25 juillet 2015

Le crime du Padre Amaro

le crime du padre amaro

 

Eça de Queiroz

Éditions La différence

200

457 pages


Dans le Portugal du 18e siècle, le Padre Amaro, jeune ecclésiastique, obtient d’être nommé à la riche paroisse de Leiria grâce à l’influence d’une connaissance haut placé. Il est alors introduit dans la Rua da Misericordia chez la Sao Joaneira qui l’héberge et Amaro tombe follement amoureux de la jeune fille de celle-ci, Amélia. Malheureusement, la jeune bigote a pour lui aussi un profond attachement. 

 

 

 

 

 

 

3coeursL’idée de cet amour entre un ecclésiastique et une jeune femme me rappelait l’histoire de Les oiseaux se cachent pour mourir de Colleen McCullough si bien que lorsque je l’ai trouvé dans une bouquinerie juste avant mon départ pour le Portugal j’ai cédé et ce malgré la place qu’il prenait dans ma valise ! et de mon chum qui voulait le balancer au bout de ses bras … Mais si l’histoire raconté par la défunte Colleen McCullough était une vraie histoire d’amour qui dépasse la soutane et le temps, celle racontée par Eça de Queiroz est loin d’être aussi rose. Dès le début, on sent l’égoïsme chez le jeune homme qui a été privé dès son jeune âge de pouvoir décidé de son avenir. Ayant obtenu un héritage qui devait lui payer le séminaire, Amaro a été obligé de revêtir la soutane et ce, malgré son penchantcrimen-del-padre-amaro-el-movie-poster-2002-1010203610 très marqué pour les femmes. Ce sacrifice l’a dont poussé vers l’égoïsme, la traitrise et la menterie. Si son amour pour Amélia semble pur, on se rend bien vite compte que la façon qu’il utilise pour la posséder (car il n’y a aucun doute là-dessus, il la veut !) détruira tout ceux qui se mettront au travers de leur route.

J’ai bien apprécié me plonger dans ce monde d’ecclésiastique et il y  avait bien longtemps que je n’avais pas lu un livre naturaliste mais j’ai vite pris en grippe Amaro et je ne pouvais m’empêcher de pleurer sur la faiblesse de caractère d’Amélia. Les bondieuseries ont aussi vite fait place à l’ennui. Toutefois, cette colère qui bouillonnait en moi à accru mon intérêt pour le livre au fur et à mesure que je tournais les pages. J’étais incapable de me détourner de la détresse de ceux qui était détruit sur le passage du Padre Amaro. C’est un livre douloureux à lire jusqu’au bout mais avant cela, il faut passer par-dessus une masse de pages incroyablement lourde d’ennui et je pense bien que ma prochaine lecture sera un peu plus légère … en poids je veux dire.

Posté par GeishaNellie à 16:03 - Littérature portugaise - Commentaires [0] - Permalien [#]

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