La bouquinerie au coin des deux colombes

Pour tous les passionnés de littérature, des livres à la tonne !!

27 juin 2009

L'ogre des landes

BOB

J'ai bien faillit ne jamais pouvoir publier ce billet. Eh oui ! Mon ordi est tombé en panne pour la seconde fois en peu de temps, je vous écris depuis le portable que mon chum a emprunté à son travail (non pas pour moi, mais c'est un drôle d'adon*, non ?). Mon amoureux travaille sur mon ancien ordi, il doit faire quelques test pour savoir s'il s'agit de la carte vidéo, de la mémoire vive, du disque dur ou de la carte mère, mais si lui garde de l'espoir moi je commence à soupirer d'insatisfaction, je ne veux pas dépenser pour un nouvel ordi, mais le mien commence à être un peu trop vieillot à mon goût et je dois avouer que j'aime bien le clavier du portable sur lequel je tape ... bon bon bon je vais arrêter mes divagations. Tout cela pour vous dire que j'ai eu bien de la difficulté à vous offrir ce billet, gracieuseté des Éditions Presses de la Cité qui a bien voulut me l'envoyer gratuitement de France jusqu'à mon petit coin de pays : Montréal, ainsi que du Blog-O-Book qui m'a offert cette opportunité.

9782258078956Pascal Martin

Édition Presse de la Cité

2009

305 pages

Une vraie chasse au terroriste est déclenchée lorsque le cadavre d'une jeune femme gavée à mort est retrouvée portant dans ses mains une lettre adressée au Ministre de l'Intérieur. La victime a en fait été contaminé par le virus de la vache folle et de la grippe aviaire dont regorge son foie qui a été retrouvé dans une conserve avec son corps. Voilà donc un fou furieux (ou deux ?) menaçant de mettre sur le marché de l'alimentation deux autres conserves de foie gras humain contaminé ce qui déclencherait une véritable épidémie si mortelle que rien ne pourrait l'éradiquer.

Voilà donc que l'inspecteur Le Meur est dépêché afin de résoudre cette affaire. De son côté, le meilleur des Coureurs de Nuits, le Bonsaï est envoyé sous l'ordre de Foch dans le camp d'Ecovie, un bien étrange endroit où des hommes et des femmes d'affaires richissimes payent une fortune afin de renouer avec leurs instincts de chasseurs. Alors que Le Meur se doute bien qu'il y a anguille sous roche, le Bonsaï, lui, n'a absolument aucune idée de la raison de sa présence auprès de Zinoviev, le propriétaire d'Ecovie. Ils apprendront bien assez tôt l'incroyable vérité.

etoiles31_1_etoiles31_1_etoiles31_1_Jamais je n'aurais crut que je saurais apprécier autant un polar et encore moins qu'il captiverait autant mon attention. En fait, il s'agit du premier roman policier que je peux dire avoir aimer sans mentir. L'histoire n'est certes pas très compliquée, elle est plutôt classique pour un polar, mais elle sait nous séduire. Pour ceux qui, comme moi, n'aurait pas lu les précédents livres de Pascal Martin, il y a certes un peu d'incompréhension au début, car on comprend mal l'histoire de chaque personnage et la raison d'être du groupe des Coureurs des Nuits est un peu obscure, mais l'on se replace vite et on est immédiatement happé par l'histoire.

Mais avis au coeur sensible, certaines scènes sont assez dures à supporter. Personnellement, lire commentpascal_martin on peut gaver de force un être humain me répugne et puis, une boîte de foie gras humain aussi ça a quelque chose de dégueulasse, non ? Je ne suis pas la seule à avoir trouver ça un peu dur pour l'estomac ? Mais une fois subtilement sauter ces lignes l'on continue notre lecture avec la même appétit, car plus le dénouement avance et plus l'on désire pouvoir découvrir par nous-même comment cela va finir, mais c'est peine perdue. La fin est une surprise totale, bonne ou mauvaise, ça, par contre, je ne l'ai pas encore décidé.

* Le mot adon est un canadianisme et comme j'ignore si vous en connaissez le sens, je vous laisse le plaisir de le chercher.

Posté par geishanellie à 12:49 - Littérature Française - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

06 juin 2009

L'homme dans le labyrinthe

l_homme_dans_le_labyrinthe__pochette_Robert Silverberg

Éditions J'ai Lu

306 pages

1979

Richard Muller est un des plus grands explorateurs terriens, il a visité de nombreuses planètes, contemplé des paysages magnifiques, mangé des nourritures extra-terrestres, rencontré la première espèce non-humaine intelligente. Pour quelles raisons alors se cache-t-il sur le labyrinthe de Lemnos rempli de pièges mortels et ce depuis neuf ans ? Pourquoi désire-t-il fuir la compagnie humaine ?
En fait, Muller est atteint d'un mal étrange qui ne le rend pas malade lui-même mais bien tout ceux qui l'approche. N'ayant trouvé aucune méthode de guérison, il a décidé de fuir ses semblables. Il est donc étonnant que ceux qui autrefois trouvaient son exil très souhaitable viennent soudainement le rechercher dans cet endroit si dangereux. Au péril de leur vie voilà une petite expédition qui se fraye lentement un chemin vers Muller qui voit ce dérangement d'un bien mauvais oeil. Qu'elle est donc la raison qui pousse Ned Rawlins et sa bande vers Muller ? Comment se fait-il que le fils d'un des anciens amis de Muller vienne cogner à la porte du labyrinthe infranchissable de Lemnos ?

Commentaires smiley etoilesmiley etoilesmiley etoile

Il s'agit de mon premier livre écrit par ce grand auteur de la science-fiction, Robert Silverberg. J'avais plus03silverberg d'une fois entendu beaucoup de bien de celui-ci et je dois avouer, que cela fait du bien de lire un si bon livre de SF. Dans tous les genres de SF qui existent il est parfois dur de trouver celui qui nous plaît véritablement, mais ces histoires de voyages dans l'espace, d'espèce extra-terrestre et de nouvelles technologies m'émoustillent au plus haut point !
Oui, il est vrai que ce livre traînait dans ma PAL depuis super ultra longtemps et que lui-même traîne sur des tablettes depuis des décennies, mais il valait le détour. Sans être un de mes préférés j'ai beaucoup aimé ce SF. J'ai aimé les thèmes abordés dans ce roman : l'amour de l'humanité, la vraie nature de l'humanité et en quelque sorte, comment se voit ce véritable amour de l'humanité. Comment se voit cette vraie nature de l'humanité. C'était quelque chose de prévisible certes, mais qui m'a étonné qu'alors que nous parcourons les pages d'un livre qui nous mène très loin de la Terre, l'on nous parle en fait que de nous. De nous en tant qu'homme. Méritons-nous vraiment de vivre ? En fait, cela m'aurait passionnée si les conversations ne tournait pas qu'autour de ça, devenant à la longue, bien redondante.
Je dois avoir été aussi un peu déçue du caractère très détestable de presque tous les personnages et je reste un peu sur ma faim pour ce qui est de celui de Muller. Dick Muller a une personnalité si complexe il me semble ! Parfois agressif mais aimant. Menteur disant la vérité. J'avais bien de la difficulté à le comprendre.
Mais cela ne m'a pas empêché d'aimer beaucoup l'histoire pour elle-même et je retournerai certainement piger quelques inspirations de lectures dans les oeuvres du Silverberg.
medium_labyrinthe

Extrait du roman :

<< Les douleurs de Muller n'étaient pas uniques. Son rôle ingrat consistait seulement à révéler aux hommes les tourments et les punitions que la création leur avait réservés. Rawlings, en un éclair, avait pris conscience des discordes et des troubles qui étaient le sort commun : les chances gâchées, les amours ratés, les paroles trompeuses, les douleurs injustes, les désirs, les envies, les convoitises coupables, la morsure de la faim, les frustrations qui rongent et brûlent la chaîne du temps, la mort des petits insectes en hiver, les larmes des choses. Il avait reçu d'un coup le vieillissement, l'affaiblissement, l'impotence, la fureur, l'abandon, la solitude, l'isolement, la désolation, la rage impuissante et la folie. C'était un hurlement silencieux criant la colère cosmique. >> p.180-181 

Posté par geishanellie à 18:07 - Littérature de science-fiction - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 juin 2009

Les piliers de la terre

blog_o_tr_sor
Jamais je n'aurais cru en m'inscrivant au blog-o-trésor que j'aurais de la difficulté à remplir mes engagements, mais c'est vrai que j'en ai de la difficulté !! Moi qui me suit juré de ne plus acheter de livres me voilà coincé avec des livres ultra populaires qui sont très durs à trouver à la bibliothèque ce qui m'a quelque peu déçue et démotivée. Toutefois, après trois mois de réservation voilà bien le premier qui m'arrive alors même que je n'y croyais plus du tout.

9782253059530_G

Ken Follett

Éditions Stock

1080 pages

2008

En rêvant de bâtir une cathédrale jamais Tom le bâtisseur n'aurait cru que son désir le mènerait si loin. Ce rêve irréel lui fera trimballer sa famille de villages en villages jusqu'à Kingsbridge où l'attend finalement le chantier qui verra naître sa cathédrale. Mais le destin de Tom et de sa famille sera parsemé de moment difficile et ils se lieront d'amitié au prieur de Kingsbridge : le père Philip. Toutefois, à cette époque les hommes bons sont constamment persécutés par les plus forts et ce roman nous dévoile de nombreuses scènes d'action horrifiantes.

Grâce au Piliers de la Terre, Ken Follett nous fait vivre l'histoire de combats incessants entre pouvoirs, mais avant tout il nous fait comprendre que pour une passion, l'homme peut supporter beaucoup de choses. L'amour, voilà ce dont parle principalement ce livre. D'amour et de courage.

Commentaires amour love coeur

Cela faisait si longtemps que je désirais lire ce livre et pourtant, malgré sa popularité le résumé ne me disait rien qui vaille. Lorsque je l'ai loué à  la bibliothèque je l'ai lu lentement et la première moitié m'a parut bienr197895_755306 longue, si bien que j'ai du remettre le livre avant même de l'avoir fini. Mais bien entendu, une fois un livre commencé je ne peux pas ne pas le finir, alors je l'ai acheté. Eh, oui, j'ai fait cela ! Et je ne l'ai pas regretté du tout ! Une fois la première moitié terminé le restant du livre est passionnant et ce lit tout seul ! De voir tout ces braves gens persécutés, bafoués, humiliés, on ne peut qu'être dégoûté par ce qui ce passe dans le livre et malgré tous leurs efforts il arrive constamment une nouvelle menace. Et dire qu'à cette époque l'on peut détruire un village entier, en tuant, brûlant et pillant et ce sans jamais que le roi ne lève le petit doigt c'est vraiment horrible ! Je dois avouer toutefois que l'on fini par se lasser de voir que les personnages que l'on aime se retrouve encore dans la mire des méchants, mais c'est au moment où l'on en a vraiment ras-le-bolque Follett met un terme au roman avec une fin qui valait bien ces quelques 1000 pages !

En bref, c'est un roman qui touchera les gens de tous acabits. Les plus sensibles seront émus aux larmes de voir les malheurs et les bonheurs des personnages principaux, cela sans parler du merveilleux couple qui se forme et qui prend la vedette à partir du milieu du livre. Ceux adorant les livres historiques seront servis avec la description de cette Angleterre très réaliste du 18e siècle. Pour les assoiffés de combats, ne vous inquiétez pas vous trouverez plusieurs effusions de sang et des combats très réalistes. Finalement, pour ceux plus artistiques, vous serez rejoint par la passion de Tom pour sa cathédrale. Passion qu'il saura transmettre à d'autres. Véritablement un excellent livre qui vaut bien que l'on se le procure !300px_Exteter_Cathedral_2923rw

Posté par geishanellie à 19:30 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

02 juin 2009

Pause movies volume VI

Je vous l'avais bien dit que j'en avais des films à vous commentez, mais bien entendu je ne vous en parlerez pas tous dans un seul billet, mais je peux au moins rattraper un peu mon retard en commençant par ceci :

Au cinéma avec le maïs soufflé :


f
Autant j'avais adoré le premier avec le merveilleux Vin Diesel, autant les films qui on suivi m'ont ennuyés, alors lorsque l'on m'a amené la nouvelle d'un Rapide et Dangereux 4 avec les acteurs du premier film je fut vraiment ravie !! Mais bon, je crois que rien ne peut battre le premier, car dans celui-ci on retrouve un Don qui est privé de sa famille et de ses amis et cela lui enlève beaucoup de son charme, car le décès de sa petite amie et le fait d'être en fuite et recherché par tous le rend hargneux. Bien entendu, quelques bonnes cascades, mais les poursuites en auto ne sont pas aussi fortes que dans le premier sniff.




l_emmerdeur

Aussi bien vous le dire tout de suite quitte à ce que vous me démantibuliez ou que vous boycottiez mon blog, mais je n'aime pas les films français (bon, certaines comédies m'ont bien plus, mais c'est rare) suite à l'exhortation de mon amoureux afin de voir ce film je me suis retrouvée dans un siège au cinéma à regarder L'emmerdeur. N'essayez même pas de me convaincre, car je sais bien que tout le monde l'a beaucoup aimé, il avait tout pour plaire, mais il m'a ... emmerdé complètement. Beaucoup trop tiré par les cheveux pour moi.




Watchmen_Les_gardiens
Cela faisait longtemps que l'on ne m'avait pas séduite avec un film de super-héros, mais Les Gardiens y sont arrivés. J'ai complètement adoré du début à la fin ! Voir le côté sombre, humain ou complètement inhumain de ces super-héros qui au fil du temps se sont retrouvés désillusionnés face à la brutalité et à l'horreur. Qu'importe ce que dirons les autres, c'était plus que génial, c'était sensationnel, sans parler d'une scène assez osé vraiment très drôle hi hi hi emoticones expressions

Et maintenant, de retour dans mon salon pour les DVDs :

eternalsunshine_of_the_spotless_mind
Une petite découverte que mon amoureux voulait me faire partager : Du soleil Plein la Tête, mais vous savez moi et les films d'amour emoticones expressions ... Mais il avait tout à fait raison, c'est loin d'être un film cul cul, mais plutôt mignon et touchant avec un petit brin de SF qui m'a beaucoup plut. C'est drôle mais ce film nous dévoile un côté de nous que nous possédons tous : ce désir de tout oublier, de tout effacer quand les souvenirs sont trop douloureux. Mais voilà, le héros principal a décidé qu'il ne voulait pas tout oublier, car il est toujours amoureux de celle qui l'a effacé. J'ai beaucoup aimé !

transporteur_2
Mon frère aîné m'avait dit que Le Transporteur 2 était le plus mauvais des trois films, mais je ne l'ai pas trouvé si pire que ça. Ah oui, certes il n'y avait rien de bien bien original là-dedans, mais après tout on n'attend pas d'un film d'action qu'il soit le meilleur dans son genre, le but s'est qu'il y ai de bonnes cascades. Pour ma part, j'en ai vu, de bonnes scènes d'action, mais je dois avouer avoir préféré le premier et le troisième.




screamers_2_dvd

J'espérais retrouvé dans ce film même si je le savais médiocre un peu du plaisir que j'avais eu en visionnant le premier, mais Screamers 2 était bien loin de valoir le film qui l'a précédé. En fait, tout le long du film l'on voit des ressemblances assez évidentes avec Alien et je ne peux que me désespérée de voir à quel point l'on s'est servie de mon Screamers adoré sniff.

Posté par geishanellie à 17:11 - Pause Movies - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 juin 2009

La tête du professeur Dowell

untitledAlexandre Beliaev

2006

280 pages

2006



Marie Laurane semble avoir une chance inouïe lorsqu'elle est embauché dans la clinique du Docteur Kern, elle, étudiante en médecine que personne ne désirait embaucher. Enfin, elle pourra amener un peu d'argent à la maison afin d'aider sa mère souffrante. Toutefois, Mme Laurane découvre dès les premiers pas posés dans le laboratoire de son employeur que celui-ci s'adonne a des expériences plutôt terrifiantes : il ranime les têtes de cadavres ! Justement, dans son laboratoire se trouve la tête du défunt professeur Dowell dont Kern fut l'assistant avant son décès. Mme Laurane a vite fait de comprendre que le Dr. Kern utilise la tête du professeur Dowell afin de terminer ses recherches et de s'assurer la gloire et puisque tout le monde ignore la présence de cette tête dans ce labo ... Les choses deviennent assez compliquées lorsque Kern se met à ranimer d'autres têtes et à essayer de leur greffer de nouveaux corps (provenant eux aussi de cadavres !!).

Commentaires eto76eto76eto76

Je désirais lire de la SF russe afin de connaître un peu mieux la littérature de ce petit (hum huum) coin du monde d'où provient mon amoureux et si comme il s'en doutait j'ai été fort attiré par le côté biologique de l'histoire, c'est son originalité qui m'a le plus plût. C'est un roman qui se lit rapidement et qui capte notre attention, mais dans tout cela je dois déploré la ressemblance trop flagrante de l'histoire avec celle de la célèbre Mary Shelley qui écrivit Frankenstein ou le Prométhée moderne. En fait, lorsque les têtes réanimées se contentaient d'être des têtes l'histoire était bien mieux, mais lorsque le Docteur Kern a commencé ses essais afin de greffer les têtes sur des corps qu'il allait choisir à la morgue cela nous a amené dans du déjà vu. Cela m'a bien attristé, mais ça reste un bon petit livre à lire, mais peut-être pas le meilleur pour une première rencontre avec la SF russe.

180px_Alexander_Beliaev_scan

Posté par geishanellie à 13:18 - Littérature de science-fiction - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1