupe des Coureurs des Nuits est un peu obscure, mais l'on se replace vite et on est immédiatement happé par l'histoire.

Mais avis au coeur sensible, certaines scènes sont assez dures à supporter. Personnellement, lire commentpascal_martin on peut gaver de force un être humain me répugne et puis, une boîte de foie gras humain aussi ça a quelque chose de dégueulasse, non ? Je ne suis pas la seule à avoir trouver ça un peu dur pour l'estomac ? Mais une fois subtilement sauter ces lignes l'on continue notre lecture avec la même appétit, car plus le dénouement avance et plus l'on désire pouvoir découvrir par nous-même comment cela va finir, mais c'est peine perdue. La fin est une surprise totale, bonne ou mauvaise, ça, par contre, je ne l'ai pas encore décidé.

* Le mot adon est un canadianisme et comme j'ignore si vous en connaissez le sens, je vous laisse le plaisir de le chercher.

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28 janvier 2009

L'autre monde ; Les États et Empires de la Lune suivi de Les États et Empires du Soleil

untitledSavinien Cyrano de Bergerac

Éditions Gallimard

2004

422 pages


Après m'avoir délectée de l'histoire romancée de Cyrano de Bergerac via la plume d'Edmond Rostand, je me devais bien de connaître cet homme à travers ses propres oeuvres, lui, héros d'une des plus belles pièces de théâtre jamais écrite.

Dans ces deux récits philosophiques, le personnage que nous suivons n'est autre que l'écrivain lui-même qui grâce à des tentatives qui s'avèrent fructueuses, se retrouve la première fois en voyage sur la Lune, puis à la seconde, sur le Soleil (en ayant au préalable atterrie à un autre endroit du globe et sur d'autres mondes). Sur la Lune, il devient tout d'abord l'esclave d'une espèce d'hommes marchant à quatre pattes qui le qualifient d'animal puisqu'il est sur deux jambes, mais il est libéré de son état par un habitant du Soleil ayant revêtu l'apparence des gens de ce monde et qui, ayant beaucoup voyagé, l'identifia comme un habitant de la Terre.

Dans la seconde histoire, s'est en essayant de quitter une prison sur la Terre que notre héros se retrouve malgré lui porté vers le ciel en direction du Soleil où le monde est divisé en plusieurs états régis par des oiseaux, des arbres, des amants, des philosophes, etc. Bien entendu, dans sa qualité d'homme, il passe à plusieurs reprises à deux doigts de se faire condamner à mort, mais c'est aussi dans cette aventure qu'il rencontre le plus grand nombre d'étranges personnages outre les arbres et les oiseaux parlant, l'on fait la rencontre de plantes amoureuses, de bête à feu, d'animal glaçon, d'hommes pouvant prendre l'apparence de toutes choses (leur première apparence (sous laquelle ils se présentent) est celle de plantes, de fruits et de fleurs aussi transparentes que des pierres précieuses), etc.

Commentaires etoile etoile etoile

Si je sauta la préface à cause de mon ennui et si mes paupières tendaient constamment à se fermer au début de ma lecture, je dois avouer que je me suis pris dans l'histoire. Il faut dire que Les États et Empires du Soleil est beaucoup plus intéressant que la première histoire.

Ce que je reproche surtout à Les États et Empires de la Lune s'est, bien entendu, sa difficulté desavinien compréhension, parfois il me semblait que les écrits de Platon n'étaient pas si ardus que ceux-ci, mais surtout les théories philosophiques qui sont pour la plupart erronés maintenant que nous possédons un savoir technologique supérieur. Disons que des idées tordues sur l'anatomie (particulièrement), sur la chimie et l'astronomie il y en a ! C'est certes intéressant du point de vu historique, on peut parfois prendre certaines lignes comme simple superstition d'une époque révolue, mais quand même cela gâche quelque peut l'histoire. Juste pour vous faire comprendre ce que j'avance voici comment notre personnage s'envola pour la lune : il attacha à lui des bouteilles remplies de rosée qu'il savait attirée par le soleil, donc tout comme une montgolfière il s'est élevé vers le ciel et il lâchait du leste une fois de temps en temps !

Toutefois, comme je l'ai dit la seconde histoire était bien plus intéressante, elle pourrait carrément passée pour un récit fantastique avec toutes les espèces étranges que nous rencontrons et même les quelques mondes que nous croisons. C'était véritablement une partie divertissante où malgré l'apparition de quelques grands philosophes, il n'y avait pas de pages entières consacrées à un traité de philosophie parfois assommant comme dans le premier livre. Ce que je reproche en fait le plus à notre grand auteur c'est qu'alors qu'il nous a bien accroché et que l'on désire savoir du plus profond de notre coeur ce qui va arrivé à notre personnage même s'il vient de débarquer dans le monde des philosophes, Cyrano de Bergerac nous abandonne et nous laisse sur notre faim ... sans aucune fin !

Notons, qu'après L'autre monde il y a Fragment de Physique tiré des Nouvelles Oeuvres (1662) de l'auteur publié à la fin de cette édition, mais je ne me suis pas aventuré à parcourir ces quelques pages qui m'auraient sûrement parues fort arides.

Les États et Empires de la Lune apparaît dans mon livre de chevet du moment : Les 1001 livres qu'il faut avoir lus dans sa vie, choix que je désapprouve, car j'y aurais plutôt placé Les États et Empires du Soleil (mais bon, tous les goûts sont dans la nature hi ! hi !).

Extrait (pour vous montrer tout ce que les oiseaux (sauf les miens, bien entendu !) pensent de nous lol) :

<< Encore, ajoutaient-ils, si c'était un animal qui approchât un peu davantage de notre figure, mais justement le plus dissemblable, et le plus affreux ; enfin une bête chauve, un oiseau plumé, une chimère amassée de toutes sortes de natures, et qui fait peur à toutes : l'homme, dis-je, si sot et si vain, qu'il se persuade que nous n'avons été faits que pour lui ; l'homme qui avec son âme si clairvoyante, ne saurait distinguer le sucre d'avec l'arsenic, et qui avalera de la ciguë que son beau jugement lui aurait fait prendre pour du persil ; l'homme qui soutient qu'on ne raisonne que par le rapport des sens, et qui cependant a les sens les plus faibles, les plus tardifs et les plus faux d'entre toutes les créatures ; l'homme enfin que la Nature, pour faire de tout, a créé comme les monstres, mais en qui pourtant elle a infus l'ambition de commander à tous les animaux, de les exterminer. >> p. 235

Autres livres de l'auteur :

- Le pédant joué (1654)
- La mort d'Agrippine (1653)
- Fragments de physique (jamais terminé)

Voir ce site pour de plus amples informations sur l'auteur.

   

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05 décembre 2008

Petits spectacles

challengeabc2008

Petits_spectacles__pochette_Boris Vian (1920-1959)

Éditions Christian Bourgois

1977

344 pages



Ce livre renferme plusieurs courts cabarets écrits par Boris Vian qui est, pour ceux qui ne le savent pas, un auteur du style surréaliste, donc avec lui il faut toujours s'attendre à quelque chose d'assez étrange ! Voici donc ces petits textes parfaitement choisis par l'éditeur :
1 et 2 : Adam, Ève et le troisième sexe ainsi que À chacun son serpent (autre version du cabaret précédent) où l'auteur nous fait revivre bien à sa façon le péché originel (parle-t-on du même péché là ?).
3 : Ça vient, ça vient : cabaret de SF (anticipation) où on découvre ce qu'est devenu l'être humain en 1981 à travers l'éditorial de plusieurs journaux.
4 : Paris varie ou fluctuat nec mergitur : en voilà un particulièrement déjanté ! Comment Paris a-t-elle été fondée (la vérité vraie) ? Plusieurs peuples se l'attribuent dans ce cabaret avec des preuves à l'appui.
5 : Les yeux croisés : un des plus courts textes où l'on voit le déroulement assez comique d'un sketch radiophonique.
6 : Cinémassacre : apparemment l'un des plus connus qui a eu ,en son temps, un vif succès, un scénariste va voir un producteur avec une (des) idée(s) assez loufoque(s) pour un script. Entre les deux, les grands esprits se mêlent (et se démêlent) et l'on voit les résultats de leurs cogitations à travers plusieurs petites scènes très rigolotes. Un des plus longs textes.
7 : Dernière heure nous dévoile ce qui adviendra de nous en 2024 et ce que la découverte de quelques journaux peuvent influer sur les personnages principaux. 
8 : Les voitures raconte l'histoire d'un étrange conducteur de taxi et de son passager. Très court texte.
9 : Salvador vend des disques est l'histoire d'un personnage vraiment désopilant calqué sur l'image de Salvador Dali, grand ami de Boris Vian et qui décide d'essayer de devenir vendeur de disques dans un magasin de musique à son propre péril et à celui des clients !

Commentaires etoileetoileetoileetoile

Comme je l'ai déjà mentionné dans un précédent billet, j'ai commencé ce livre à reculons car je me disais qu'il fallait bien que je le lise afin de le redonner à mon ami. Pourquoi l'ai-je commencé à reculons ? Car ayant autrefois lu L'écume des jours classique de cet auteur je me disais que l'illogisme et l'humour de Vian n'était, boris_vianmalheureusement, pas pour moi (il y a des fois où je me trouve étroite d'esprit, mais qu'importe le nombre de fois où tu te cognes la tête, elle ne s'ouvre pas plus lol) mais mon amie m'avait tordu le bras pour que je parte avec lui afin de le lire et oh ! surprise. Suis-je devenue une autre femme ? Que m'est-il arrivé ? J'ai beaucoup aimé ce petit livre et le style humoristique de l'écrivain qui m'avait laissé de glace, m'a fait ricané  cette fois (certes, dans ma tête, mais c'est déjà un début, non ?). J

J'ai spécialement apprécié les deux premiers cabarets (avec une préférence pour À chacun son serpent dans lequel on a ajouté les voix de Dieu et d'un chœur d'anges) dont un extrait suit mes propos, ainsi que Ça vient, ça vient (excellent !!) et Salvador vend des disques (pauvre mec !). Je dois avouer que si je n'ai pas accroché avec certains c'est qu'en tant que bonne Québécoise je ne comprenais pas certaines allusions à la culture française (je connais le général de Gaulle, mais pas les personnes liées à la culture populaire française désolé ...expresss394) .
Voilà donc un petit livre qui me réconcilie non seulement avec Boris Vian, mais aussi avec le genre surréaliste et le genre humoristique littérairement parlant !! 

Extrait :

<< ÈVE : Et si on veut des enfants ... des adultères ... des cinq à sept ... des samovars ... des pendules ... des rez-de-chaussée ... des porto-flip.
[...]
ADAM : Laissez-la. Si elle veut des samovars, des pendules ... même des coupe-cigare, des punaises, des édredons et des pâtes épilatoires, ça ne vous regarde pas ... vous nous ennuyez ...
[...]
ADAM : Parfaitement on sortira d'ici ... Travail, famille, partie ; le pain, la paix, la liberté, vive l'armée rouge, vive la général de Gaulle, vive la révolution française ... Allons enfants de la Patrie, dans les petits pots les  bons onguents !
ÈVE : Et j'aurai des aspirateurs et des lessiveuses, et des engelures et des services de table, et des métrites et des aiguilles à tricoter ! ...
ADAM : Et des chapeaux Éden ! >>
p.62

Autres livres de l'auteur :

- Le loup-garou (1970)
- L'arrache-coeur (1953)
- L'herbe rouge (1950)
- Les fourmis (1949)
- L'automne à Pékin (1947)

Lu dans le cadre du Challenge ABC 2008

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28 octobre 2008

Qui touche à mon corps je le tue

Qui_touche___mon_corps_je_le_tue__pochette_Valentine Goby (1974-)

Édition Gallimard

135 pages

2008

L'histoire de trois personnages s'entremêlent dans ce roman. Celle de Lucie L. femme bien mariée, mais qui ne désire aucunement porter l'enfant de son époux et dont elle avorte.

Celle de Marie G. qui, pour son bonheur et celui de ses enfants est devenue une avorteuse et dont l'argent lui a assurée la tranquillité d'esprit. Du moins jusqu'ici, car on la retrouve dans sa cellule à quelques jours de son exécution.

Et finalement, celle de Henri D. l'exécuteur publique. C'est lui qui a été désigné afin de guillotiner Marie G.

Trois histoires de souffrances qui tournent autour de l'amour de l'autre, de soi-même, de sa progéniture et de la figure maternelle qui régit tout dans la vie d'un enfant. Mais surtout, de l'amour, de la passion et de la jouissance baignée dans une souffrance atroce.

Commentaires etoile_105.gifetoile_105.gifetoile_105.gifetoile_105.gif

Je m'attendais à un tout autre roman en ouvrant celui-ci quelque chose d'un peu plus ... d'accord d'accord je l'avoue ... érotique. Toutefois, je n'ai pas du tout été déçue par ce roman même s'il est vrai qu'il n'est pas exactement mon genre (en temps normal, car maintenant que j'ai un homme que j'aime dans mes bras tout cela a avivé mon désir d'avoir des enfants), même si parfois les phrases peuvent être tordues, l'auteur sait nous ensorceler. Elle nous fait vivre l'amour et la souffrance qui anime ses personnages avec un tel talent que leurs histoires nous frappent avec force.

On ne peut qu'être touché par ces trois personnages qui, n'ayant jamais rêvé d'une vie extraordinaire et horsgoby_zoom du commun on toutefois des attentes, quelques unes seront brisées au cours de ce roman, d'autres avivées. Trois vies bien communes, mais qui dérapent, qui vont déraper, qui aurait dû déraper. Comment expliquer à une mère aimante qu'elle doit mourir pour avoir fait ce que d'autres mères attendaient d'elle. Comment détester ce bourreau qui sait qu'il devrait être mort, car il prend sur lui la responsabilité de la mort de sa mère, de la seule femme qu'il ai aimé et de son fils unique et adoré. Et puis, que dire de Lucie L. qui, sans détester son mari, tout en sachant que s'est un homme bon, ne peut lui donner d'enfant, car elle sait qu'il n'est pas l'homme de sa vie et que seul celui-ci pourra toucher aussi profondément son corps.

Tellement d'amour dans ces quelques pages, on ne peut qu'en être bouleversé.

Voir les critiques d'autres bloggeuses : Sel et Lou.   

Extrait :

<< Je sais ce qui aurait sauvé ma mère, ce qui m'aurait sauvée, moi, Lucie L., m'aurait affranchie de sa peau, de la nécessité d'être elle, de lui appartenir, de la prolonger, ce qui nous aurait libérées l'une de l'autre nous aurait dessinées séparées mise au monde, je sais, maintenant. Qu'un homme la prenne, me prenne, entière, la peau, le dedans le dehors, les nerfs, le sang les cavités les creux les bosses, les trous noirs, la lumière dans le ventre les pupilles, tout ça serré dans une étreinte totale, qu'on la tienne fort sans que rien dépasse qu'on l'embrasse qu'on la presse qu'on la lèche, qu'on la suce et qu'elle jouisse à pleurer, qu'on l'épluche, patiemment, couche après couche, qu'on la délivre des j'ai peur, des je ne peux pas, il ne faut pas, je ne sais pas, des peut-être, du bien, du mal, des bonnes intentions, des craintes de mal faire, de la morale bourgeoise, qu'on lui plaque une main sur la bouche et qu'on noue ses poignets, tais-toi, qu'on la force à jeter une à une toutes les chairs artificielles superposées depuis l'enfance et dans lesquelles elle s'est perdue, où je me perds, invisible, inconnue à moi-même, qu'un homme arrache toutes les peaux mortes et qu'il la trouve recroquevillée dessous, lave brûlante, me trouve, [...] >> p. 106

Ah, de la vraie poésie ! 

Autres livres de l'auteur : 

- L'échappée (2007)
- Petite éloge des grandes villes (2007)
- L'antilope blanche (2005)
- Sept jours (2003)
- La note sensible (2002)

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20 juillet 2008

Tous les jardins du monde

Tous_les_matins_du_monde__pochette_Pascal Quignard (1948-)

Éditions Gallimard

116 pages

1991

Depuis la mort de Mme. de Sainte Colombe, M. de Sainte Colombe n'est plus le même, son monde est bouleversé. Le voilà maintenant enfermé chez lui ignorant tout ce à quoi l'espèce humaine tiens ardemment et pourtant, la gloire il pourrait la connaître car il est le meilleur joueur de viole jamais vu et le roi le voudrait à sa cours. Toutefois, là où les gens voient une chance inouïe, lui, ne voit qu'embêtement et futilité. M. de Sainte Colombe se contente d'enseigner la viole à ceux qu'il considère le mériter, rares sont-ils et de s'occuper de ses filles qui grandissent autant en beauté qu'en talent car tout comme leur père, Toinette et Madeleine sont de très grandes musiciennes.

Voilà qu'apparaît un jour le jeune M. Marin Marais qui supplie le vieil homme de le prendre comme élève. Sans le savoir, le jeune homme bouleversera la vie des trois membres de cette famille tranquille et retirée alors que tout ce qu'il désirait c'était tenir entre ses mains une viole et en sortir les sons les plus beaux que l'oreille humaine n'est jamais entendu.

Commentaires etoile_105.gifetoile_105.gifetoile_105.gif

Sous fond d'histoire d'amour : amour charnel, amour pour la musique, amour qui transcende la mort etpascal_quignard ramène les défunts à une vie factice ; ce petit livre à tout pour plaire. Effectivement, les passionnés de musique y verront la plus belle des poésies, mais pour les autres comme moi ... Bien entendu, l'histoire est merveilleuse, le romantisme présent est saisissant, la trahison qu'on nous dévoile m'a pétrifiée sous la pluie (mon copain se demandait bien ce que je faisais là), mais sans plus. Toutefois, j'ai beaucoup aimé le côté presque fantastique du roman lorsque Mme de Sainte Colombe décédée revient voir son époux. Il s'agit d'un moment charnière très tendre qui sait nous toucher. Je sais tout à fait que ce livre aurait dut me séduire et je sais aussi qu'il a sûrement séduit ma mère qui l'a, semble-t-il, reçu en cadeau d'un homme amoureux d'elle comme le prouve ce petit mot que j'ai trouvé écrit sur la première page blanche du roman :

Tous_les_matins_du_monde

Oui, oui, je sais, je suis dure ces temps-ci et je n'aime que bien peu de livre. J'en suis fortement désolée, mais je suis sûre que ce n'est qu'une mauvaise passe et que je trouverai bien mieux la prochaine fois. J'espère.

Extrait :

<< Il perfectionna la technique de l'archet en allégeant le poids de la main et en ne faisant porter la pression que sur les crins, à l'aide de l'index et du médius, ce qu'il faisait avec une virtuosité étonnante. Un de ses élèves, Côme Le Blanc le père, disait qu'il arrivait à imiter toutes les inflexions de la voix humaine : du soupir d'une jeune femme au sanglot d'un homme qui est âgé, du cri de guerre de Henri de Navarre à la douceur d'un souffle d'enfant qui s'applique et dessine, du râle désordonné auquel incite parfois le plaisir à la gravité peu fournis, d'un homme qui est concentré dans sa prière. >> p.13

Autres livres de l'auteur :

- La nuit sexuelle (2007)
- Les ombres errantes (2002) prix Goncourt 2002
- Les Septante (1997)
- La leçon de musique (1987)
- Le lecteur (1976)

Lu dans le cadre du Challenge ABC 2008

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23 mai 2008

La bougainvillée 2 Quatre-Épices



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Fanny Deschamps (1920-2000)

Éditions Albin Michel

730 pages

1982 pages


Voilà la petite Jeanne, héroïne du premier tome de La Bougainvillée le jardin du roi qui s'embarque pour un long périple sur la mer. Déguisé en valet de chambre travaillant pour le botaniste du roi, le docteur Philibert Aubriot, un de ses amants, Jeanne devenu Jeannot n'a qu'un seul véritable but : retrouver Vincent, un corsaire dont elle est follement amoureuse. Bien entendu, fuir les avances fort oppressantes du Cardinal a aussi été une raison pour quitter son magasin d'herbes et d'épices qu'elle possédait en France. Il va sans dire que le docteur Aubriot ignore le penchant de Jeanne pour Vincent et celle-ci sera constamment tiraillée entre l'un et l'autre qu'elle aime tendrement.

Dans ses aventures romanesques en direction de l'Isle de France, Jeanne retrouvera une de ses anciennes amies, Émilie, devenue l'amante d'un seigneur de La Plata, Don José et mère d'un bâtard du nom de Paul et alors même que le bonheur semble pointer à l'horizon et que Jeanne retrouve son Vincent qui semble être bien décidé à se l'attacher à lui, rien n'est gagné d'avance. En bref, à courir deux lapins, il est peut-être possible de perdre les deux.

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Il y avait déjà un bon bout de temps que j'avais lu le tome 1 de La Bougainvillée et bien entendu, les années passant mon goût littéraire à évolué et je dois avouer que j'ai été moins séduite par le tome 2. J'ai toujours adoré le romantisme en littérature : la description des paysages, l'effervescence des émotions, l'action toujours guidé par les sentiments des personnages. Cette fois-ci pourtant, tout semblait moins cadrer avec ma vie, mais pire encore ... comment une femme peut aimer deux hommes à la fois ??? Non, vraiment je ne comprends pas et c'est une grosse partie qui a cloché tout le long du roman. Je ne pouvais comprendre que Jeanne fasse cela à Philibert ni même à Vincent. Tout cela me semblait si cruel ! J'en suis même venu à détester Jeanne !

Toutefois, il est toujours bien d'avoir une lecture un peu plus légère lorsque commence l'été, mais s'est assurément le plus léger que je peux lire ! Je dois quand même avouer que ce roman a eu le brio de modifier ma perception de l'amour au cours de sa lecture, ainsi que celle de la relation homme/femme. On en vient parfois à se dire qu'une femme peut aller trop loin pour avoir un homme (vous me comprendrez si vous le lisez, s'en est aberrant !)!

Je me suis tout de même laissé séduire par l'écriture de Fanny Deschamps et par la description presque sensuelle des arômes des plantes que Jeanne et Philibert découvrent au fur et à mesure de leur voyage. L'écrivaine nous donne le goût de partir, de voir d'autre culture, de se bâtir une maison ailleurs. Pour tout cela, merci Mme Deschamps ! Soulignons toutefois une fin assez étrange qui m'a un peu déconcertée.

Extraits du livre :

<< Voyez-vous, il ne faut jamais trop se désespérer, parce que Dieu a fait une très bonne chose, et c'est qu'un jour suive l'autre. >> p.183

<< Celui qui a toujours eu la vie dure ne rêve pas de vie douce, parce qu'il n'arrive pas à y croire. Une vie dure, mais où il y a de l'espoir, ça lui suffit. >> p.191

Autres livres de l'auteur :

- La Bougainvillée tome 1 (1986)
- Louison ou l'heure exquise (1987)
- Louison dans la douceur perdue (1989)

Lu dans le cadre du Challenge ABC 2008

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10 mars 2008

Le fauteuil hanté

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Gaston Leroux (1868-1927)

Le livre de poche

190 pages

1968

La grande et prestigieuse Académie française se retrouve soudainement dans de beaux draps lorsque l'un de ses sièges, celui du défunt Mgr d'Abeville n'a désormais plus aucun candidat. Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison que les trois derniers Académiciens promus à s'y asseoir, soit Messieurs Mortimar, d'Aulney et Latouche sont tous décédés au moment de lire leur discours devant l'Académie ou un peu avant. Les médecins concluent à trois morts naturelles. Bien entendu, le peuple ne le voit pas ainsi, c'est quand même bizarre que des hommes en parfaite santé décèdent soudainement, alors voilà que l'on surnomme le fauteuil de Mgr d'Abeville, le fauteuil hanté ! Dans toute cette histoire, c'est un certain mage du nom d'Eliphas de Saint-Elme de Taillebourg de la Nox qui, semblerait-il, met ses initiales en bas de chaque lettre de menace que les Académiciens on reçut. Donc, voilà l'Académie français complètement déshonoré puisqu'elle se retrouve avec un siège en moins, du moins c'était ainsi que se présentait les choses avant qu'un certain M. Lalouette pose sa candidature. M. Lalouette aidé par M. Patard le secrétaire perpétuel de l'Académie se retrouveront obligés malgré eux, de découvrir la cause de ses trois morts.

Commentaires etoile_105.gifetoile_105.gifetoile_105.gifetoile_105.gif

Je commence drôlement à me poser une question : est-ce que je viens de me faire passer un policier ? Je crois que oui et je l'ai bien aimé ! C'est étonnant de voir que la seule qualité d'écriture de l'auteur m'a suffit pour me séduire. Mais que voulez-vous l'auteur du fameux roman Le fantôme de l'opéra ne pouvait faire autrement, j'en suis sûre.

Arrêtons les plaisanteries, donc sérieusement j'ai trouvé que l'auteur mettait tant de zèle à vouloir nousLeroux1 plonger dans l'atroce embarras de la pauvre Académie française qu'il a réussit à me donner l'impression de crédibilité des personnages, chose que je ne trouvais jamais dans un policier. En fait, tout dans un policier normalement me semble un peu fade, alors qu'ici c'est bien autre chose. Même les horribles secrets nous donnent le goût de les dévoiler, c'est peu dire venant de ma part ! Bien entendu, rien n'est parfait même dans le meilleur des mondes et tout comme dans Le fantôme de l'opéra, j'ai trouvé que la solution à l'énigme était un peu beaucoup tiré par les cheveux. Les armes des crimes ne me semblaient pas du tout vraisemblable, mais ça ne fait rien, car le coupable me plaisait et ses raisons aussi. Leroux a même réussit à mettre un peu d'humour dans le tout.

Pour conclure, sachez que sans même le savoir mon édition me présentait certaines pistes du problème (les images, une fois connu l'intrigue, était toutes liées aux meurtres). Alors, rappelez-vous : dans cette histoire vous aurez absolument besoin de deux choses :

Lunettes_20fluo_20HD_20bleu                            ouate

Extrait du livre :

<< Toute l'horreur de cette inexplicable et triple tragédie s'effaçait devant ce sourire :
Les trente-neuf !
L'immortalité avait diminué d'Un !
Et cela avait suffi pour la rendre à tout jamais ridicule.
Si bien ridicule, que l'empressement d'autrefois à faire partie d'une Assemblée qui réunissait sans contredit les plus nobles esprits de l'époque, s'était sensiblement ralenti. >> p.100

Autres livres de l'auteur : 

- Le mystère de la chambre jaune (1907)
- Le parfum de la dame en noir (1908)
- Le fantôme de l'opéra (1910)
- Rouletabille chez le tsar (1913)
- Premières aventures de Chéri-Bibi (1913)

Je vous conseille vivement ce site si vous êtes intéressé par Gaston Leroux. Il regorge de détail et entre-autre, d'une section réservé exclusivement aux images qui ont illustrés ses oeuvres.

Lu pour le Challenge ABC 2008

Posté par geishanellie à 16:25 - Littérature Française - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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