La bouquinerie au coin des deux colombes

Pour tous les passionnés de littérature, des livres à la tonne !!

30 avril 2009

La maison aux esprits

Après une pause qui aurait bien pu être sans fin, puisque je doutais même de revenir sur ce blog, me revoilà ! Ah, c'est dire à quel point je ne suis pas très très stable, écrit, écrit pas, écrit, écrit pas, mais c'est comme ça avec mes lectures aussi malheureusement et pour avoir le goût à nouveau de revenir peut-être me fallait-il à nouveau le goût de lire.

allendeIsabel Allende

Éditions Fayard

1984

599 pages

Dans cette saga familiale nous suivons l'histoire de Clara et Esteban Trueba (le narrateur) sur de nombreuses années. Ce couple est en fait assez mal assorti. Alors que Clara est une femme assez absente donnant son attention aux esprits et aux objets qu'elle s'amuse à faire voler par ses pouvoirs de télékinésie, Esteban, lui, est un homme plutôt terre à terre avec un caractère des plus désagréables et un grand amour pour les possessions matériels. De ces deux personnages naîtront trois enfants tous aussi différents les uns des autres, mais possédant tous un caractère très forts et passionnés. C'est ce caractère passionné qui mènera la vie de plusieurs d'entre eux, tout comme il aura mené celle d'Esteban.

smiley etoilesmiley etoilesmiley etoilesmiley etoile Il est rare que je me permette une relecture et encore plus rare que je l'apprécie, mais assurément ce roman fera toujours partie de mes préférés. J'adore pour ainsi dire les sagas familiales ! On dirait que je sens les années passées en moi et je pleure et ris avec les personnages. Ceux-ci sont d'autant plus touchants que ce sont des individus avec un caractère qui les pousse à ne jamais plier et autant les enfants de Trueba ne plieront jamais aux colères impressionnantes de leur père, autant celui-ci réagira avec force face aux << stupidités >> qu'ils peuvent entreprendre. Mais ce roman n'est en aucun moment une comédie et si les sourires peuvent apparaître sur notre visage, ce n'est que fugitivement, car les malheurs attendent bien souvent la famille Trueba. Toutefois, c'est aussi ça qui fait tout le charme de ce livre, alors que les années passent et que les évènements dramatiques s'accumulent l'on voit comment les personnages réagissent jusqu'à finalement laissé tomber leurs carapaces et nous dévoiler un amour incroyablement profond les uns envers les autres ! C'est sans nul doute un livre à livre et à relire.
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02 septembre 2008

Chronique de la maison assassinée

Chronique_de_la_maison_assassin_eLucio Cardoso (1913-1968)

Éditions Metaillié

1985

Les Meneses est une très vieille famille du Minas autrefois très riche mais ne possédant désormais que le nom, les terres qui ne rapportent désormais plus rien et la gloire passée. Toutefois, rien n'aurait pu entraîner cette famille vers la déchéance aussi rapidement que l'arrivée de Dona Nina, une jeune femme qui viendra bousculer les traditions ancestrales et qui liera chaque membres de la famille en clan. Incapable de rester dans un endroit aussi retirer, la jeune femme habitué à la ville, désirant ardemment être aimé et regardé avec admiration, ne peut supporter l'inactivité et la neutralité que l'on demande aux femmes de cette maison, elle sera donc soit détesté par son excentricité, soit adoré pour son naturel. De mensonge en mensonge, le roman nous mène lentement au dévoilement d'une vérité qui parfois peut nous étonner.

Commentaires etoile_105.gifetoile_105.gifetoile_105.gif

C'est la seconde fois que je lis ce roman et je dois admettre qu'encore une fois je me suis faite flouée par mes propres souvenirs. Comme ce livre m'avait séduite, je le trouvais si original ! Maintenant je dois avoué que je l'ai trouvé plutôt ennuyant, rien n'arrivait vraiment on aurait dit que les témoignages des personnages s'entrecroisaient tellement que l'on nous contait constamment la même chose. De plus, l'agonie de Nina que l'on trouve dès le début du livre m'a tellement fait pensé à celle de ma mère que j'ai bien faillit ne pas être capable de le lire jusqu'au bout puisqu'il me mettait dans tous mes états.lucio_cardoso

Il s'agit malgré tout d'un bon livre écrit sous la forme de lettre par chaque membre de la famille Meneses ou par ceux les croisant nous dévoilant les quelques années qui aura suffit pour détruire entièrement une famille. Histoire de la déchéance d'une famille, d'anciennes valeurs balayés par des temps nouveaux mais aussi déchéance d'une jeune femme incapable d'autre chose que de désiré être aimé à tout prix.

Extrait :

<< Dans la pénombre de cette cave mal éclairée par la lumière d'une lampe à l'huile, je la regardais - et elle m'a regardé également - et j,ai pu voir qu'un changement s'était opéré en elle, qu'elle ne ressemblait déjà plus à la personne que je connaissais, elle était devenue grande, maigre et étrangement assurée. Je ne sais combien de temps ce regard a duré, mais je suis sûr que cela m'a paru un temps infini, pendant lequel, comme dans un tour de prestidigitation, il y a eu un travail extraordinaire de recomposition de sa personnalité. (C'est là, à cet instant, que j'ai découvert que les êtres changent, qu'ils ne sont pas des constructions stables, mais des forces en mouvement cheminant vers leur état définitif.) >> p.149

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23 juillet 2008

Carnets de naufrage

carnets_de_naufrage__pochette_Guillaume Vigneault (1970-)

Éditions Boréal

263 pages

2001

Après de nombreuses années de mariage voilà que Marlène trompe Alex avec Jean. La voilà qui le quitte définitivement pour Jean. Voilà Alex qui se retrouve seul, désemparé, lui qui est toujours amoureux de Marlène et qui n'avait aucun doute sur elle, sur eux. Que lui importait les avertissements, il n'aurait jamais pu croire. Mais voilà, Marlène est partie et il doit maintenant refaire sa vie sans elle et avec une grosse partie de son coeur en moi.

Pour redevenir le bon vieux Alex, celui-ci devra se chercher à travers les conquêtes féminines, les déplacements, les voyages, les abandons, les retrouvailles. Entre une bouteille de tequila, une paire de seins et la plus grosse connerie qu'il aura faite, Alex devra essayer de retrouver une certaine stabilité dans sa vie. Pourtant, on dirait que Marlène s'amuse à revenir constamment comme un boulet de canon. Rien n'est clair et rien n'est simple pour le pauvre homme.

Commentaires

Ah, me voilà dans mon élément. Il y avait si longtemps que je ne m'étais laissé bercer par la poésie de la jeune langue québécoise. Ah, comme la relève québécoise sait bien nous faire rire avec son ironie, avec ses personnages incroyablement fuckés recherchant constamment leur limite qui semble innateignable, avec leurGuillaume_Vigneault grande souffrance que rien ne sait calmer. Ai-je dit la relève québécoise ? Non, je ne parlais que de Guillaume Vigneault car je ne connais aucun autre auteur qui écrit avec autant de talent que celui-ci. Jamais je n'ai réussi à trouver autant de poésie dans des textes pourtant si ironiques. Comme l'état d'âme d'Alex vient nous saisir, nous perturber dans nos plus profonds fondements ! Comme son dépaysement est aussi le nôtre ! J'adore Guillaume Vigneault, car il n'y aura jamais d'auteur capable de me séduire comme lui sait le faire, pas besoin de grandes phrases shakespearienne, un peu de culture, un peu de philosophie de vie et beaucoup (beaucoup beaucoup) d'ironie. Il est vrai que parfois l'on peu se retrouver devant des scènes tout à fait impossible à croire, car elles sortent directement d'un film d'action, mais à part ces quelques passes d'art martiaux assez pimentées, on retrouve tout le charme de la lecture. Et après tout, nous pardonnons bien ce petit écart à notre cher auteur et puis, on est séduit malgré tout par ses coups de coude dans la gueule, ses gifles, ses coups de fusil, ses coups de poing et on en redemande !

Je me permet un petit mot, en fait une questionnement à tout ceux qui liront ceci. Jamais je n'ai trouvé d'écriture qui s'approchait de près ou de loin à celle de Guillaume Vigneault et je me demandais si quelqu'un aurait un auteur à me suggérer. Merci beaucoup d'avance.

Extraits

<< Je buvais de la bière comme si c'était de l'eau, mais une part de moi résistait à l'ivresse. Une parcelle de ma conscience refusait de lâcher du lest. De larguer Marlène. >> p.59

<< Mais tous ces courants contraires qui la traversaient, ses doutes comme autant de remous, tout cela s'évaporait quand elle passait sa main dans mes cheveux. Son esprit fuyant, mon coeur lézardé, nos vies chavirées, tout partait en poussière quand nous faisions l'amour. Rien n'avait besoin d'être clair, compris, classifié. Rien ne méritait d'être prononcé. Il n'y avait rien à dire. >> p.153

Autre livre de l'auteur

- Chercher le vent (2001)

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30 janvier 2008

Le Quiddicth à travers les âges suivi de Les animaux fantastiques

Le_quidditch___travers_les__ges__pochette_J.K.Rowling

Gallimard Jeunesse

93 pages

<< S'il vous est jamais arrivé de vous demander quelle est l'origine du Vif d'or, comment les Cognards sont apparus ou pourquoi les Wigtown Wanderers portent l'image d'un couteau de boucher sur leurs robes, vous devez lire Le Quidditch à travers les âges. Cette édition limitée est la reproduction exacte du volume consacrée à la bibliothèque de Poudlard où il est consulté presque chaque jour par les fanatiques de Quidditch. Albus Dumbledore. >> Dos du livre.

Pour tout ceux qui désirent connaître l'origine du sport préféré de Harry Potter ; l'origine de son nom, l'évolution au cours des siècle de ce fameux sport, les équipes de Quidditch de Grande-Bretagne et d'Irlande, l'évolution du balais volant et bien d'autre chose, le tout agrémenté par une préface d'Albus Dumbledore.

Les_animaux_fantastiques__pochette_   

J.K.Rowling

Gallimard Jeunesse

91 pages

<< Il est rare qu'une maison de sorcier ne compte pas dans sa bibliothèque un exemplaire des Animaux fantastiques. Désormais, et pour une période limitée dans le temps, les Moldus vont avoir à leur tour la possibilité d'apprendre où vit le Quintaped, ce que mange le Puffskein et pourquoi il vaut mieux ne pas laisser dans le jardin une soucoupe de lait destinée à un Knarl ... Albus Dumbledore. >> Dos du livre.

Pour savoir tout ce que Harry Potter a bien pu apprendre dans son premier cours de Soins aux créatures magiques et tout ce que lui, Ron et Hermione on bien pu griffonner dans son volume, le tout agrémenté d'une autre préface d'Albus Dumbledore et encore là ... de beaucoup d'autres choses.

Commentaires etoile_105.gifetoile_105.gifetoile_105.gifetoile_105.gifetoile_105.gif

Je tiens premièrement à souligner que pour l'écriture de ces deux petits romans, J.K.Rowling n'a touché aucun sous, car elle a cédé ses droits d'auteur à l'organisation caritative Comic Relief. Donc, me revoilà plongé pendant un très cours instant dans le monde de notre héros préféré et bien entendu, ce fût un pur délice. J'ai bien apprécié toutes les petites notes que H.P. et ses amis ont laissés dans le volume de Les animaux fantastiques (quoique trop rare) et comment Dumbledore réussit à << déplier un par un [les] doigts [de Mme Pince la bibliothécaire] crispés sur la couverture >> (Le Quidditch à travers les âges, p.9) dans Le Quidditch à travers les âges. Bien entendu, il peut rester la crainte que tout cela ne soit trop théorique (surtout pour un monde imaginaire), mais je vous rassure, peut-être est-ce le fait que se sont de petits livres, mais on ne peut se lasser durant notre lecture et l'on prend vite conscience que ces deux petits bouquins deviendront pour nous des livres de référence. En bref, ils vous réserveront quelques moments de pure joie.

Autres livres de l'auteur

- Les contes de Beedle le Barde (2007) il existe seulement 7 exemplaires de ce livre dans le monde
- Harry Potter et les reliques de la mort (2007)

- Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé (2005)
- Harry Potter et l'Ordre du Phénix (2003)
- Harry Potter et la coupe de feu (2000)
- Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban (1999)
- Harry Potter et la chambre des secrets (1998)
- Harry Potter à l'école des sorciers (1997)

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19 janvier 2008

Bilbo le hobbit ou l'histoire d'un aller et retour

Bilbo_le_hobbit__couverture_J.R.R.Tolkien

Éditions J'ai Lu

370 pages

Les hobbits sont des petits êtres très calmes qui vivent dans des trous qu'ils creusent dans la terre, il y a en eux rien de magique et ils détestent tout ce qui ressemble de près ou de loin à une aventure, à leurs yeux il n'y a rien de mieux que la tranquillité et le confort. Alors, comment Bilbo Baggins un hobbit bien ordinaire s'est-il retrouvé en compagnie de treize nains : Dori, Nori, Ori, Oïn, Gloïn, Fili, Kili, Bombur, Bofur, Bifur, Dwalïn, Balïn, Thorïn Oakenshield et du magicien Gandalf. Pire encore, Bilbo se retrouve engagé comme cambrioleur par les nains afin de les aider à récupérer le Royaume sous la Montagne qui a été volé par Smaug un des pires dragons qui détruisit non seulement le Royaume dont le trône devait appartenir à Thorïn, mais aussi la belle cité de Dale et d'Esgaroth où vivait les hommes près de la Montagne. Bien entendu, la Montagne est remplie de l'or et des trésors des nains que ceux-ci désirent récupérer et que Bilbo devra voler pour eux. Dans cette quête, les nains et le hobbit (Gandalf ne les suivra pas tout le long de l'aventure) rencontreront maintes difficultés et tomberont dans les griffes de beaucoup d'ennemis, mais c'est aussi dans ce roman que l'on apprend comment Bilbo tombera en possession de l'anneau du Seigneur des Ténèbres.

Commentaires etoile_105.gifetoile_105.gifetoile_105.gifetoile_105.gif

J'avais précédemment lu la trilogie du Seigneur des Anneaux et Contes et légendes inachevés de J.R.R.Tolkien, mais cela faisait si longtemps que je ne me rappelais plus à quoi m'attendre avec cet auteur, mais je savais que j'avais trouvé leur lecture certes délectable, mais assurément difficile. Donc, je me suis relancé dans Tolkien et je peux dire que ce livre est vraiment excellent surtout pour un conte pour enfant (c'était son but premier). Il est vrai que la complexité de la géographie de la Terre du Milieu nous déboussole et peut amener à de très longues descriptions de paysages, mais c'est bien un des charmes de l'auteur et de son oeuvre. Ce qu'il y a d'étonnant c'est de voir à quel point malgré le fait que tout ce monde soit inventé, la profusion de détails et la maîtrise de l'art de l'écrivain, nous donne l'impression que les personnages tout comme tout ce qui les entoure est bien campé dans la réalité et parfois, il nous est presque impensable de croire que l'on est en train de lire du fantastique tellement les trolls, les gobelins, les nains, les dragons, etc nous semble vraisemblables puisque toutes ces espèces on leur propre culture, donc leur propre langue, leur art, leur valeur, etc. C'était donc une excellente lecture et je me jure de relire tout ce que je possède de Tolkien et plus encore.

Autres livres de l'auteur

- Les aventures de Tom Bombadil (1962)
- Le seigneur des Anneaux (1954-1955)
- etc.

Romans posthumes de l'auteur

- L'histoire de la Terre du Milieu (1983-1996)
- Contes et légendes inachevés (1980)
- Le Silmarillion (1977)
- etc.

Lu pour le Challenge ABC 2008 

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08 janvier 2008

Les Danseurs de la Fin des Temps

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Michael Moorcock

Édition originale Denoël

1200 pages au total

Les années on passés et maintenant l'humanité est âgée de plus d'un million d'années, elle en est rendue à l'Aurore des Temps; la Fin des Temps. La science de l'homme a laissé derrière lui les cités maintenant vieilles et séniles qui fournissent au derniers humains toute l'énergie dont ils ont besoin pour changer constamment l'apparence de leur corps tout comme de la planète au gré de leur fantaisie. Ici, il n'y a plus aucune limite, car l'énergie est infinie, l'immortalité existe puisse qu'aucun humain ne peut mourir sans être ressuscité par un de ses amis. Certes, ces humains vivent sans aucun but dans la vie si ce n'est être le plus original en lançant des modes et plaire à ses amis et sans aucune émotions qui ne soient feintes, qui ne fassent partit de leur personnage, mais se n'est pas par méchanceté, car le mal n'existe pas à la Fin des Temps, il n'y a que l'innocence née de l'ignorance de tous ces gens.

Bien entendu, c'est un coup dur pour les voyageurs du temps qui se rendent compte que tous leurs efforts on menés à ce monde décadent. C'est le supplice que vivra Mme Amélia Underwood en provenance du 19e siècle dont Jerek Carnelian, le fils de l'Orchidée de Fer, s'est amouraché, mais se peut-il que cette fois-ci quelqu'un est abandonné son rôle et soit devenu sérieux ? Se peut-il que pour la première fois à la Fin des Temps un véritable amour soit né ?

Commentaires etoile_105.gifetoile_105.gifetoile_105.gifetoile_105.gif

Il s'agissait pour moi d'une relecture de Les Danseurs de la Fin des Temps et assurément, j'y ai trouvé autant de plaisir que la toute première fois. Tout comme Süskind sut potentialisé le sens de l'odorat dans Le parfum, Moorcock nous fait utiliser ici notre sens de la vue, il nous éblouit avec mille lumières, formes, couleurs, agencements. Tout dans ce roman n'est que pur délice pour l'imagination je vous l'assure, cela en est presque de la poésie ! En tout cas, pour moi il s'agit d'une relecture réussit.

Bien entendu, alors que j'ai ressentie le même plaisir que la première fois à lire cette série, j'ai ressentie le51EJ3YNHBYL__AA240_ même agacement parfois avec le retour constant de certains personnages au fil de la lecture. Les Lats des extra-terrestres violeurs, pilleurs, etc et des policiers du 19e siècle qui s'amusent à voyager dans le temps afin de remplir leur mission, finissaient par hanter carrément ma lecture, j'en priait qu'ils finissent par partir. Je vous suggère aussi de lire l'édition de Denoël qui est en un seul volume, elle est beaucoup plus jolie (c'est avec elle que j'ai fait ma première lecture).

Je dois aussi vous dire que le dernier tome celui des Légendes de la Fin des Temps est en fait un recueil de nouvelles VRAIMENT GÉNIAL !! Elle regroupe trois nouvelles qui exploitent beaucoup plus en profondeur les personnages de la Fin des Temps et leur personnalité individuelle. Vraiment exquis, à lire pour tous les fans de SF.

Extrait

<< Des écailles glissèrent le long de sa joue, ses narines se remplirent de fourrure, des masses de chair palpitèrent près de ses lèvres, des ailes très fines voletèrent, il sentit de grands vents souffler (il devint l'Histoire de l'Homme, il devint un millier de bêtes au sang chaud, il connut une tranquillité insupportable). Il se mua en douleur pure et puis il fut l'univers, les grandes étoiles qui dansaient leur lente pavane. Son corps chanta. >> p.73-74 tome III La fin de tous les chants

Autres livres de l'auteur

- La saga d'Elric le nécromancien neuf tomes publiés entre 1972 et 1991
- Les aventures de Jerry Cornelius quatre tomes publiés entre 1968 et 1977
- Le chaland d'or (1979)
- Gloriana ou la reine innassouvie (1978)
- etc. 

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08 décembre 2007

Lolita

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Vladimir Nabokov

Gallimard

501 pages





Humbert possède une grande beauté et il est admiré par beaucoup de femmes et pourtant, il restera une partie de sa vie célibataire (quoique s’étant marié deux fois), car son regard ne se porte que sur les jeunes filles. Il s’agit d’un pédophile et il est tout à fait conscient de l’horreur de ce qu’il est et du fait qu’il peut un jour ou l’autre brisé la vie d’une enfant. Pourtant, il ne le fera pas jusqu’à ce que, ayant quitté son Europe natale, il vienne s’installer aux États-unis et rencontre la << nymphette >> en puissance : Lolita.
Dorénavant, Humbert n’a qu’une idée en tête : s’approcher le plus possible de cette fillette (qui a soit dit en passant, à un œil sur lui) et la posséder (comme il le dit lui-même), mais sans briser sa vie. Fort heureusement pour le personnage principal, la mère de Lolita est éprise de lui, il l’épouse donc et devient le père par alliance de celle qu’il désire.
L’accident qui enlèvera la vie à son épouse, dont il n’est que la cause indirecte (ou directe tout dépendant votre point de vue) lui offrira l’occasion parfaite pour prendre en main la vie de sa très chère Lolita en la promenant d’États en États en voiture. Ils vagabonderont longtemps ainsi, partageant le même lit, mais bien entendu, il n’y a aucune chance pour qu’une telle relation puisse durer éternellement et c’est de la prison, que nous écrit tout cela, pauvre petit Humbert.

Commentaires etoile_105.gifetoile_105.gifetoile_105.gif

Au moment d’éditer Lolita, Nabokov savait sans le moindre doute qu’il allait choquer les Américains, car quel autre sujet peut être plus tabou que celui de la pédophilie traitée dans ce roman. Pourtant, ce livre a été un véritable succès, à croire qu’il est vrai de dire que le scandale rapporte beaucoup d’argent. Toutefois, ce qui m’étonnera toujours, c’est avec quel brio Nabokov aura sut écrire sur un sujet si difficile à traiter, mais peut-être est-ce le grand talent de l’auteur qui nous le fait mieux digérer. Quoiqu’il en soit, il est étrange de voir à quel point le temps nous fait changer d’avis sur différentes choses, car à l’âge d’une quinzaine d’année j’ai lu pour la première fois ce livre et je l’ai véritablement adoré, je le relis maintenant et c’est avec un goût amer sur la langue que je le ferme. Peut-être est-ce de l’humanisme qui a fini par se développer en moi (comme ma mère serait heureuse de le savoir) qui sait, des miracles ça existe.
Mais sincèrement, je peux dire maintenant que Lolita est un livre qui choque, mais de façon assez incroyable, car je ne pense pas que c’est tout le monde qui pourrait accepter la vision qu’à le personnage Humbert des << nymphettes >> comme il le dit lui-même (je ne veux plus jamais entendre ce mot de ma vie !!), mais aussi des véritables femmes qu’il trouve tout à fait disgracieuse (il s’agit ici d’un euphémisme). La vision sombre que porte le personnage sur le monde qui l’entoure n’a pas non plus de quoi nous réjouir, mais on ne peut s’attendre à plus venant d’un pédophile qui couche avec la fillette qui est devenu sa fille adoptive. Étrangement, que Lolita soit devenu la fille par alliance de Humbert ne m’a pas choqué plus qu’il ne fallait, car l’ironie de la situation semblait vouloir nous faire comprendre que jamais cet homme ne serait véritablement considéré comme son père. Lorsque je parle d’ironie je parle du ton qu’utilise l’auteur à chaque fois que Lolita appelle Humbert << papa >>, il s’agit d’une façon qu’utilise la fillette pour manipuler le personnage principal (qui est en extase devant sa petite << nymphette >> argh encore ce mot !) que ce soit pour obtenir de lui quelque chose ou bien pour faire naître en lui le sentiment de culpabilité.

Quoiqu’il en soit, je crois que Lolita c’est fini pour moi, deux fois dans une vie ça doit bien être assez.

Extrait :

<< Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme. Lo-li-ta : le bout de la langue fait trois bonds le long du palais pour venir, à trois, cogner contre les dents. Lo. Li. Ta.
Elle était Lo le matin, Lo tout court, un mètre quarante-huit en chaussettes, debout sur un seul pied. Elle était Lola en pantalon. Elle était Dolly à l'école. Elle était Dolorès sur le pointillé des formulaires. Mais dans mes bras, c'était toujours Lolita. >> 4e de couverture

Autres livres de l'auteur :

- Ada ou l'ardeur (1969)

- Feu pâle (1962)

- Autres rivages (1951)

- Roi, dame, valet (1933)

- La défense Loujine (1930)

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02 mai 2007

Le vaisseau-démon

image001écrit sous le pseudonyme de Albert Higon (Michel Jeury)

Fleuve Noir

185 pages

Rom Kazan est l’un des plus grands exorcistes, il a combattu et détruit Bal le Maudit, un démon excessivement puissant. Et pourtant le voilà professeur pour des jeunes exorcistes en devenir ou plus précisément LE professeur de la jeune et très belle Ella. Ella est si fière de la puissance de Rom, elle le voit comme un exorciste que personne ne peut détruire, mais elle ne connaît pas Ash Daena, la comparse de Bal le Maudit, devenue à ses côtés l’une des plus puissantes démone du temps au point où même les autres démons la craignent. Daena s’est juré de vengé Bal, le seul démon qu’elle appréciait encore, elle kidnappe donc Rom, mais aussi Ella dont elle prend possession. Elle les amène sur le vaisseau monde Kaer Daen qu’elle a changé en vaisseau démon afin de se venger, toutefois, rien ne tourne aussi bien que prévu, car lors d’une chirurgie pour enlever à Rom la majeure partie de ses pouvoirs, l’âme de celui-ci quitte son corps et parcours le vaisseau. Rom se retrouvera dans différents corps, mais même pour lui rien n’est gagné car il ignore toujours comment aller au cœur même du vaisseau pour le détruire lui et Daena et reprendre la belle Ella à ses côtés. Ah et ai-je mentionné qu'il ignore que son corps véritable, pendant sa petite balade est en train de pourrir faute d'avoir une âme ?

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Il s'agit d'un livre que j’ai lu étant très jeune, je ne devais même pas avoir dix ans et j’ignore ce que j’ai bien pu comprendre à un roman de SF comme ça, sûrement pas grand-chose. En fait, tout ce que je sais c’est que je suis resté marqué par ce livre et j’ai finalement décidé de le relire. Il s’agit effectivement d’un excellent roman de SF quoique quelque peu compliqué à comprendre, je viens tout juste de me rendre compte que ce que Michel Jeury appelle les démons du temps ce sont au fond des âmes sans corps et c’est pour cette raison qu’elles s’emparent du corps des autres (oh boy ! ça m'a pris du temps, mais au moins je l'ai compris). La possession des corps est un sujet très intéressant au même titre que toutes les espèces différentes que cet auteur a inventé : l’homme-chien (sûrement d’une étrange beauté), les hommes-taupes (qui doivent être assez dégueulasses merci), les hommes-lions (assez chiant merci), les hyènes-boules (une sorte de poubelle sur patte, vraiment dégueulasse aussi) etc. Malgré tout, malgré cette grande originalité, malgré le talent incontestable de Michel Jeury (en tout cas c'est pas moi qui va le contesté lol) pour un style très difficile à travailler, il ne m’a pas semblé aussi bon que ce que je me rappelais. C’était trop rapide pour que l’on puisse vraiment se mêler à l’histoire et la difficulté à comprendre certaines choses techniques n’aidait pas vraiment. Malgré tout, c’était un assez bon livre.

Autres livres de l'auteur :

- Le jeune amour (2006)

- La vallée de la soie (1998)

- Le vrai goût de la vie (1988)

- La croix et la lionne (1986)

- Poney-Dragon (1978)

- Le diable souriant (1958)

- etc

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30 avril 2006

Fahrenheit 451

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Ray Bradbury

Denoël

213 pages



Fahrenheit 451
de Ray Bradbury est un des plus grands classiques de la science-fiction, il se classe dans le style de George Orwell avec 1984. Guy Montag est pompier et si le devoir d’un pompier à notre époque est de servir et protéger la communauté, cela prend un sens tout nouveau dans ce monde. Les pompiers sont maintenant des persécuteurs, lorsque tu veux dénoncer ton voisin c’est eux que tu appelles, c’est eux que l’on craint. Pourquoi ? Parce qu’ils ont la possibilité horrible de détruire toute une vie en quelques secondes, ils ont le droit et le devoir de mettre le feu à nos maisons, alors prenez garde de ne pas lire. Eh, oui, contrairement à mes si précieux fans, la lecture dans ce monde est interdite, exécrée même. Lire c’est se rendre triste en se bourrant la tête des malheurs d’autrui ou de malheurs tout court. Leurs vies se passent dans l’abrutissement des émotions, leurs bonheurs, seul but ultime, s’achètent, se consomment à toute vitesse. Réfléchir est un don sombre, est une maladie contagieuse que l’on doit éradiquer immédiatement.

Alors voilà notre petit Montag qui, un jour, rencontre sur la rue sa toute nouvelle voisine, la jeune Clarisse McClellan, une gamine étrange qui aime se promener à pied, lever le nez vers la lune, se frotter le menton avec des pissenlits, qui se questionne sur tout et sur rien. Étonnamment, ce pompier pyromane est un des rares êtres dans cette société encore réceptif aux pensées de cette jeune fille, c’est le seul qui à son tour lève le nez vers la lune, se laisse barbouiller de pissenlit et se questionne véritablement. Suis-je heureux ? Voilà ce qui bouleversera tant Montag qu’il se laissera aller à un des pires crimes qu’il pouvait faire en tant que pompier : voler un livre. S’ensuit un remaniement complet de ses valeurs qui ne passera pas inaperçu aux yeux de son chef de service, Beatty qui tentera de le remettre sur la bonne voie. Montag qui avait tout se retrouvera du jour au lendemain sans rien, mais est-ce vraiment lui qui avait le plus à perdre dans toute cette histoire.

Commentaires etoile_105.gifetoile_105.gifetoile_105.gif

Vous devez sûrement savoir que la moindre petite chose peut gâcher irrémédiablement un roman à mes yeux. Bien, il se trouve que j’avais déjà lu Fahrenheit 451 en anglais (je suis pourrie pour les langues) et durant cette première lecture j’avais eu l’impression d’être dans un autre monde totalement différent dut à la barrière de la langue et voilà qu’en français je n’en finissais pas de faire << Oh, mais c’est ça ! >>, << J’avais vraiment rien compris ! >>, << Bordel quelle note j’ai eu à cet examen ? >>. Tout cela pour dire que je n’ai pas pu goûter pleinement ce bouquin. Je devine toutefois que le style de Bradbury est tout à fait particulier, son originalité est très sincèrement un enrichissement à la littérature américaine et c’est tellement étonnant de voir à quel point la technologie qu’il a inventée est près de la nôtre. Très sincèrement, Bradbury a visé dans le mille avec ce monde qu’il a imaginé, il y a même quelques scènes qui m’ont drôlement frappées.

Comment peut-on supporter les gens de ce monde dont les esprits sont aussi mous que des mouchoirs imbibés d’eau, ils en sont épeurant. Comment ne peut-on pas réagir lorsque Montag passe près de se faire frapper par des jeunes qui ont décidé de le tuer pour le plaisir et lui, pauvre con, qui ne peut pas courir ? Bien des choses m’ont touché et je sais pertinemment bien que si cela avait été la première fois que j’avais lu ce roman j’aurais carrément crier au chef d’œuvre, mais malheureusement dans la vie il y a des souvenirs qui vous turlupinent longtemps.

Autres livres de l'auteur :

- Il faut tuer Constance (2003)

- Ahmed et les prisons du temps (1998)

- Le fantôme d'Hollywood (1992)

- La solitude est un cercueil de verre (1985)

- L'arbre d'Halloween (1972)

- La foire des ténèbres (1962)

- Le vin de l'été (1957)

- Chroniques martiennes (1951)

- etc.

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24 août 2005

Chercher le vent

image001Guillaume Vigneault

Boréal

267 pages

C’est l’histoire de la peine d’amour typique qui persiste malgré le temps, en fait, qui devient plus douloureuse, plus insistante à cause de ces moments de bonheur devenus de simples souvenirs poussiéreux. C’est Jacques Dubois, devenu fantôme de lui-même, mais hanté par sa vie avec Monica, qui mène ce roman. Il avait espéré bâtir quelque chose, mais tous ses projets se sont écroulés ce jour fatidique où un décès entraîna la mort de leur couple. Pourtant, ils ont duré un certain temps, même après cet évènement, leur amour était sous respirateur, on essayait en vain de le faire survivre, car cela ne pouvait continuer ainsi, un des deux devait décider de la fin. Ce fut Jacques, pour permettre à Monica de refaire sa vie, pour qu’il puisse pleurer la sienne, pour lui permettre de trouver un coupable, pour qu’ils puissent le haïr à deux.

Sa dépression le travaille, ne le quitte pas, grâce à ses souvenirs qui le persécutent et qu’ils laissent le dévorer vivant. Il s’est isolé au fin fond des bois, craignant l’humanité, la fuyant, mais elle est venue cogner à sa porte un beau jour sous les traits de Tristan, le frère de Monica. Celui-ci ne vaut sûrement pas mieux que lui, mais il l’enlève tout de même à sa petite vie rangée et isolée, à sa paix d’outre-tombe et à travers les routes qu’ils parcourront, Tristan désire le réconcilier avec son passé et la vie.

Puis vient Nuna, fille amplement désirable que Jacques ne doit pourtant pas désirer, en respect de Tristan qui baise avec elle, en respect de son deuil qu’il s’est infligé. La peine capitale, voilà ce qu’il s’est décrété, il s’est coupé de tout ce qu’il aimait, de tout ce qui faisait de lui Jacques Dubois, mais Tristan et Nuna essaieront de toutes les manières de le faire sortir de son isolement. Il devra toutefois continuer le chemin seul et qui sait, peut-être qu’au bout de la route l’attend le bonheur qu’il a fait fuir depuis déjà longtemps.

Commentaires

Chercher le vent fait partie des classiques de ma bibliothèque, je ne suis pas du genre à relire mes livres, mais pour celui-ci je l'ai fais trois fois depuis le jour où, obligée de me le procurer pour la rentré des classes, car il figurait sur ma liste scolaire, je l’ai feuilleté dans le camion de mon père et n’ai pas pu m’arracher à sa lecture, il fallut que je sois complètement rassasié de lui. Cette peine qui dévore Jacques est si cruellement humaine, si véridique pour en avoir connu ne serait-ce que les prémices, que je ne peux faire autre chose que d’être touchée. J’ai toujours en tête ces lignes que j’ai beaucoup appréciées, prononcées par Tristan à propos de la douleur de Jack : << Il a besoin de se sentir unique notre Jack, sa souffrance est un grand cru, un millésime ! pas une peine commune … vulgaire, non, pas lui … […] Comme elle est belle, ta douleur, Jack ! Tu te surpasses ! […] Reste beau, Jack. Va te faire foutre. >> (pages 49 à 50). Chaque fois que je vois ce livre, je repense à cela et à d’autres lignes aussi mémorables que j’ai gravées à tout jamais dans ma mémoire.

Ce roman est bourré de bonnes choses, d’une humanité qui me touche et à la fois, il est bourré de défauts. On y retrouve beaucoup de cet humour typique aux jeunes écrivains québécois qu’est Guillaume Vigneault et que j’ai grandement aimé, mais aussi l’égoïsme de cette génération. Effectivement, il arrive que les paroles que Vigneault mis dans la bouche de Jacques sont si difficiles à comprendre qu’il semble écrire pour lui-même et sa seule compréhension. Peut-être qu’en étendant ainsi ses connaissances dans son roman, il nous lance au visage : << Regarder comme je suis intelligent ! >>, en tout cas, c’est ainsi que je l’ai perçu et s’était, pas besoin de le spécifier, très désagréable parfois. Mais je ne m’étendrai pas sur ce sujet, car ayant lu son premier roman Carnets de Naufrage je peux dire que Vigneault rentre dans la catégorie des bons auteurs, mais non des grands auteurs.

On peut aussi regretter le cliché des personnages et la froideur de certaines scènes, dont celle où Tristan couche avec Nuna qui m’a semblé totalement mécanique et dépourvu (gros inconvénient pour une scène de baise) de sensualité. Ce roman reste tout de même un de mes préférés et j’ai hâte de lire le suivant, si Guillaume Vigneault se remet à l’écriture bien entendu et s’il se trouve une nouvelle recette, car au bout de deux livres la sienne est épuisée. Je vous conseille grandement ce roman, car après les rires qu’il vous volera, peut-être découvrez-vous entre les lignes toute la puissance de la douleur humaine et une part de vous !

Autres livres de l'auteur :

- Carnets de naufrage (2000)

Posté par geishanellie à 10:35 - Littérature Québécoise - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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