Petit extrait entre les mains
J'ai sortit de la COOP de mon collège du fond des bois (ah ! là je suis méchante pour Sainte-Thérèse !!) une petite merveille. N'y a-t-il pas plus grand plaisir pour nous insatiables lecteurs que ces petits extraits que nous dévoile les maisons d'édition sur leurs nouveautés ? Ah, sûrement bien que non. Me voilà donc avec le chapitre III du nouveau roman de Diane Lacombe, Moïrane.
Diane Lacombe avait été précédemment connue pour sa trilogie de Mallaig : L'Hermine, La châtelaine et Sorcha de Mallaig dont je n'ai lu aucun des tomes (vous vous en doutiez bien puisque je ne suis pas une adepte des séries et encore moins lorsqu'elles sont québécoises). Cette série a non seulement signée la popularité de cette auteure au Québec avec 300 000 exemplaires de vendus, mais a aussi passé outre nos frontières.
Cet extrait, c'est avec un petit plaisir sur le bout des lèvres que je l'ai commencé mais sans grands espoirs d'y trouver une future lecture et pourtant ! J'ai tout de suite accroché à l'histoire de Moïrane cette Écossaise en route pour Terre-Neuve afin d'y fonder avec d'autres hommes et femmes de son clan, un poste de traite de l'ivoire.
Bien entendu vous me direz que ces extraits nous dévoile toujours la meilleure partie du roman afin de nous accrocher, mais cette fois-ci, c'était bien plus que cela. Diane Lacombe a un style d'écriture vraiment unique, elle sait nous dévoiler ses personnages et les liens qui les unissent avec aisance et elle manie très bien le genre historique : elle sait nous donner des détails de l'époque qu'elle décrit sans en mettre trop. De plus, elle utilisait un narrateur différent tout dépendant des scènes ! Je n'avais jamais vu cela ! À un certain moment, les mots viennent de l'esprit de Moïrane, puis ils deviennent ceux d'un narrateur omniscient. Cela m'a semblé un peu perturbant au début, mais j'ai vite apprécié cette originale étrangeté. En bref, c'est un extrait qui a réussi à me mettre l'eau à la bouche, s'agira-t-il d'une de mes prochaines lectures ? Ça, même moi je l'ignore.